Surfshark s’allie à Amnesty International pour protéger les profils les plus exposés

Image d'illustration. SurfsharkSurfshark / PR-ADN
Le fournisseur de VPN Surfshark s’associe à Amnesty International pour contrer la surveillance visant les défenseurs des droits humains, mettant en commun leur expertise afin de renforcer la protection numérique des militants exposés aux atteintes à la vie privée.
Tl;dr
- Surfshark rejoint Amnesty International pour renforcer le programme DFF, destiné à protéger journalistes, militants et ONG contre la cybersurveillance.
- La formation enseigne des techniques avancées de forensique mobile sur Android et iOS afin d’aider les communautés exposées à détecter les intrusions numériques.
- Face à des menaces de plus en plus sophistiquées, les acteurs du VPN multiplient les partenariats et proposent des outils de protection gratuits ou solidaires.
Une coopération pour contrer les menaces numériques émergentes
Une nouvelle étape pour la protection des défenseurs des droits humains : Surfshark, fournisseur majeur de services VPN, s’engage aux côtés d’Amnesty International en devenant partenaire du Digital Forensics Fellowship (DFF). Cette initiative, orchestrée par le Security Lab de l’organisation, vise à outiller activistes, journalistes et acteurs associatifs face à la montée de la cybersurveillance ciblée. Une mobilisation qui fait écho à l’affaire Pegasus, dévoilée en 2021, ayant mis au jour l’ampleur de l’espionnage numérique contre ces groupes.
Des compétences techniques au service des communautés locales
À l’origine conçu comme une initiation, le programme DFF s’est transformé au fil des éditions en une formation avancée à la forensique mobile. L’enjeu ? Permettre à ceux qui sont les plus exposés, souvent issus de régions aux ressources techniques limitées, de diagnostiquer et répondre à des intrusions sur leurs appareils. Cette année, le cursus met l’accent sur l’analyse Android et iOS, le décodage du trafic malveillant et l’organisation de cellules d’assistance sécurisées. Objectif affiché : que chaque participant partage ensuite son expertise avec sa communauté locale.
L’engagement grandissant des acteurs VPN pour les droits humains
Pour Dovydas Godelis, PDG de Surfshark, ce partenariat s’inscrit dans une volonté d’aller au-delà de la simple commercialisation d’outils : « Le DFF apporte une réponse indispensable là où les droits numériques sont menacés ». Déjà impliqué auprès d’organisations telles qu’Access Now, l’Internet Society ou encore l’International Press Institute, Surfshark s’aligne ainsi sur un mouvement global. Rappelons qu’en 2026, c’était au tour de NordVPN, autre poids lourd du secteur, d’intégrer ses solutions dans les formations délivrées par Internews aux professionnels œuvrant en zone sensible.
Soutien concret : accès gratuit aux outils de protection numérique
Concrètement, plusieurs programmes d’aide existent aujourd’hui pour ceux qui font face à la censure ou au risque de surveillance. La démarche est simple : journalistes, militants ou membres d’ONG peuvent solliciter un abonnement gratuit Surfshark One (incluant VPN, antivirus et alertes fuite de données) via le site officiel. Parmi les autres options gratuites ou solidaires figurent :
- NordVPN, CyberGhost, IPVanish et Mullvad avec des dispositifs similaires.
- Proton VPN Free, Windscribe Free et PrivadoVPN Free pour une protection basique sans frais.
Face à la sophistication croissante des menaces numériques, ces collaborations entre acteurs technologiques et ONG semblent désormais essentielles pour préserver un espace numérique ouvert… mais aussi sûr.