La saison 5 de The Boys dévoile enfin le plan ultime de Homelander

Image d'illustration. HomelanderAmazon / PR-ADN
La cinquième saison de The Boys lève le voile sur les intentions ultimes de Homelander. Les nouveaux épisodes dévoilent la stratégie finale du personnage central, promettant des développements majeurs et des enjeux renouvelés pour la suite de la série.
Tl;dr
- Homelander s’autoproclame messie et cherche l’immortalité.
- L’église nationale fusionne religion et nationalisme américain.
- Satire puissante sur l’autoritarisme, inspirée de Donald Trump.
Un super-héros devenu dieu : la nouvelle folie d’Homelander
La quatrième saison de la série à succès « The Boys » s’est conclue par un coup de théâtre : le « héros » mégalomane Homelander, interprété par Antony Starr, endosse désormais le rôle de président des États-Unis. Mais dans les épisodes suivants, ce statut suprême ne suffit plus à apaiser ses tourments : il vise désormais la place du messie, ni plus ni moins.
Dans l’épisode 4, intitulé « King of Hell », cette dérive mystique franchit un nouveau cap. Homelander ne se contente pas d’imposer son pouvoir politique ; il exige aussi que tous reconnaissent sa divinité. Pour renforcer son emprise, il part en quête de la formule V-One, censée lui accorder une immortalité digne des dieux. La scène où il dévoile à Firecracker sa « destinée divine » donne le ton : celle-ci, troublée, ne sait que bredouiller un « Félicitations » apeuré.
L’instrumentalisation de la foi et du nationalisme
Le discours d’Homelander prend alors une tournure religieuse inédite. Il exige de sa propagandiste attitrée, Firecracker, qu’elle répande son nouveau message sacré. Rapidement, elle propose d’amalgamer cette nouvelle foi avec le nationalisme américain : « Les enseignements de Jésus sur le pardon ou l’accueil des étrangers ne séduisent plus personne aujourd’hui. » Pour étoffer cette doctrine, l’arrivée d’Oh-Father, prédicateur surhumain incarné par Daveed Diggs, permet de donner corps à une institution : la Démocratic Church of America. Voilà donc pourquoi cette saison met en avant des personnages liés au religieux.
Derrière la satire : un miroir tendu à la société américaine
Ce glissement vers le messianisme n’est pas étranger à certains parallèles politiques bien réels. D’ailleurs, difficile pour les spectateurs avertis de ne pas voir en Homelander une caricature très appuyée de l’ancien président Donald Trump. Fait troublant, lors de la diffusion du troisième épisode, ce dernier publiait sur Truth Social une image IA le représentant… en Jésus-Christ. De telles coïncidences semblent parfois dépasser la fiction.
Pour mémoire, si cette intrigue religieuse est absente du comics originel signé Garth Ennis, elle s’inscrit pourtant dans sa veine provocatrice habituelle. L’auteur nord-irlandais n’a jamais caché son scepticisme envers toute forme de croyance religieuse — mais là où sa série « Preacher » s’employait à détruire Dieu lui-même, « The Boys » préfère disséquer sans relâche les dérives humaines derrière les masques divins.
Voici quelques éléments qui illustrent cette nouvelle orientation :
- Mégalomanie religieuse : Homelander exige adoration et soumission totales.
- Nouveau culte : Fusion habile entre spiritualité et idéologie nationaliste.
- Satires contemporaines : Allusions directes aux figures politiques actuelles.
L’ironie mordante du miroir pop-culturel
En définitive, en choisissant d’explorer jusqu’à l’absurde le complexe divin d’un super-héros déjà tout-puissant, « The Boys » confirme son statut de satire redoutablement actuelle – et diablement incisive. La série est actuellement disponible en streaming sur Prime Video.