TikTok règle à l’amiable une affaire d’addiction aux réseaux sociaux

Image d'illustration. TiktokByteDance / PR-ADN
L’affaire sur l’addiction aux réseaux sociaux se termine par un accord avec TikTok.
Tl;dr
- TikTok a trouvé un accord avec la plaignante, évitant ainsi un procès direct devant la justice.
- Le procès initial vise Meta et YouTube, accusés d’avoir conçu des applications addictives causant des préjudices à l’utilisateur dès l’enfance.
- Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de multiples actions judiciaires contre les géants des réseaux sociaux américains.
Une affaire emblématique secoue les géants du numérique
Alors que l’attention médiatique se portait sur le procès très attendu concernant l’addiction aux réseaux sociaux, un nouvel accord vient d’être trouvé. À quelques heures de la sélection du jury, TikTok a conclu un règlement avec la plaignante, esquivant ainsi une confrontation directe devant la justice. Les détails de ce compromis, relayés par le The New York Times, n’ont pour l’heure pas été révélés publiquement.
Procès inédit : des dirigeants sur le banc des témoins
L’affaire trouve son origine en 2023, lorsqu’une Californienne identifiée sous le nom « K.G.M. » engage une action contre plusieurs plateformes majeures. Elle accuse Meta, Snap, TikTok et YouTube d’avoir conçu des applications « addictives », provoquant chez elle des préjudices dès l’enfance. L’ampleur de ce dossier est telle que le juge a exigé la comparution personnelle de hauts dirigeants : on attend notamment les témoignages de Mark Zuckerberg, Adam Mosseri ou encore Neal Mohan, patron de YouTube.
Après une première entente signée récemment par Snap, seul un duo reste désormais dans la ligne de mire : le procès à Los Angeles devrait se poursuivre uniquement contre Meta et YouTube. L’avocat des plaignants, Mark Lanier, a confié au média américain être « ravi » de cette résolution, qualifiant l’accord trouvé avec TikTok de « bonne issue ».
Un contexte judiciaire tendu pour les plateformes sociales
Ce procès pionnier s’inscrit dans une série d’actions judiciaires intentées ces derniers mois à l’encontre des poids lourds du secteur. En février prochain, par exemple, c’est dans l’État du Nouveau-Mexique que Meta devra répondre aux accusations du procureur général local – ce dernier reprochant à Facebook et Instagram d’avoir facilité la mise en danger des mineurs.
Pour mieux saisir l’ampleur du phénomène, il faut rappeler que :
- TikTok et Snap font face à plus d’une dizaine d’autres procédures similaires devant les tribunaux californiens cette année.
L’avenir incertain des réseaux sociaux américains face à la justice
La pression monte donc pour ces entreprises qui voient s’accumuler les litiges autour de leurs pratiques. Si certains règlements permettent ponctuellement d’éviter l’étalage public des débats et potentiellement de lourdes condamnations, la multiplication des affaires laisse présager un avenir judiciaire mouvementé pour tout l’écosystème des réseaux sociaux américains.