« Andor », une série Star Wars inimitable — et ce n’est pas lié Dave Filoni

Image d'illustration. Star Wars Andor saison 2Lucasfilm / Disney / PR-ADN
La série Andor, saluée pour sa singularité et sa profondeur dans l’univers Star Wars, marque une exception difficile à reproduire. Cette originalité ne s’explique toutefois pas par l’influence ou le rôle de Dave Filoni.
Tl;dr
- Changement de direction chez Lucasfilm : Kennedy cède sa place.
- L’ère des séries au budget colossal touche à sa fin.
- Andor demeure un modèle difficile à reproduire.
Une transition majeure à la tête de Lucasfilm
Le futur de la saga Star Wars s’apprête à changer de cap, alors que Kathleen Kennedy, présidente de longue date chez Lucasfilm, quitte son poste. Son départ, planifié depuis près de deux ans selon une interview donnée à Deadline, ouvre la voie à une nouvelle direction portée par un duo inédit : Dave Filoni et Lynwen Brennan. Dès l’annonce, l’attention s’est naturellement portée sur Filoni, désormais responsable de la vision créative. Les réactions, souvent passionnées voire polarisées dans la communauté Star Wars, n’ont pas tardé à fuser en ligne.
L’après-Kennedy : recentrage sur le cinéma
Cette réorganisation intervient alors que le modèle économique du streaming montre ses limites. La série Andor, saluée pour sa qualité et dirigée par le showrunner Tony Gilroy, en est devenue l’emblème : un projet ambitieux qui a nécessité un budget hors normes de 650 millions de dollars. Pourtant, cette époque touche à sa fin. Comme l’a confié un dirigeant de Disney à Gilroy, « le streaming est mort ». Désormais, les priorités du groupe se déplacent vers la production cinématographique. Deux longs-métrages sont déjà en cours depuis deux ans et seule une série live-action est aujourd’hui confirmée.
Andor, un exploit difficilement rééditable
Difficile d’imaginer que l’alchimie ayant permis la réussite d’Andor puisse se répéter. La série se démarque par son écriture sophistiquée, le soin porté au casting et l’ambition visuelle rarement égalée sur petit écran. Selon Gilroy lui-même, « Aucun projet aussi vaste ne reverra le jour dans ces conditions ». La nature longue et immersive des séries permettait alors aux personnages d’évoluer avec une intensité rarement atteinte au cinéma.
La question se pose naturellement : est-ce vraiment imputable à Filoni si ce type d’initiative devient impossible ? En réalité, les choix opérés relèvent davantage d’un contexte industriel global : budgets resserrés, arbitrages stratégiques, et recentrage du secteur.
L’avenir : espoir ou nostalgie ?
Bien que certains regrettent déjà cette parenthèse créative, tout n’est pas sombre pour autant. Le tandem formé par Filoni et Brennan mise sur la collaboration pour guider l’univers Star Wars vers une nouvelle phase. S’il est peu probable qu’un nouveau « Andor » voie le jour prochainement — voire jamais — rien n’empêche d’espérer des œuvres marquantes. En somme, le futur de Star Wars sera différent ; il ne sera pas nécessairement moins ambitieux.