L’avenir de Native Instruments en suspens après l’ouverture d’une procédure d’insolvabilité

Image d'illustration. Native InstrumentsNative Instruments / PR-ADN
Entre possible restructuration et cessions d’actifs, l’avenir de Traktor, Massive ou Kontakt reste flou.
Tl;dr
- Native Instruments a lancé une procédure d’insolvabilité préliminaire, créant une forte inquiétude dans le secteur de la musique assistée par ordinateur.
- L’avenir du groupe et de ses produits emblématiques reste incertain, avec possibles restructurations ou cessions d’actifs.
- Certaines filiales, comme Plugin Alliance, poursuivent leurs activités normalement, rassurant partiellement les utilisateurs.
Un séisme chez Native Instruments
Difficile de ne pas ressentir un certain trouble dans le secteur de la musique assistée par ordinateur. La nouvelle est tombée : Native Instruments, entreprise allemande emblématique derrière des logiciels aussi incontournables que Traktor, Massive ou encore Kontakt, fait face à une situation critique. La société, qui détient également les marques iZotope, Brainworx et Plugin Alliance, vient d’entrer en procédure d’insolvabilité préliminaire. L’annonce, relayée par le site spécialisé Create Digital Music, soulève un vent d’incertitude pour ses nombreux utilisateurs comme pour ses centaines de salariés.
L’inconnue plane sur l’avenir du groupe
Pour l’heure, peu d’informations concrètes circulent sur ce que cette procédure impliquera exactement. Un administrateur a été nommé afin de piloter la possible restructuration de l’entreprise, voire la cession de ses actifs. À ce stade, l’éventail des scénarios reste large : entre l’arrivée éventuelle de nouveaux investisseurs et la dissolution pure et simple de certaines activités, personne ne peut dire aujourd’hui quel visage prendra demain le catalogue si apprécié des musiciens.
En coulisses, on rappelle que ce n’est pas la première fois que Native Instruments traverse une telle tourmente. Déjà entre 2019 et 2020, alors que l’entreprise connaissait licenciements massifs et réorganisation, son rachat par le fonds d’investissement privé Francisco Partners avait marqué un tournant. Ce même fonds possède également des participations majeures dans des sociétés comme GoodRX ou Verifone, illustrant sa stratégie très diversifiée.
Sous-marques et réactions du marché
Tous les actifs ne semblent toutefois pas concernés à parts égales. Du côté de la filiale Plugin Alliance, la sérénité semble de mise. Dans une publication sur Facebook, la marque a assuré ne pas être impactée par les procédures en cours : « L’activité continue normalement, avec de nouveaux plugins et mises à jour prévues ». De quoi rassurer (un peu) certains utilisateurs.
Il faut dire que la perspective d’un démantèlement fait craindre le pire aux fidèles ayant beaucoup investi dans cet écosystème – moi compris. Quant aux passionnés espérant encore voir une évolution matérielle du fameux Maschine+, leurs espoirs paraissent désormais bien minces.
Conjectures et perspectives
La question demeure donc entière : qui pourrait reprendre tout ou partie du vaste portefeuille logiciel ? Parmi les hypothèses avancées dans le milieu, un acteur ressort avec insistance : Akai. Cette marque intègre déjà certains logiciels maison dans ses propres machines MPC – une synergie logique si jamais les actifs étaient mis en vente.
Pour résumer, voici ce qu’il faut retenir au sujet de la situation actuelle :
- Procédure d’insolvabilité préliminaire lancée pour Native Instruments.
- Avenir incertain tant pour les employés que pour les produits historiques.
- Certaines filiales comme Plugin Alliance poursuivent leur activité normalement.
Dans cette industrie où tout va très vite, beaucoup restent suspendus à la prochaine annonce…