Une scène d’action folle de Superman réalisée grâce à… du déodorant !

Superman (David Corenswet)Warner Bros. Entertainment / PR-ADN
Lors du tournage d’une scène d’action particulièrement intense de Superman, un accessoire pour le moins inattendu s’est avéré indispensable : du déodorant. Cet élément surprenant a joué un rôle clé dans la réussite du moment spectaculaire.
Tl;dr
- Boules de déodorant utilisées pour simuler une rivière d’anti-protons
- L’équipe VFX voulait créer un environnement réaliste pour les acteurs
- Intégration fluide entre effets pratiques et CGI dans Superman
Un défi inattendu pour l’équipe des effets spéciaux
La dernière adaptation de Superman, signée par le réalisateur James Gunn, se distingue autant par ses ambitions visuelles que par l’ingéniosité de son équipe technique. Au cœur d’une séquence clé, où le super-héros tente d’échapper à la dimension sombre de Lex Luthor, un problème inattendu s’est posé aux spécialistes des effets spéciaux. Pour simuler la fameuse « rivière d’anti-protons » menaçant d’engloutir le héros, la solution n’a pas jailli d’un laboratoire de pointe, mais… du rayon hygiène.
Le choix surprenant du déodorant roll-on
Lorsqu’il s’est agi de donner vie à cette scène spectaculaire, les équipes de Wētā FX, sous la direction de Guy Williams, ont exploré différentes options. Le recours à une piscine recouverte d’une bâche a vite montré ses limites en raison de la résistance excessive. Les traditionnelles piscines à balles pour enfants ? Trop bruyantes et peu adaptées à l’intensité recherchée. La solution est venue lorsqu’ils ont réalisé que le problème ne venait pas du concept, mais du type de balle utilisé.
C’est là que l’idée lumineuse émerge : utiliser les boules sphériques des déodorants roll-on, proches du centimètre de diamètre souhaité pour imiter le mouvement si particulier du fleuve fictif. En collaboration avec un fabricant, ils ont commandé environ 700 000 unités – oui, vous avez bien lu – pour remplir un gigantesque bassin sur le plateau.
L’intégration des acteurs et du numérique
Créer une illusion crédible demandait plus qu’une simple astuce physique. Pour que les comédiens, notamment David Corenswet, puissent vraiment interagir avec leur environnement, il fallait trouver un substitut suffisamment tangible avant l’ajout des effets numériques. Entre deux prises, chacun s’amusait même à remettre les boules dans le bassin ; une anecdote révélatrice de l’ambiance sur le tournage.
Ensuite, toute la magie numérique prenait le relais : le corps complet de Superman était remplacé en post-production pour renforcer l’impression qu’il lutte contre la rivière mouvante. Selon Williams, tout l’enjeu restait « de garantir une intégration parfaite entre jeu réel et images générées », afin que « le public puisse pleinement profiter du spectacle sans jamais être sorti du film par des incohérences visuelles ».
Une scène qui conjugue inventivité et spectacle
Ce choix aussi audacieux qu’efficace montre à quel point certains détails techniques peuvent sublimer un blockbuster. En jonglant habilement entre solutions artisanales et prouesses numériques, Superman confirme que l’innovation ne se cache pas toujours là où on l’attend. Pour ceux qui souhaitent découvrir cette scène déjà culte – ou comprendre comment des objets du quotidien nourrissent la magie du cinéma –, sachez que le film est encore projeté dans les salles et en IMAX.