Jurassic World Rebirth a relancé la saga, pas encore sa suite

Image d'illustration. Jurassic WorldUniversal Pictures / PR-ADN
Le reboot a trouvé un nouveau casting et un cadre plus resserré. Mais pour la suite, le vrai problème est ailleurs : l’histoire ne sait pas encore grandir.
En bref
- La suite est en développement chez Universal
- David Koepp bloque sur l’expansion du récit
- Rebirth a volontairement réduit l’échelle
Le plus intéressant avec Jurassic World Rebirth, c’est presque son problème. Le film a voulu rendre les dinosaures plus rares, plus impressionnants, en resserrant le terrain de jeu. Très bien sur le papier. Sauf que cette bonne idée complique maintenant la suite.
Revenir aux bases, puis se retrouver coincé
Dans un échange avec ScreenRant, David Koepp a expliqué le nœud du dossier. Selon lui, personne n’a encore trouvé comment étendre la franchise de façon logique et scientifiquement crédible. Et ce n’est pas un détail. Quand on passe un épisode entier à limiter le périmètre pour redonner du relief aux créatures, il faut ensuite réussir à rouvrir le monde sans casser ce nouvel équilibre.
Le scénariste dit aussi qu’il ne faut pas parler de trilogie trop vite. Sa logique est simple, et plutôt saine : d’abord faire un bon film, ensuite se demander comment en faire un autre. Bref, pas de plan gravé dans le marbre, même si Universal développe bien une suite.
Un reboot sans promesse de trilogie
Ce septième film sert surtout à relancer la machine avec de nouveaux visages. Scarlett Johansson, Mahershala Ali et Jonathan Bailey prennent la place qu’occupaient jusque-là Chris Pratt et Bryce Dallas Howard dans l’ère Jurassic World. À la mise en scène, on retrouve Gareth Edwards, connu notamment pour Godzilla.
Et il y a un autre retour, moins visible mais important, celui de David Koepp, revenu à la franchise après 28 ans d’absence. Ce n’est pas rien. Quand un architecte historique du récit vous dit que la suite n’a pas encore sa forme, vous comprenez que le chantier est réel.
Le monde a déjà été trop grand
La saga a longtemps joué l’escalade. Le premier Jurassic Park restait sur une île pensée comme site touristique. Puis un dinosaure finissait par atteindre le continent. Plus tard, la période Jurassic World a élargi l’échelle à la planète entière.
Du coup, Rebirth fait machine arrière. Le récit explique que le climat terrestre ne convient plus vraiment aux animaux, désormais repoussés vers des régions équatoriales protégées par des zones d’exclusion. C’est une manière de refermer la boîte après l’avoir ouverte en grand. Efficace pour retrouver les racines de la saga, moins pratique pour imaginer l’étape suivante.
La fin de Rebirth ne trace pas encore la route
L’intrigue du film reste très cadrée. Une équipe part récupérer des échantillons d’ADN sur des dinosaures précis pour aider à créer un médicament présenté comme capable de changer des vies. En arrière-plan, une entreprise pharmaceutique pousse ses intérêts, avec le représentant moralement douteux qu’on attend dans ce type d’histoire.
À la fin, le groupe met le biomatériau en accès libre pour le monde entier, et l’histoire s’arrête là. Pas de nouveau cap évident, pas de fil narratif déjà prêt. Le casting est installé, oui. Mais la franchise, elle, cherche encore sa prochaine vraie raison d’exister.