Notre avis
Note finale
8/10
Une montre de running fine, légère et bien pensée, qui mise surtout sur son coaching personnalisé pour se démarquer. Mibro Coach apporte un vrai intérêt pour les coureurs qui veulent progresser sans construire eux-mêmes leur programme, tandis que le GPS double fréquence et la cartographie hors ligne renforcent son sérieux. L’autonomie en GPS aurait toutefois mérité d’être plus généreuse.
Notes
- Design8/10
- Écrans9/10
- Sport et suivi8/10
- Coach IA9/10
- Autonomie7/10
Avantages
- La montre particulièrement fine et légère
- Mibro Coach et ses entraînements personnalisés
- Le GPS L1 + L5 et les cartes hors ligne
Inconvénients
- L'autonomie GPS de 12 heures seulement
- Le chargeur magnétique propriétaire
Design : une finesse qui fait vraiment la différence
Les montres de sport ont souvent tendance à devenir imposantes à mesure qu’elles gagnent des fonctions. L’AeroPace prend le chemin inverse. Avec son boîtier rond de 44,5 mm de diamètre pour seulement 9,2 mm d’épaisseur, hors protubérance du capteur cardiaque, elle affiche un profil particulièrement fin. Son poids reste également contenu : 39,9 g avec le bracelet silicone et seulement 32 g avec le bracelet tissé. Et ce ne sont pas seulement de bons chiffres sur une fiche technique. Au poignet, cette finesse se ressent immédiatement. La montre dépasse peu, accroche moins les manches et se fait très vite oublier. C’est appréciable pendant une course, mais également au quotidien et surtout la nuit si l’on souhaite conserver le suivi du sommeil.
La construction combine alliage d’aluminium et plastique renforcé de fibres de verre, avec un bracelet de 22 mm. Ce n’est pas une montre qui cherche à donner une impression massive ou luxueuse : son design privilégie clairement le confort et la légèreté. L’étanchéité 5 ATM permet par ailleurs de ne pas devoir se poser trop de questions sous la pluie ou lors des activités aquatiques courantes.
Fiche technique
- Caractéristique Mibro AeroPace
- Écran AMOLED rond 1,32 pouce
- Résolution 466 × 466 pixels
- Densité 353 ppp
- Luminosité maximale annoncée 2 000 nits
- Rafraîchissement 60 Hz
- Dimensions Ø 44,5 mm
- Épaisseur 9,2 mm hors capteur
- Poids 32 g bracelet tissé / 39,9 g silicone
- GPS Double bande L1 + L5
- Satellites GPS, BeiDou, GLONASS, Galileo, QZSS
- Capteurs FC/SpO₂, accéléromètre, gyroscope, magnétomètre, altimètre/baromètre, luminosité
- Bluetooth 5.3
- Étanchéité 5 ATM
- Autonomie annoncée 8 jours
- Autonomie GPS annoncée 12 heures
- Cartographie hors ligne Oui
- Prix : 199,99€ (prix de lancement 149,99€ jusqu’au 26 octobre)

Un bel écran AMOLED parfaitement adapté à l’extérieur
L’AeroPace embarque un écran AMOLED rond de 1,32 pouce en 466 × 466 pixels, avec une densité de 353 ppp et un rafraîchissement annoncé à 60 Hz et une luminosité maximale de 2 000 nits. L’affichage est donc fin, coloré et suffisamment défini pour consulter rapidement ses statistiques pendant un entraînement. Le choix d’une dalle AMOLED apporte également ce contraste très agréable que l’on attend aujourd’hui d’une montre connectée.
Les 2 000 nits annoncés sont surtout intéressants dans le cadre auquel l’AeroPace se destine : courir dehors. Un écran de montre sportive peut être excellent en intérieur et devenir pénible à lire en plein soleil ; ici, Mibro a clairement cherché à éviter cet écueil.

Mibro Coach : la fonction qui donne réellement du sens à l’AeroPace
Le véritable intérêt de la montre se trouve toutefois dans l’application Mibro Fit avec Mibro Coach. L’idée n’est pas uniquement d’accumuler des données après chaque sortie. Le système peut créer un programme de course personnalisé à partir de vos objectifs, de votre niveau physique et de votre progression, puis modifier progressivement le plan selon les performances réellement enregistrées.
C’est probablement ce qui rend l’AeroPace la plus intéressante pour un coureur occasionnel ou intermédiaire. Il n’est plus nécessaire de partir d’un programme trouvé sur Internet et de décider soi-même s’il faut le modifier après une mauvaise semaine : la plateforme cherche justement à automatiser cette partie. Et la personnalisation va un peu plus loin puisque Mibro propose cinq coachs virtuels possédant chacun une personnalité différente.
Cela peut sembler anecdotique, mais le principe fonctionne plutôt bien : on ne choisit pas simplement une durée ou un objectif, on peut aussi sélectionner la manière dont le coaching va nous accompagner. Cela rend l’expérience moins impersonnelle qu’une succession classique d’objectifs à atteindre.
Il faut néanmoins garder le terme IA en perspective. Dans les informations fournies par Mibro, il s’agit essentiellement d’un système qui génère et ajuste dynamiquement les entraînements selon votre profil et vos résultats. Le constructeur ne détaille pas précisément le modèle ou les technologies d’intelligence artificielle utilisées derrière Mibro Coach. Dans mon cas, j’ai été malade toute la semaine et donc mes résultats n’ont pas été spécialement bons pour que le Coach me donne des gros exercices à réaliser. J’ai trouvé la génération de texte assez lente comparé à un ChatGPT ou un Claude, mais cela s’améliorera sûrement à l’avenir.
Le Coach est gratuit pour 20 interactions par mois (avec analyse de l’activité physique et du sommeil), et on passe à un paiement de 3,09€/mois (ou 20,99€ à l’année) pour 200 interactions mensuelles avec en plus la génération d’un plan de coaching.

Une vraie montre de running, pas simplement un bracelet fitness avec GPS
Mibro accompagne son coach d’un ensemble de métriques nettement plus intéressantes que le simple nombre de pas. L’AeroPace peut notamment suivre la VO₂ Max, l’oscillation verticale, le temps de contact au sol, la charge d’entraînement et le temps de récupération, ce dernier utilisant notamment la variabilité de fréquence cardiaque.
Pour quelqu’un qui commence véritablement la course, il faudra quelques séances avant de comprendre l’intérêt de toutes ces données. Mais c’est justement ici que l’association avec le coach devient pertinente : plutôt que d’afficher seulement des statistiques, la montre peut les utiliser pour faire évoluer l’entraînement. Le capteur optique utilise de son côté plusieurs LED et un algorithme retravaillé, Mibro revendiquant une meilleure stabilité de la mesure pendant les exercices intenses.
Comme toujours avec une mesure optique au poignet, une ceinture cardio reste la référence pour ceux qui recherchent la meilleure précision possible pendant des séances fractionnées.

GPS double fréquence et cartographie hors ligne
L’autre argument important de l’AeroPace est son système GNSS. La montre utilise un positionnement double bande L1 + L5 compatible GPS, BeiDou, GLONASS, Galileo et QZSS. L’intérêt du double bande est particulièrement visible dans les environnements compliqués : rues entourées de bâtiments, zones arborées ou endroits où les signaux satellites peuvent rebondir. L’AeroPace possède donc sur le papier une architecture GPS plus sérieuse que celle des montres qui se contentent encore d’un positionnement simple fréquence.
Plus étonnant encore sur une montre aussi légère : la cartographie hors ligne est prise en charge. Les cartes vectorielles peuvent être téléchargées depuis Mibro Fit, puis utilisées sans connexion à Internet grâce au GPS intégré. La montre propose également le suivi d’itinéraire, des alertes lorsque l’on quitte le parcours et une fonction permettant de revenir au point de départ. Ce n’est évidemment pas une expérience cartographique comparable à celle d’un smartphone, mais la présence de ces outils change considérablement l’utilisation de la montre pour une randonnée, un trail ou simplement un parcours de course que l’on connaît mal. Et surtout, il n’est pas nécessaire de courir avec son téléphone pour bénéficier du positionnement.
Une autonomie correcte, mais le GPS est clairement le facteur limitant
Mibro annonce jusqu’à huit jours d’utilisation classique et environ 12 heures avec le GPS actif. Huit jours restent confortables pour une montre AMOLED de ce type. Cela permet de ne pas intégrer la recharge à sa routine quotidienne et facilite notamment le suivi nocturne. Dans les faits, avec les notifications, j’obtenais plutôt sept jours d’autonomie.
Les 12 heures en GPS continu sont plus modestes. C’est largement suffisant pour les séances de course classiques, un semi-marathon ou un marathon, mais beaucoup moins adapté aux très longues épreuves d’endurance. Le chargeur est propriétaire et magnétique, comme sur la majorité des montres de cette catégorie. On recharge la montre en moins d’une heure.
Une montre qui ne se limite pas au sport
En dehors des entraînements, l’AeroPace conserve les fonctions que l’on attend d’une montre connectée moderne : appels depuis le poignet, notifications, contrôle de la musique et différentes fonctions quotidiennes. Les activités peuvent également être synchronisées avec Google Fit, Apple Health, Strava, Runalyze et RQ Run. La compatibilité avec Strava est évidemment particulièrement intéressante pour une montre pensée autour de la course.
Mibro ajoute aussi tout un système de badges et de récompenses destiné à rendre la progression plus visible. Ce n’est pas ce qui fera choisir la montre, mais cela colle bien à son positionnement destiné aux personnes qui veulent justement se motiver à courir régulièrement.

Verdict
La Mibro AeroPace réussit surtout parce qu’elle ne donne pas l’impression d’avoir été conçue à partir d’une liste interminable de fonctions. Son positionnement est clair : c’est une montre destinée à quelqu’un qui veut commencer ou progresser en course à pied sans avoir à construire lui-même tout son programme d’entraînement.
Son gros point fort reste selon moi sa conception. Avec seulement 9,2 mm d’épaisseur et à peine 32 à 39,9 g selon le bracelet, elle est réellement fine et agréable au poignet. Pour une montre que l’on est censé porter pendant une course, toute la journée et éventuellement toute la nuit, ce détail compte énormément. Mais Mibro ne s’est pas contenté de travailler le confort : le GPS double fréquence, la cartographie hors ligne, les données avancées de running et surtout Mibro Coach avec ses programmes évolutifs et ses cinq profils de coach donnent à l’AeroPace une vraie identité.
Il reste quelques limites. Les 12 heures annoncées en GPS ne viseront pas l’ultra-endurance, mais pour courir quelques fois par semaine avec une montre discrète, agréable à porter et surtout capable de proposer un véritable cadre d’entraînement, l’AeroPace est une proposition particulièrement cohérente.