En bref
- Aucun feu vert pour Star Trek: Legacy
- Marina Sirtis se montre très pessimiste
- Les fans s’accrochent encore à Seven of Nine
Trois ans de silence, ça commence à ressembler à une réponse. Pour Star Trek: Legacy, il n’y a toujours ni annonce officielle, ni validation de production, ni même un signe clair que le projet avance réellement chez Paramount+.
Trois ans plus tard, toujours rien
Le plus frappant, c’est le contraste. La fin de la saison 3 de Star Trek: Picard donnait l’impression qu’une suite directe était presque prête à décoller. Et pourtant, depuis, rien de concret. Pas de date, pas de commande, pas de prise de parole qui permette de dire que Legacy existe autrement que dans la tête des fans.
Cette attente a fini par user tout le monde, y compris une partie du casting.
Picard avait pourtant préparé le terrain
La saison 3 de Picard avait une logique assez limpide. Elle faisait revenir l’équipage historique de The Next Generation, tout en installant une relève. On y croisait le fils de Picard, les filles de Geordi La Forge, puis surtout une nouvelle dynamique autour de l’Enterprise-G.
Aux commandes, Seven of Nine et son équipe. En gros, tout était là pour une série capable de ménager la nostalgie sans s’y enfermer. C’était même, sur le papier, une base plutôt maligne.
Le vrai frein, selon Marina Sirtis
Lors d’un panel organisé sur Star Trek: The Cruise, dont l’ouverture au public est prévue en 2027, Marina Sirtis, l’interprète de Deanna Troi, a été très directe. Elle a lancé « D’abord, Legacy n’arrivera jamais ». À côté d’elle, Jonathan Frakes, le William Riker de la saga, a tenté de la reprendre avec un « Allez, Marina ! ».
Mais le fond de son propos est ailleurs. Pour elle, Hollywood ne veut pas financer une série dont la majorité du casting principal a dépassé les 70 ans. Dit autrement, le mur n’est pas créatif, il est industriel. Et ce constat tombe d’autant plus mal que le retour de Patrick Stewart dans Picard, malgré de gros moyens, n’a jamais vraiment fait consensus.
Un espoir qui tient encore, mais sur un fil
Tout n’est pas fermé pour autant. L’idée d’une série mêlant caméos d’anciens visages, aventures portées par une jeune équipe et lien narratif avec les grandes figures du passé garde une vraie cohérence.
Surtout, Jeri Ryan, alias Seven of Nine, continue d’inviter les fans à ne « jamais dire jamais ». Et elle n’a pas totalement tort. Star Trek a déjà relancé des projets qu’on croyait perdus. Pour l’instant, le rêve reste donc suspendu, pas enterré. Les séries récentes, elles, sont toujours disponibles en streaming sur Paramount+.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi Star Trek: Legacy suscite autant d’attente ?
Parce que la saison 3 de Picard avait fait plus que réunir de vieux héros. Elle avait aussi posé une transmission très nette, avec de nouveaux personnages et un nouveau vaisseau. Les fans n’attendaient pas juste un bonus nostalgique, mais une suite assez naturelle.
Le problème vient-il seulement de l’âge des acteurs ?
D’après Marina Sirtis, c’est le frein principal. Elle parle d’un calcul de studio, pas d’un souci de scénario. Ça change beaucoup de choses, parce qu’un projet peut sembler évident pour le public et rester bloqué pour des raisons très terre à terre.
Star Trek: Legacy serait-il forcément centré sur les anciens ?
Pas forcément, et c’est même ce qui rend le blocage un peu frustrant. La base imaginée après Picard permettait justement de garder les figures historiques en soutien, avec une équipe plus jeune au premier plan.
Faut-il encore espérer une annonce ?
Oui, mais avec prudence. Il n’existe aujourd’hui aucun feu vert officiel. En revanche, l’univers Star Trek a l’habitude des retours inattendus, ce qui laisse une petite marge à l’espoir, clairement plus fragile qu’avant.