Il y a 13 ans, une série de science-fiction marquait les esprits en mettant son acteur principal à l’épreuve

Image d'illustration. Orphan BlackSpace / PR-ADN
Il y a treize ans jour pour jour, une série de science-fiction marquante faisait ses débuts à la télévision, confrontant son acteur principal à un défi inédit qui allait façonner le destin du programme et captiver les amateurs du genre.
Tl;dr
- 13 ans depuis la sortie de Orphan Black.
- Tatiana Maslany brille par sa performance multirôle.
- Série sous-estimée malgré 23 récompenses internationales.
Un anniversaire discret pour une série culte
Il y a déjà treize ans, une série de science-fiction au concept novateur débarquait sur les écrans américains via BBC America, sans faire grand bruit. Pourtant, rares sont les œuvres télévisuelles qui auront su marquer le genre comme l’a fait Orphan Black. Diffusée à partir du 30 mars 2013, la série aurait pu sombrer dans l’oubli, diffusée loin des grandes chaînes généralistes. Mais elle s’est rapidement distinguée grâce à la prestation hors norme de Tatiana Maslany.
L’art du caméléon : Tatiana Maslany au sommet
Dès les premiers instants, le spectateur est happé : dans « Natural Selection », premier épisode de la série, une jeune femme – Sarah Manning – assiste au suicide d’une inconnue qui lui ressemble trait pour trait. S’engage alors un engrenage palpitant où Sarah, tentant d’usurper l’identité de cette policière nommée Beth Childs, se retrouve plongée dans une intrigue complexe autour de mystérieux sosies… qui s’avèrent être des clones.
Tout au long des cinq saisons et cinquante épisodes que compte Orphan Black, c’est là que réside l’exploit : voir Tatiana Maslany incarner tour à tour Sarah la marginale, Cosima la scientifique idéaliste, Alison la mère au foyer névrosée, Helena la tueuse énigmatique ou encore Rachel la femme d’affaires implacable. À tel point que chaque clone apparaît comme un personnage unique, doté de ses propres failles et obsessions – jusqu’à jouer un homme transgenre, Tony.
Pour rendre justice à cette palette incroyable de rôles habités avec précision et subtilité, il suffit d’énumérer quelques-uns des multiples personnages créés par Maslany :
- Sarah Manning : anti-héroïne en quête de rédemption.
- Alison Hendrix : mère débordée et pleine de secrets.
- Cosima Niehaus : brillante scientifique idéaliste.
- Helena : figure sauvage et tourmentée.
- Rachel Duncan : incarnation froide du pouvoir corporatiste.
Une reconnaissance inégale malgré le succès critique
Bien que saluée outre-Atlantique — 23 récompenses internationales pour 39 nominations — la série n’a jamais obtenu toute l’attention qu’elle méritait aux États-Unis. Si le talent éclatant de Tatiana Maslany lui a valu l’Emmy Award de la meilleure actrice dans une série dramatique en 2016, sa reconnaissance aux grands prix américains reste étonnamment modeste face à l’ampleur de son travail sur le petit écran.
L’héritage d’une œuvre majeure du XXIᵉ siècle
Après cinq saisons haletantes portées par une mythologie dense autour du clonage et d’une enquête captivante sur leur création et leur mise en danger, le show s’est achevé en beauté — un exploit rare parmi les séries SF. Aujourd’hui encore, difficile d’oublier ce tour de force où l’actrice principale portait littéralement tout un univers sur ses épaules. Les amateurs du genre ne s’y trompent pas : Orphan Black, injustement sous-estimé lors de sa diffusion initiale, demeure incontournable pour quiconque veut comprendre ce que le petit écran peut offrir de meilleur.