Il y a 8 ans, l’adaptation cinéma d’un jeu culte d’arcade a omis l’essentiel

Image d'illustration. RampageNew Line Cinema / PR-ADN
Huit ans se sont écoulés depuis l’adaptation cinématographique d’un jeu d’arcade culte, attendue avec impatience par les fans. Pourtant, lors de son passage sur grand écran, l’essence même du jeu semblait avoir été négligée.
Tl;dr
- « Rampage » fête ses huit ans aujourd’hui.
- Adaptation très libre des jeux vidéo originaux.
- Succès modéré, typique des blockbusters de Dwayne Johnson.
Une adaptation vidéoludique en roue libre
À l’occasion du huitième anniversaire de « Rampage », difficile de ne pas sourire en repensant au parcours mouvementé des adaptations de jeux vidéo à Hollywood. Longtemps, ce genre a été synonyme de déceptions : des films tels que Prince of Persia: The Sands of Time, Need for Speed ou encore Tomb Raider, oscillant entre le risible et le très oubliable. Mais ces dernières années, la donne semble changer ; il suffit de voir le succès critique de la série Fallout ou les records battus par les films Mario pour s’en convaincre.
Dwayne Johnson, la recette d’un blockbuster efficace ?
Revenons à Rampage. Derrière la caméra, on retrouve Brad Peyton, déjà complice de Dwayne Johnson sur des productions comme San Andreas. On reconnaît immédiatement la patte : action survoltée, second degré bien dosé, et un héros charismatique qui porte le film à bout de bras. Le scénario fait la part belle aux créatures géantes — un gorille titanesque, un loup volant et un crocodile monstrueux — conséquences directes d’expériences douteuses menées par l’entreprise fictive Energyne.
Pour ceux qui se souviennent des jeux d’arcade originels, l’adaptation prend cependant beaucoup de libertés. Alors que dans le jeu, les monstres étaient à l’origine humains transformés après divers accidents industriels (expérimentations vitaminées pour George, pollution toxique pour Lizzie…), le film opte pour une explication scientifique plus classique.
L’héritage et les limites du film « Rampage »
Au final, difficile d’affirmer que le long-métrage épouse fidèlement l’esprit du jeu. Les puristes auront sans doute tiqué sur ces écarts scénaristiques ; pourtant, il faut admettre que l’idée de voir trois humains géants détruire une ville avant de retrouver leur état naturel… aurait pu créer plus de malaise que d’enthousiasme ! Reste donc un blockbuster calibré pour divertir : courses-poursuites spectaculaires, séquences de destruction urbaine et caméo réjouissant de Jeffrey Dean Morgan. Pour la petite histoire, on y découvre aussi un jeune Jack Quaid, peu avant qu’il ne brille dans la série « The Boys ».
Bilan mitigé, mais divertissement assuré
Dans le sillage d’autres productions estampillées Dwayne Johnson — pensons à San Andreas, Hercules, ou encore Skyscraper — « Rampage » s’inscrit dans une tradition bien rodée : celle du divertissement XXL sans prétention artistique démesurée. Au fond, même si certains fans n’y trouvent pas leur compte, il reste un choix honnête pour occuper une fin d’après-midi pluvieuse… avec quelques pop-corn et une dose d’indulgence nostalgique.