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Interdit au Japon pendant plus de 40 ans, un film soutenu par George Lucas refait surface

Pop Culture > Films > Japon > Cinéma
Par Morgan Fromentin,  publié le 4 mars 2026 à 22h00.
Pop Culture
Mishima

Image d'illustration. MishimaZoetrope Studios / PR-ADN

George Lucas a contribué à la réalisation d’un film qui n’a pas pu être diffusé au Japon pendant plus de quarante ans. Ce long-métrage, frappé d’une interdiction prolongée, intrigue par son histoire et le contexte de sa censure.

Tl;dr

  • Le film « Mishima » banni au Japon pour son contenu queer.
  • L’œuvre de Mishima mêle thèmes LGBTQ+ et idées d’extrême droite.
  • Succès critique international malgré la controverse au Japon.

Un auteur complexe, entre tradition et subversion

Derrière l’image imposante de Yukio Mishima, se dessine une figure aux multiples facettes. Admiré pour ses romans tels que « The Sailor Who Fell from Grace with the Sea » et ses essais en faveur de la défense de la tradition japonaise, ce géant littéraire des années 1950 et 1960 n’a cessé d’interroger l’équilibre fragile entre modernité et héritage impérial. Dans « On the Defense of Culture », il plaidait, déjà en 1968, pour l’importance de l’empereur. Mais derrière ces textes se dissimule un homme engagé dans une lutte politique virulente, marqué par des prises de position à l’extrême droite. Ainsi, il n’hésita pas à signer de son sang un serment contre la montée du courant New Left, comme le raconte la biographie « Persona » de Naoki Inose.

La radicalité, jusqu’au geste ultime

Les dernières années de Mishima se sont révélées aussi théâtrales que tragiques. Bouleversé par les bouleversements politiques de son pays, il s’est illustré par des gestes extrêmes : prise d’otage sur une base militaire, discours exaltant le retour aux valeurs du samouraï, puis suicide par seppuku face à l’indifférence des soldats. Son œuvre, empreinte d’ambivalence — entre fascisme assumé et exploration subtile des marges — continue de fasciner.

Mishima à l’écran : entre censure nationale et reconnaissance mondiale

La richesse du parcours de Mishima a inspiré en 1985 le réalisateur américain Paul Schrader, épaulé par George Lucas et Francis Ford Coppola, pour le film singulier « Mishima: A Life in Four Chapters ». Tourné au Japon avec des acteurs japonais (notamment Ken Ogata), le long-métrage propose un récit éclaté mêlant reconstitution biographique et adaptations stylisées — presque oniriques — des grandes œuvres du maître : « Le Pavillon d’or », « Kyoko’s House » ou encore « Runaway Horses ». Le choix audacieux d’évoquer ouvertement les thèmes LGBTQ+ présents chez Mishima – notamment dans « Forbidden Colors » – a pourtant scellé le sort du film dans son pays natal : interdit de diffusion durant quarante ans, notamment sous la pression des milieux conservateurs et après l’opposition farouche de la veuve de l’auteur.

Une réception contrastée selon les continents

Si le film resta invisible au Japon jusqu’en 2025, ailleurs il fut salué pour sa créativité visuelle et sa profondeur psychologique. Des critiques prestigieuses s’y sont intéressées : ainsi, Roger Ebert lui attribua quatre étoiles, soulignant comment Schrader dissèque avec brio les différentes facettes publiques, privées et littéraires du romancier. Parmi les éléments notables :

  • Dynamisme visuel évoquant les comédies musicales Technicolor.
  • Coupure narrative entre vie réelle et fictions stylisées.
  • Sujet tabou traité sans détour : bisexualité supposée de Mishima.

Sacré à Cannes mais ignoré aux Oscars, aujourd’hui intégré à la Criterion Collection, « Mishima » demeure un objet cinématographique aussi dérangeant qu’essentiel pour comprendre cette figure fascinante qui hante encore la mémoire japonaise contemporaine.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un auteur complexe, entre tradition et subversion
  • La radicalité, jusqu’au geste ultime
  • Mishima à l’écran : entre censure nationale et reconnaissance mondiale
  • Une réception contrastée selon les continents
En savoir plus
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