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Microscope : Le satellite français qui pourrait faire mentir Albert Einstein

Publié le | Modifié le

Demain pourrait marquer un grand jour pour la physique. Le satellite français Microscope pourrait en effet venir démentir la théorie de la relativité telle qu’elle a été imaginée par Albert Einstein.

Plus que quelques heures d’angoisse pour le Centre National des Études Spatiales (Cnes) l’équivalent de la Nasa en France. C’est en effet demain 22 avril 2016 que la fusée russe Soyouz décollera de la base de lancement de Kourou en Guyane avec à son bord, le satellite Microscope. Il ne sera pas seul à bord puisqu’il sera accompagné du satellite européen Sentinel-1B et de nanosatellites imaginés par des étudiants venus de toute l’Europe.

Un satellite de petite taille, mais qui aura l’immense responsabilité de mettre à mal la théorie de la relativité d’Albert Einstein.

La théorie de la relativité mise à l’épreuve par un satellite français

Le but pour le microsatellite Microscope est de vérifier le principe d’équivalence théorisé par Einstein. Schématiquement, ce dernier veut que tous les corps soumis à un même champ de gravitation (et sans aucune autre influence extérieure, donc dans le vide) chutent simultanément quand ils sont lâchés simultanément, quelles que soient leurs compositions internes.

Pour tester ce principe, Microscope effectuera une chute libre dans le vide et dans l’espace afin de le tester. Grâce à sa composition, il permettra une précision 100 fois plus importante que les tests effectués sur Terre. Microscope entend aller à un degré atteignant la 15e décimale, soit le rapport de la masse d’une mouche minuscule posée sur un objet de 500.000 tonnes alors que sur Terre, cette précision se limite à la 13e décimale.

Des satellites et un projet étudiant dans l’espace

Le physicien français Thibault Damour indique que “Si Microscope trouve une violation du principe d’équivalence, cela sera un moment très important dans l’évolution de la physique. On saura que la théorie de la Relativité d’Einstein n’est pas une description complète de la gravitation, qu’il y a de nouvelles forces qui contribuent à celle-ci”.

Au total, le développement de Microscope, lancé en 1999, aura coûté 130 millions d’euros financés à 90 % par le CNES. Il décollera en même temps que le satellite européen Sentinel-1B et des nanosatellites en forme de cube, mis au point par des étudiants européens dans le cadre du programme « Fly Your Satellite » de l’ESA. Sentinel-1B, jumeau de la précédente version 1A, fournira des images de la surface de notre planète de jour comme de nuit, et quelles que soient les conditions météorologiques.

Pour suivre le décollage, un live-stream sera disponible sur Dailymotion.

Source : CNES
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