La scène de Steven Spielberg qui a ému le réalisateur aux larmes devant toute son équipe

Image d'illustration. LincolnAmblin Entertainment / PR-ADN
Sur le tournage d’un de ses films, Steven Spielberg a été submergé par l’émotion en dirigeant une scène particulièrement marquante, au point de verser des larmes devant son équipe lors du festival SXSW.
Tl;dr
- Spielberg profondément ému sur le tournage de « Lincoln ».
- Daniel Day-Lewis a consolé Spielberg en Abraham Lincoln.
- Un western inédit annoncé par Spielberg, détails encore flous.
L’émotion rare d’un géant du cinéma
Sur les plateaux de South By Southwest à Austin, Steven Spielberg a surpris son auditoire en partageant un moment personnel d’une intensité inattendue. Habitué aux grandes fresques hollywoodiennes – de E.T. l’extra-terrestre à Jurassic Park – le cinéaste est revenu sur ce qui reste, selon ses propres mots, l’un des épisodes les plus bouleversants de sa carrière : une scène capitale de Lincoln, tournée en 2012 avec l’acteur Daniel Day-Lewis.
En pleine promotion de son nouveau film de science-fiction, Disclosure Day, Spielberg s’est prêté au jeu des confidences. Revenant sur la préparation laborieuse du biopic consacré à Abraham Lincoln, il a décrit combien la performance de Day-Lewis, oscarisé pour son rôle, a dépassé toutes ses attentes et laissé une empreinte indélébile.
L’intensité d’une scène historique
Ce qui a tant marqué le réalisateur ? Une séquence cruciale où le président Lincoln tente de convaincre son cabinet d’adopter le 13ᵉ amendement, abrogeant l’esclavage. Spielberg raconte : « Daniel Day-Lewis in ‘Lincoln,’ when he’s trying to explain to his cabinet the urgency of passing the 13th Amendment into Constitutional law… To this day, talking to you about it, I’ve never gotten over that scene, or how he played Lincoln. » La puissance dramatique du moment et la précision technique — deux plans séquences longs, dont un gros plan final — l’ont ébranlé bien au-delà du simple exercice professionnel.
L’acteur au secours du réalisateur
Mais c’est surtout l’après-scène qui illustre la singularité de cette collaboration. Après la première prise, Spielberg doit quitter discrètement le plateau, submergé par l’émotion. L’acteur principal, fidèle à ses habitudes d’immersion totale — il exigeait même qu’on l’appelle « Monsieur le Président » hors caméra — s’inquiète alors de l’absence du réalisateur. Informé par la production, il choisit un geste inattendu : toujours en Abraham Lincoln, il rejoint Spielberg dans une pièce voisine et vient réconforter ce dernier. « I was in the other room crying and Mr. Lincoln walked into the room, saw me, sat down near me and put his arms around me. », confie Spielberg.
Voici quelques règles singulières imposées sur ce tournage :
- Méthode immersive : Adresse exclusive à Daniel Day-Lewis en tant que Lincoln.
- Soutien mutuel : Un rare renversement des rôles entre acteur et réalisateur.
Nouveaux horizons pour Spielberg ?
Toujours prolifique, Steven Spielberg a profité de sa présence à Austin pour esquisser les contours d’un nouveau projet : un western sans aucun cliché traditionnel. Reste à savoir si cette ambition deviendra son prochain long-métrage ou rejoindra la longue liste des projets encore à maturer… Pour l’heure, le souvenir encore vif de cette scène dans Lincoln éclaire d’une lumière particulière la sensibilité souvent insoupçonnée d’un maître du grand écran.