Les raisons derrière le choix de Megawatt plutôt qu’Electro pour Spider-Noir

Image d'illustration. Spider-NoirPrime Video / PR-ADN
Dans l’univers de Spider-Noir, le choix du super-vilain Megawatt plutôt que celui d’Electro intrigue les fans. Cette décision s’inscrit dans une volonté d’apporter une touche originale et d’explorer des adversaires moins connus de la franchise.
Tl;dr
- Nouveau méchant électrique : Megawatt, pas Electro.
- Choix créatifs pour éviter les doublons dans l’univers Spider-Man.
- « Spider-Noir » donne une identité inédite à Ben Reilly.
Un univers revisité : quand « Spider-Noir » s’éloigne des sentiers battus
En explorant les rues brumeuses d’un New York des années 1930, la série « Spider-Noir » ose une relecture singulière du mythe de l’araignée. Si les fans de Marvel reconnaissent quelques têtes familières parmi ses personnages en noir et blanc, la série choisit délibérément de bousculer certains repères. Notamment, l’un des fils rouges de la première saison met en scène le protagoniste — ici nommé Ben Reilly — confronté à une galerie d’adversaires aux pouvoirs étrangement proches des siens.
Megawatt, un choix surprenant face à l’ombre d’Electro
C’est dès le premier épisode que le ton est donné : Ben croise la route de Flint Marko/Sandman, incapable de maîtriser ses dons liés au sable, puis celle de Lonnie Lincoln/Tombstone, dont la peau aussi dure que la pierre n’a rien à envier à ses homologues d’autres adaptations. Mais là où l’on aurait pu attendre la présence du célèbre Electro, c’est un autre criminel qui électrise littéralement l’intrigue : Megawatt, campé par Andrew Lewis Caldwell. Sa capacité à générer et projeter de l’électricité évoque immanquablement Max Dillon — alias Electro — mais la série préfère miser sur cet antagoniste obscur.
Cette décision étonne d’autant plus que Sandman et Tombstone figurent déjà dans d’autres productions récentes du Spider-Verse. Pourtant, selon le créateur Oren Uziel, il ne s’agissait pas tant d’une contrainte imposée par les droits entre Sony et Marvel, qu’une volonté assumée d’éviter la redondance : « Vous ne voulez pas trop d’overlap… on essaie juste de rester aussi frais que possible. »
L’identité renouvelée du héros et de ses ennemis
Au-delà des adversaires, ce choix se reflète aussi dans l’identité même du héros. Là où les spectateurs s’attendraient à retrouver Peter Parker sous le masque, c’est Ben Reilly qui enquête ici, loin du cliché adolescent. Oren Uziel explique avoir voulu un protagoniste désabusé, à la manière des détectives du film noir : « Peter Parker est trop juvénile ; je voulais un privé cynique. »
En opposant à ce Spider-Noir un Megawatt exubérant et verbomoteur — jusqu’à déclamer du Shakespeare lors de ses affrontements avec Silvermane —, la série offre une liberté scénaristique rarement permise avec les figures plus connues.
Une narration libérée pour Prime Video
Cette prise de risque narrative s’accompagne donc d’une créativité accrue : en choisissant Megawatt — qui n’avait connu qu’une seule apparition dans les comics originaux — l’équipe scénaristique échappe aux comparaisons inévitables et renouvelle le face-à-face classique entre héros et vilain. Le résultat ? Une aventure aussi inattendue que rafraîchissante, désormais disponible sur Prime Video.