Test Nothing Phone (4a)

Par Hadrien Miche publié le 5 mars 2026 à 12h00.
Tech
Nothing Phone (4a)
8 /10

Notes

  • Design
    8
  • Ecran
    8
  • Performances
    8
  • Photo
    8
  • Autonomie
    9

Avantages

  • - Téléobjectif périscopique 3,5x
  • - Écran 1,5K très lumineux

Inconvénients

  • - Ultra grand-angle en retrait
  • - Format et poids imposants

Avec le Phone (4a), Nothing ne cherche pas à révolutionner sa gamme, mais à la faire grandir intelligemment. Après un Phone (3a) déjà très convaincant, cette nouvelle génération peaufine la formule : design toujours aussi iconique, écran nettement amélioré, vrai téléobjectif périscopique et une couche logicielle enrichie d'outils IA bien pensés. Voici mon verdict.

Design & Présentation

Impossible de confondre le Phone (4a) avec un autre modèle. On retrouve le dos transparent, mais avec une approche plus premium que sur le Phone (3a). Les matériaux évoluent, le bloc photo adopte un élément en aluminium en forme de pilule placé en hauteur, et les nouvelles couleurs (Rose, Blanc, Noir, Bleu) apportent un vrai vent de fraîcheur.

La grande nouveauté visuelle, c’est la Glyph Bar. Exit les segments lumineux éclatés des précédents modèles : ici, on a un rectangle composé de 63 mini-LED réparties en zones, plus lumineux (jusqu’à 3 500 nits) et surtout plus lisible. On a ainsi différents cas d’usages comme minuteur visuel, suivi d’événements en temps réel, indicateurs de volume… l’intégration est plus aboutie qu’avant. Autre détail hérité du Phone (3) : le petit point rouge d’enregistrement vidéo, inspiré des caméras traditionnelles. Gadget ? Un peu. Mais c’est typiquement le genre de détail qui renforce l’identité Nothing.

En main, le téléphone est solide. La certification IP64 rassure, et Nothing annonce une résistance à la flexion en hausse de 34 % par rapport au Phone (3a). L’écran est protégé par du Gorilla Glass 7i. À 204,5 g pour 8,55 mm d’épaisseur, il reste raisonnable malgré son grand format.

Nothing OS reste, pour moi, la meilleure surcouche sur Android. Basé sur Android 16, il est fluide, cohérent visuellement et sans bloatware inutile. Les animations sont soignées et l’ensemble respire la maîtrise. L’Essential Key, pour les fonctions IA, est déplacée sur la tranche gauche, elle permet de capturer rapidement du contenu (capture, enregistrement, note vocale). Tout est centralisé dans Essential Space, qui analyse ensuite les éléments enregistrés pour en extraire des informations utiles.

Fiche technique du Nothing Phone (4a)

  • Écran : 6,78 pouces AMOLED LTPS flexible
  • Définition : 1224 x 2720 pixels (440 ppp)
  • Taux de rafraîchissement : 30 à 120 Hz adaptatif
  • Luminosité : 1 600 nits, 4 500 nits en pic HDR
  • Processeur : Snapdragon 7s Gen 4
  • RAM : 8 ou 12 Go (+ extension RAM Booster)
  • Stockage : 128 ou 256 Go
  • Bloc photo arrière : 50 MP, 50 MP périscopique (3,5x optique), 8 MP ultra grand-angle
  • Caméra avant : 32 MP
  • Batterie : 5 080 mAh
  • Charge rapide : 50 W (0 à 100 % en 64 min)
  • OS : Nothing OS 4.1 basé sur Android 16
  • Suivi logiciel : 3 ans Android, 6 ans sécurité
  • Prix : 369 € (8+128 Go) et 449 € (12+256 Go)
Nothing Phone(4a)

Nothing Phone(4a)ADN

Glyph Bar du Nothing Phone(4a)

Glyph Bar du Nothing Phone(4a)ADN

Écran : un vrai bond en avant

Le passage du Full HD au 1,5K change clairement la donne face au Phone (3a). Avec 440 ppp, l’affichage est plus fin, plus détaillé. En navigation comme en vidéo, la différence se voit.

La luminosité progresse également : 1 600 nits en extérieur, et jusqu’à 4 500 nits en pic HDR. En plein soleil, l’écran reste parfaitement lisible. Le taux de rafraîchissement adaptatif (par palier et non dynamique) jusqu’à 120 Hz assure une grande fluidité, et la réactivité tactile peut grimper à 2 500 Hz en mode gaming. Sur des FPS mobiles, la sensation est nette.

Nothing Phone(4a)

Nothing Phone(4a)ADN

Performances : un (a) qui assume son ambition

Le Snapdragon 7s Gen 4 apporte un vrai gain face à la puce du Phone (3a), avec une efficacité énergétique annoncée en hausse de 10 %. En pratique, l’expérience est fluide, même avec plusieurs applications lourdes ouvertes.

Le stockage UFS 3.1 fait la différence sur les temps de chargement. L’ouverture des apps est rapide, les installations se font sans latence marquée. Avec le RAM Booster, on peut pousser la mémoire totale jusqu’à 20 Go virtuels, ce qui aide pour le multitâche intensif.

En jeu, le téléphone tient bien la cadence. Les titres optimisés peuvent monter jusqu’à 120 FPS. La chauffe reste maîtrisée, même sur des sessions prolongées.

Nothing Phone(4a)

Nothing Phone(4a)ADN

Photo & Vidéo : le téléobjectif change tout

C’est probablement l’une des évolutions les plus visibles par rapport au Phone (3a). Le capteur principal de 50 MP (1/1.57”) capture beaucoup de lumière et produit des images détaillées, avec une bonne gestion du contraste. Sur les scènes architecturales ou les textures de pierre, le niveau de détail est convaincant et les micro-contrastes sont bien préservés.

En plein jour, le traitement HDR est efficace. Les scènes à forte dynamique avec par exemple avec des bâtiments éclairés par le soleil et des rues encore dans l’ombre, restent bien équilibrées, sans brûler les hautes lumières ni écraser les zones sombres. Les couleurs restent naturelles, avec un rendu légèrement contrasté qui donne des images assez flatteuses.

La grande nouveauté reste toutefois le téléobjectif périscopique 3,5x (équivaut à un 80 mm). Sur les sculptures ou les détails d’architecture, il permet de capturer des plans serrés très propres avec un niveau de détail qui dépasse clairement ce que proposait le Phone (3a). Pour du portrait ou du zoom urbain, c’est un vrai plus. L’ultra grand-angle 8 MP est plus modeste, mais cohérent avec le positionnement.

En basse lumière, le téléphone s’en sort bien également. Les scènes nocturnes avec plusieurs sources lumineuses comme les néons, vitrines ou éclairage urbain, restent lisibles, avec peu de bruit et une bonne gestion des couleurs. Les enseignes lumineuses conservent leurs teintes sans trop de dérive, et les zones sombres gardent du détail.

Côté vidéo, le Phone (4a) peut filmer en 4K à 30 images par seconde. La stabilisation combinant OIS, EIS et traitement logiciel donne des images fluides, adaptées aux vidéos du quotidien.

Photo prise avec le Nothing Phone (4a)

Photo prise avec le Nothing Phone (4a)ADN

Photo prise avec le Nothing Phone (4a)

Photo prise avec le Nothing Phone (4a)ADN

Photo prise avec le Nothing Phone (4a)

Photo prise avec le Nothing Phone (4a)ADN

Photo prise avec le Nothing Phone (4a)

Photo prise avec le Nothing Phone (4a)ADN

Photo prise avec le Nothing Phone (4a)

Photo prise avec le Nothing Phone (4a)ADN

Autonomie : solide et rapide

Avec ses 5 080 mAh, le Phone (4a) embarque la plus grosse batterie de la série (a). En usage mixte, je tiens facilement la journée et demie. En streaming vidéo ou réseaux sociaux, la consommation reste maîtrisée.

La charge 50 W est efficace : environ 50 % en un peu plus de 20 minutes, et un plein complet en un peu plus d’une heure. Pour ce segment, c’est très confortable. Malgré l’absence de chargement sans-fil, nous avons le droit à la recharge inversée pour nos écouteurs.

Verdict

Le Nothing Phone (4a) ne bouleverse pas la recette, mais il l’améliore à tous les niveaux clés : écran plus défini et plus lumineux, performances en hausse, téléobjectif périscopique réellement utile, autonomie solide et charge rapide.

Face au Phone (3a), le bond est visible, notamment en photo et sur l’affichage. Il gagne en maturité sans perdre l’originalité qui fait l’ADN de la marque.

C’est un milieu de gamme qui assume son identité, avec une vraie cohérence entre hardware et software. Un (a) qui commence sérieusement à flirter avec le segment supérieur.