En bref
- Brad Bird exclut Ratatouille 2
- Même refus pour Le Géant de fer
- Pour l’instant, aucune suite ne semble probable
Chez Pixar, le moment pousse aux suites. Toy Story 5 arrive au cinéma, Les Indestructibles 3 est en route, et la logique industrielle paraît assez claire. C’est justement pour ça que le refus de Brad Bird compte, parce qu’il va à contre-courant d’un studio qui regarde de plus en plus dans son rétroviseur.
Pixar veut prolonger, Bird préfère s’arrêter là
Interrogé par Collider, le réalisateur de Ratatouille n’a pas laissé beaucoup de place au doute sur une éventuelle suite. Réponse courte, nette. Non.
Brad Bird raconte même qu’on a déjà testé le terrain auprès de lui, sur le ton de la blague, mais avec une part de sérieux. Sa position, elle, n’a pas bougé. Il l’a formulée ainsi : « Non. Nous avons raconté cette histoire ». Dit autrement, pour lui, Ratatouille n’est pas un univers à entretenir par réflexe. C’est un récit terminé.
Et ce n’est pas anodin. Le film fait partie des œuvres les plus aimées de la bibliothèque Pixar, avec un personnage, Remy, que Disney continue d’utiliser dans plusieurs projets. Vu sous cet angle, on comprend très bien pourquoi l’idée d’un Ratatouille 2 circule encore en interne.
Le même non pour Le Géant de fer
Le plus intéressant, c’est que Brad Bird ne bloque pas seulement une suite chez Pixar. Il ferme aussi la porte à Le Géant de fer, autre film très aimé, mais hors du catalogue du studio.
Là encore, son raisonnement reste le même. Quand une œuvre touche le public, dit-il en substance, la réaction automatique consiste à réclamer un nouvel épisode. Il note aussi que le cas du Géant de fer a quelque chose d’ironique, puisque le film n’avait pas marché lors de sa sortie initiale. Selon lui, imaginer une suite reviendrait surtout à répéter une idée déjà arrivée à son terme.
Deux films qui laissent pourtant de la place
C’est là que le débat devient intéressant. Sur le papier, les deux films semblent avoir encore du terrain.
Ratatouille, d’abord, avait coûté 150 millions de dollars, soit environ 129 millions d’euros (150 millions de dollars), pour récolter plus de 623 millions de dollars dans le monde, soit environ 536 millions d’euros (623 millions de dollars). Et son final laisse Remy et Linguini dans une position qui pourrait accueillir une nouvelle aventure sans forcer.
Pour Le Géant de fer, le paradoxe est inverse. Le film avait un budget de 70 millions de dollars, environ 60 millions d’euros (70 millions de dollars), mais n’avait rapporté qu’un peu plus de 23 millions de dollars au box-office mondial, soit environ 20 millions d’euros (23 millions de dollars). Avec le temps, il est pourtant devenu un classique culte, presque rattrapé par son époque. Et sa fin, marquée par le sacrifice du robot puis sa reconstruction, laissait, elle aussi, une ouverture évidente.
La place existe. Mais aujourd’hui, l’envie du studio ne suffit pas. Tant que Brad Bird tient cette ligne, Ratatouille 2 comme une suite au Géant de fer restent des idées séduisantes, pas des projets concrets. Et dans une industrie qui recycle beaucoup, ce genre de non a quand même un vrai poids.