Apple pourrait confier une partie de ses puces à Intel

Image d'illustration. AppleADN
Le retour partiel d’Intel chez Apple pourrait répondre aux tensions actuelles sur la chaîne d’approvisionnement.
Tl;dr
- Apple et Intel pourraient renouer un partenariat industriel six ans après le lancement des puces Apple Silicon, avec une production déjà évoquée pour certains appareils.
- Les nouveaux processeurs Intel cibleraient surtout les iPhone, iPad et Mac d’entrée ou de milieu de gamme, tandis que TSMC conserverait les modèles haut de gamme.
- Cette stratégie permettrait à Apple de mieux répondre aux tensions d’approvisionnement et de diversifier sa production dans un marché des semi-conducteurs très concurrentiel.
Le retour d’une alliance inattendue
Six ans après avoir pris ses distances avec Intel pour se concentrer sur ses propres processeurs de la série M, Apple s’apprêterait à relancer un partenariat avec l’ancien géant des semi-conducteurs. Selon des informations révélées récemment par le Wall Street Journal, les deux groupes auraient conclu un accord préliminaire après une année de discussions, sans toutefois préciser quels appareils bénéficieraient en priorité de ces nouvelles puces.
Une stratégie ciblée sur les modèles d’entrée et de milieu de gamme
Le célèbre analyste Ming-Chi Kuo va plus loin en affirmant que la production a déjà débuté. À l’en croire, ce sont principalement les iPhone, mais aussi certains modèles d’iPad et de Mac, qui accueilleront ces nouveaux processeurs conçus par Intel. Près de 80% de cette nouvelle génération de puces seraient destinés aux smartphones de la marque à la pomme.
Un point technique clé : ces processeurs s’appuieraient sur l’architecture « 18A », identique à celle utilisée dans le dernier Panther Lake d’Intel. Il s’agirait surtout d’équiper les produits « entrée de gamme » ou anciens modèles encore commercialisés.
TSMC resterait le partenaire clé des puces haut de gamme
Historiquement, le passage aux puces M conçues en interne avait signé une rupture forte pour Apple, qui avait commencé à intégrer des processeurs Intel dès 2006. Mais depuis l’arrêt du support pour les Mac Intel avec macOS 26, puis l’annonce que macOS 27 ne prendrait plus aucun modèle Intel en charge, tout semblait indiquer que la page était définitivement tournée. Pourtant, cette nouvelle coopération vient nuancer ce tableau.
Selon Ming-Chi Kuo, l’accord n’égratigne pas la position dominante du fondeur taïwanais TSMC, qui continuerait à fournir près de 90% des processeurs haut de gamme pour les appareils Apple. On peut donc imaginer une répartition claire :
- TSCM, pour les iPhone Pro et MacBook premium.
- Intel, pour les e-series iPhone ou le récent MacBook Neo, dont l’approvisionnement souffre déjà du manque de composants.
Une réponse aux tensions sur les modèles abordables
Cette redistribution pourrait répondre aux tensions actuelles sur la chaîne logistique, notamment face à une demande croissante sur les segments abordables. Reste à savoir si ce retour d’Intel, même partiel, infléchira durablement la stratégie industrielle d’Apple. Une chose est sûre : cette alliance relance le jeu entre fondeurs dans un secteur toujours plus concurrentiel.