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Erreur 451 : la censure à désormais un nom sur Internet

Publié le
Erreur 451,le code de la censure sur le web

Désormais, les sites qui sont bloqués par demande gouvernementale ou, autrement dit, les sites censurés, auront leur propre code d'erreur, le code 451, inspiré du livre Fahrenheit 451.

Vous avez certainement déjà été confronté à l’erreur 404 sur Internet, qui indique qu’une page est introuvable ou encore l’erreur 500 indiquant un problème de serveur. Il va falloir vous familiariser avec un nouveau code d’erreur, le 451, qui vient d’être autorisé par l’Internet Engineering Task Force.

Erreur 451 : le nouveau code HTTP pour indiquer un site censuré

Il sera désormais plus facile de savoir qu’un site a été interdit, ou plutôt censuré, par le gouvernement. En effet celui-ci devra reporter l’erreur 451 lorsque vous essaierez de vous y connecter. C’est dans un souci de transparence que ce nouveau code d’erreur a été voté par l’organisme de standardisation Internet Engineering Task Force (IETF).

Ce code de statut indique que le serveur refuse l’accès à la ressource à la suite d’une demande légale” précisait le communiqué de l’IETF. Cette erreur 451 devrait être accompagnée d’une explication de la part des autorités légales sur la raison du blocage des sites web concernés mais ce n’est pas une obligation et il se pourrait bien que certains gouvernements obligent les responsables de ces sites à ne pas diffuser l’erreur 451, dissimulant ainsi la censure. “Évidemment, nous ne pouvons pas empêcher cela, mais si votre gouvernement le fait, cela montrera ses intentions au citoyen que vous êtes. Ça vaut le coup de le savoir, je crois“, expliquait le responsable du bureau HTTP Working Group de l’IETF Mark Nottingham.

Un numéro pas choisi au hasard

Le numéro 451 n’a pas du tout été choisi au hasard, en effet il fait référence au livre de science-fiction “Fahrenheit 451”, écrit par Ray Bradbury en 1953. Dans ce roman d’anticipation, les livres, considérés comme de la propagande illégale sont brulés et leurs propriétaires exécutés.

Source : lepoint.fr
Crédits Photos : Pixabay
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