Ce célèbre musicien a failli incarner Fonzie dans la série Happy Days
Henry Winkler ou Micky Dolenz ? L’histoire secrète du rôle culte de Fonzie.
Tl;dr
- Le rôle de Fonzie dans Happy Days aurait pu être attribué à Micky Dolenz des Monkees, avant que Henry Winkler ne soit choisi.
- Cette décision de casting a été cruciale : Henry Winkler a apporté une nuance et une authenticité déterminantes pour le succès de la série.
- Aujourd’hui, même Micky Dolenz reconnaît que Henry Winkler était le meilleur choix pour faire de Fonzie une icône télévisuelle.
Fonzie : un choix d’acteur déterminant pour Happy Days
L’histoire de Happy Days regorge d’anecdotes sur des décisions qui auraient pu radicalement transformer la série. Peu savent qu’à l’origine, le mythique personnage d’Arthur « Fonzie » Fonzarelli aurait pu porter un tout autre visage. En 1973, alors que le show n’avait pas encore trouvé son équilibre, deux noms restaient en lice pour camper ce greaser emblématique : Henry Winkler, et contre toute attente, Micky Dolenz, ex-chanteur batteur du groupe fictif mais légendaire The Monkees.
Micky Dolenz, la surprise des auditions
Pour ceux qui associent spontanément Micky Dolenz à l’exubérance contrôlée de The Monkees ou à ses premiers rôles d’enfant dans Circus Boy, son passage très près du rôle du Fonz peut étonner. C’est pourtant ce qu’il a récemment confirmé au magazine People : « J’ai failli l’avoir. Apparemment, ça se jouait entre Henry et moi… On en rigole aujourd’hui, il se souvient avoir pensé qu’il n’avait aucune chance en me voyant débarquer en salle d’attente ! ». Ces confidences jettent une lumière nouvelle sur l’alchimie recherchée par les créateurs du sitcom.
L’importance d’un casting judicieux
La série, à ses débuts, tenait davantage du projet risqué que du succès assuré. Un titre initial mal choisi et des ajustements scénaristiques urgents menaçaient de la faire sombrer avant même qu’elle s’impose auprès du public américain. Mais c’est surtout grâce à la prestation nuancée de Henry Winkler que Happy Days a pu imposer sa marque. Le personnage du Fonz s’est hissé au rang d’icône télévisuelle, tout en devenant un ressort comique central.
Selon Micky Dolenz lui-même : « Je n’aurais jamais été aussi bon que lui… Il avait ce truc new-yorkais, moi je venais de Californie — ça ne collait pas ! ». Une lucidité qui force le respect chez cet artiste habitué aux projecteurs.
Une trajectoire évitée… et un mythe qui s’installe
Difficile de ne pas imaginer ce qu’aurait pu devenir la série si Micky Dolenz avait coiffé Henry Winkler au poteau. Après tout, même avec ce dernier, le personnage avait fini par basculer dans la caricature — jusqu’à donner naissance à l’expression désormais culte « sauter le requin ». Avec Micky Dolenz et son énergie débordante héritée des The Monkees, cette évolution aurait-elle été accélérée ? Nul ne le saura jamais. Ce dont on est sûr, c’est que l’intuition des producteurs aura permis à Fonzie de marquer durablement la culture populaire américaine.