En 1998, Sega commercialisait la Dreamcast, qui n’a pas eu le succès attendu dans le monde : boudée au Japon, elle fut mieux accueillie en Europe et outre-Atlantique grâce à une importante campagne publicitaire. Malgré tout, l’arrivée de la PlayStation 2 de Sony a marqué la fin de la console de salon, Sega cessant sa production en 2001 à destination des États-Unis, en 2003 à destination de l’Europe et en 2004 à destination du Japon. Vendue à 10 millions d’exemplaires, elle ne faisait pas le poids face aux 157,68 millions de PlayStation 2. Sega avait réussi à réduire les coûts de production en standardisant les composants, mais les pertes financières trop importantes signaient la dernière expérience de Sega avec le hardware. La Dreamcast était unique à plus d’un titre : première à être fournie avec un modem pour l’accès à Internet et à une communauté en ligne (SegaNet/DreamArena), elle proposait également de profiter de et poursuivre ses sauvegardes sur une console basique qui s’insérait en retour dans la manette.
Un catalogue bien étoffé
Malgré ces innovations, la console n’a pas perduré. Elle comptait pourtant parmi sa ludothèque des titres désormais cultes : Jet Set Radio, SoulCalibur, Shenmue II, Quake III Arena, Unreal Tournament, Phantasy Star Online, Grandia II et bien sûr Sonic Adventure 2. Il est aujourd’hui possible d’y rejouer grâce à l’émulateur Redream, qui depuis la version 1.4 est dotée de la compatibilité avec les appareils Android.
Un lot de nouveautés
La version 1.5 apporte encore plus de stabilité, de performances et de fonctionnalités, bien qu’à ce jour, toujours aucun jeu n’offre une compatibilité parfaite, les titres stagnant au statut « jouable » (playable). Le dernier progress report en date note l’ajout des sauvegardes rapides, le disc swap pour les jeux en plusieurs GD-ROM, la compatibilité avec les codes de triches et avec le format grand écran ou widescreen, l’ajout de la compatibilité avec les effets de brouillard, la possibilité d’utiliser Redream sur Raspberry Pi 4 et pour finir, un filtre trilinéaire. Enfin, les manettes de Nintendo Switch sont désormais compatibles avec l’émulateur.