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Les meilleurs appareils photo compacts

Par Nerces,  publié le 8 novembre 2017 à 15h30, modifié le 20 décembre 2017 à 9h57.
 24 minutes

Tech

Les meilleurs APN du moment

Si le smartphone est devenu le moyen le plus simple et direct de prendre un cliché, il ne remplace toujours pas complètement les appareils photo compacts. Antichocs, étanches, experts, à gros zoom… les compacts ont encore de nombreux atouts à faire valoir.

En vacances avec toute la petite famille, vous n’avez sans doute pas envie de confier à la cadette de 6 ans votre Galaxy S8 flambant neuf. Impossible également de piquer une tête avec votre iPhone X et pour garder le souvenir de cette sortie au parc animalier, le zoom ridicule du pourtant excellent LG G6 n’est pas votre meilleure arme. Pour toutes ces raisons et pour beaucoup d’autres, l’acquisition d’un appareil photo compact n’est clairement pas une hérésie.

Nous n’abordons volontairement pas la question des appareils dits hybrides ou des fameux reflex. Ils pourront faire l’objet d’un dossier particulier. Cela dit, la question des compacts s’avère déjà complexe tant ils peuvent revêtir des formats et des missions différentes. Du parfait petit modèle pour les enfants au produit expert entièrement débrayable, il y a une très vaste gamme. Pour vous éclairer, nous avons choisi de retenir des modèles qui ne se font que très peu concurrence les uns avec les autres.

Ainsi, le Nikon Coolpix W100 est parfait pour que la cadette de 7 ans prenne ses premières photos. L’Olympus Tough TG-5 est d’une résistance à toute épreuve. L’Instax Square SQ10 de Fujifilm vient ressusciter le format instantané de Polaroid et le Leica Q Type 116 vient nous rappeler ce que l’on peut faire quand on a un budget illimité. Restent ensuite cinq modèles, plus polyvalents, qui permettent d’échelonner les choses en fonction de vos impératifs et de votre budget : du Sony DSC-WX350 au Canon PowerShot G5X vous en aurez de toute façon pour votre argent.

Les meilleurs appareils photo compacts (capteur, zoom, poids, prix)

  • Canon PowerShot G5X (20,2 Mpx, 1″, 4,2x, 377g, 700€)
  • Canon PowerShot G9X (20,2 Mpx, 1″, 30x, 269g, 410€)
  • Fujifilm Instax Square SQ10 (3 Mpx, 1x, 450g, 290€)
  • Leica Q Type 116 (42,2 Mpx, 24x36mm, 1x, 640g, 4200€)
  • Nikon Coolpix W100 (13,2 Mpx, 1/2,3″, 3x, 177g, 140€)
  • Olympus Tough TG-5 (12 Mpx, 1/2,3″, 4x, 250g, 470€)
  • Panasonic Lumix TZ100 (20,1 Mpx, 1″, 10x, 312g, 600€)
  • Sony DSC-HX90V (18,2 Mpx, 1/2,3″, 30x, 245g, 380€)
  • Sony DSC-WX350 (18,2 Mpx, 1/2,3″, 20x, 164g, 180€)

Canon PowerShot G5X (20,2 Mpx, 1″, 4,2x, 377g, 700€)

Résolument « expert », le Canon PowerShot G5X n’est pas forcément l’image que vous vous faites de l’appareil photo compact. Reconnaissons tout d’abord qu’à presque 400 grammes, ce n’est pas le plus léger des modèles de notre dossier. Le plus surprenant se trouve toutefois dans sa fiche descriptive puisque malgré sa petite taille, le G5X intègre rien de moins qu’un capteur 1″ capable de clichés en 20,2 mégapixels. Canon n’est pas le seul sur ce segment des compacts à grand capteur, mais son G5X est sans doute l’un des produits les plus aboutis.

Ainsi, même si le zoom optique se limite à un modeste 4,2x, il fait mieux que la plupart de ses concurrents, Sony RX 100 en tête de liste. Mieux, il ouvre sur f/1.8-2.8 pour des clichés au piqué assez remarquable. Notons au passage que Canon a eu le bon goût d’intégrer un véritable viseur, qui plus est à technologie OLED : il reste évidemment possible de viser via l’écran principal, mais certains apprécierons. Puisque nous évoquons la question de l’écran, là encore rien à redire. Tactile et monté sur rotule, cet écran arbore une définition de 1 040 000 pixels pour une belle image qui manquera toutefois d’un petit peu de précision : nous vous conseillons le viseur. La rotule apporte un confort indiscutable et l’interface utilisateur est aussi complète que bien pensée.

Le G5X ne se contente pas d’être un produit référence sur la qualité des photos produites, il le fait avec la manière. En effet, il s’agit d’un modèle particulièrement réactif et on apprécie notamment sa mise au point extrêmement rapide, même dans les pires conditions. Le G5X a le bon goût d’enregistrer au format JPG ou RAW au choix de l’utilisateur. Pour ne rien gâcher, il est aussi très à son aise dans la capture vidéo, même si la 4K n’est pas au menu. Simplement l’un des meilleurs compacts expert actuellement sur le marché.

Canon PowerShot G9X (20,2 Mpx, 1/2,3″, 30x, 269g, 410€)

Le Canon PowerShot G9X est en quelque sorte et comme son nom le laisse supposer, le petit frère du G5X testé précédemment. Il en conserve certaines caractéristiques comme le fameux capteur 1″ BSI CMOS 20,2 mégapixels, mais se démarque par un format plus compact, plus ramassé. Logiquement, il perd au passage quelques plumes, mais conserve un petit côté « expert » comme nous allons maintenant le voir.

Au sortir du carton, on est d’abord impressionné par la très petite taille du G9X. Relativement loin du grand frère pour le coup, il est à peine plus grand qu’une carte de visite et pèse simplement 269 grammes. Forcément, de telles dimensions n’ont pas permis à Canon d’intégrer toutes les subtilités du G5X et il faut notamment dire adieu au viseur OLED ou à l’écran monté sur rotule. On y perd évidemment en confort d’utilisation et en polyvalence. Reste que l’ensemble se montre malgré tout simple à prendre en main grâce à une interface on ne peut plus simple. Les différentes molettes présentes sur le dessus de l’appareil sont suffisantes et on regrettera simplement que l’écran – tactile – soit parfois sensible aux reflets du soleil.

Notons la présence de modules Bluetooth, NFC et Wi-Fi afin, par exemple, de prendre le contrôle de l’appareil à distance via l’application smartphone Canon Camera Connect. Notons également l’excellence technique de ce petit appareil qui se déclenche aussi vite que son grand frère : la mise au point se faisant très rapidement. L’objectif est en revanche nettement moins qualitatif que celui du G5X et cela se ressent, notamment en basse lumière. Le zoom se limite à du 3x et on ouvre à f/2.0-4.9. Attention, cela reste largement exploitable et au-dessus de ce que produiront la majorité des appareils du marché, on regrette simplement la descente en gamme – inévitable – par rapport au G5X. Une « descente » qui ne se retrouve pas sur la partie vidéo : on garde grosso-modo les mêmes atouts que le G5X et la 4K reste absente.

Fujifilm Instax Square SQ10 (3 Mpx, 1x, 450g, 290€)

« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ». Ces mots d’Aznavour sont là pour évoquer le cas des appareils photo « Polaroid ». Mais si, ces modèles qui embarquaient tout le nécessaire pour sortir de véritables tirages quelques secondes après la prise de la photo. S’il n’était pas forcément très pratique en voyage, ils ont animé quantité de fêtes d’école ou d’anniversaire faisant la joie de toute la famille. Eh bien, Fujifilm remet ce produit au goût du jour et nous propose un modèle très réussi, l’Instax Square SQ10.

Relativement lourd (450 grammes), le SQ10 embarque avec lui une « imprimante » afin de sortir de véritables tirages tout en conversant un vrai côté numérique. Cette dualité offre une polyvalence étonnante à ce compact qui peut stocker les prises de vue avant de n’imprimer que celles que l’on juge intéressantes. On évite ainsi un tirage – coûteux – inutile. De plus, la sauvegarde du cliché permet de réaliser quelques modifications, de faire un peu de retouche et d’appliquer divers filtres afin de personnaliser un peu les photos. Notons que ce mode d’impression « à posteriori » n’est disponible qu’en réglage manuel et qu’il permet, en plus, de pallier un manque de papier à imprimer.

Ce mode « Polaroid » confère au SQ10 un statut très particulier qui ne nous permet pas vraiment de la comparer aux autres produits du marché, sauf ceux de la même catégorie. En effet, les spécificités du produit sont assez éloignées des standards numériques : la focale est fixe, la sensibilité ne monte qu’à 1600 ISO et la définition des images se limite au 1920×1920 pixels. Reste qu’en plus ou moins 12 secondes, vous pouvez avoir votre cliché sur un véritable support physique et que ça, ça n’a pas d’équivalent… surtout que la qualité d’impression est très sympa.

Leica Q Type 116 (42,2 Mpx, 24x36mm, 1x, 640g, 4200€)

En jetant un simple coup d’œil au prix de ce modèle signé Leica, vous comprendrez qu’il ne s’agit pas tout à fait d’un « conseil d’achat ». Bien rares seront nos lecteurs en mesure de débourser plus de 4000 euros pour acquérir un appareil photo compact. Disons plutôt que le Q Type 116 de Leica est une sorte de référence. Attention, une référence qui accuse son poids, soit environ 640 grammes sur la balance, et qui tire un trait sur des fonctionnalités pourtant communément admises. Ainsi, pas question de trouver le moindre zoom sur cet objectif à focale fixe, la vidéo n’est également pas vraiment son truc et l’écran n’est pas orientable.

Ces critiques soulevées, il nous faut maintenant évoquer les remarquables caractéristiques de ce produit hors-normes. Le capteur et son objectif tout d’abord. En effet, Leica associe un capteur 24×36 mm à un objectif 28 mm f/1.7 stabilisé. Plusieurs bagues de réglages manuels sont présentes afin de contrôler le tout (diaphragme, mise au point, macro). L’écran tactile permet évidemment de manipuler toutes les fonctions de ce Q Type 116, mais on retiendra surtout la présence d’un remarquable viseur de 3,6 millions de pixels. Seul reproche, il repose sur la technologie LCD là où les plus modernes intègrent de l’OLED pour une image plus homogène.

Avec un tel produit, le plus important reste évidemment la prise de vue. À ce niveau, vous vous en doutez, Leica réussit une composition presque parfaite. L’excellence des clichés obtenus dépendra évidemment des talents du photographe, mais avec le Q Type 116, vous disposez d’un outil remarquable. Piqué, homogénéité, luminosité, le bilan est à la limite de la perfection. L’électronique aidant, il est possible de monter en sensibilité de manière assez stupéfiante et vous pourrez exploiter sans problème le 6400 ISO… voire plus. Le Leica Q Type 116 est un produit d’exception qui se destine avant tout à des photographes exigeants, il s’accompagne d’ailleurs d’une licence Adobe Lightroom afin de porter l’excellence des clichés encore plus haut.

Nikon Coolpix W100 (13,2 Mpx, 1/2,3″, 3x, 177g, 140€)

Passer du Leica Q Type 116 au Nikon Coolpix W100 a quelque chose d’assez particulier. Qu’il s’agisse du prix de chacun de ces appareils ou de leurs objectifs, on passe vraiment du coq à l’âne. En effet, le Coolpix W100 est venu compléter puis remplacer le Coolpix S33, un produit particulièrement populaire qui visait le jeune public, les familles.

En fait de nouveau produit, le Coolpix W100 reprend la majorité des caractéristiques de son aïeul et en étoffe un peu la fiche technique. Ainsi, Nikon s’est mis en tête de proposer deux fonctionnalités sans-fil afin d’apporter un peu de liberté à ses utilisateurs. Bluetooth et Wi-Fi permettent effectivement de transférer plus facilement vos clichés vers votre ordinateur ou votre tablette. Dans le même ordre d’idée, la fonction Snapbridge se tourne elle vers les réseaux sociaux en autorisant la publication de clichés en quelques secondes.

Sans surprise, Nikon conserve donc la robustesse du Coolpix S33 et destine toujours son appareil à tous les membres de la famille… même le petit dernier de cinq ans qui pourra s’exercer sans crainte d’abîmer le matériel. Le Coolpix W100 est résistant aux chocs et, officiellement, il peut encaisser une chute de 1,8 mètre. Mieux, l’eau ne lui fait pas peur et s’il résiste bien sûr aux projections, il se montre surtout capable de fonctionner à des profondeurs allant jusqu’à 10 mètres. Enfin, il est étanche à la poussière et reste parfaitement opérationnel même par -10°C.

Pour le reste, ce n’est évidemment pas avec lui que vous ferez des miracles. Il s’agit d’un modèle conçu pour être simple d’utilisation et ses réglages sont pour le moins réduits : tout se fait de manière automatique et seule l’activation / désactivation du flash est laissée à l’appréciation de l’utilisateur. La qualité d’images qui en découle n’est pas renversante, mais permet de garder des souvenirs très corrects qui raviront les enfants. Mieux, il offre aussi la possibilité de filmer en Full HD avec le son stéréo.

Olympus Tough TG-5 (12 Mpx, 1/2,3″, 4x, 250g, 470€)

Voilà bien un domaine pour lequel les smartphones ne sont pas près de détrôner les appareils photo : celui de la résistance aux chocs. Bien sûr, Apple, Samsung et consorts font de leur mieux pour améliorer le rendu des clichés pris sur Galaxy ou iPhone, mais il leur est encore impossible de rendre leurs appareils antichocs ou réellement étanches… Exactement la mission de la gamme « Tough » imaginée par Olympus.

Ainsi, le Tough TG-5 fait suite au Tough TG-4 et en reprend logiquement la philosophie. Solidement bâti, il adopte un look trapu qui illustre sa robustesse. Reconnaissons que nous n’avons pas directement testé la résistance du Tough TG-5, mais officiellement, Olympus évoque une étanchéité parfaite jusqu’à 15 mètres de profondeur ainsi qu’une résistance aux chutes jusqu’à une hauteur de 2,1 mètres. Olympus précise également que son appareil photo « aime » les sports d’hiver : son fonctionnement est garanti jusqu’à -10°C. Enfin, aucun risque d’abîmer le Tough TG-5 en le glissant dans la poche arrière de votre pantalon : il résiste à une charge de 100 kg.

Mais au-delà se sa seule résistance, le Tough TG-5 est un véritable appareil photo compact capable de jolis résultats. Son capteur est un classique 12 Mpx, 1/2,3″ et il n’ouvre qu’à f/2-4.9, mais il reste capable de monter sans peine jusqu’à 1600 ISO. Au-delà, le grain devient trop perceptible. La qualité d’image est intéressante et on ne repère ni déformations ni aberrations chromatiques. Certains utilisateurs regretteront peut-être un côté granuleux, mais les amateurs de macro se réjouiront de retrouver l’excellence du Tough TG-4 à ce niveau.

Côté vidéo, le Tough TG-5 se distingue par l’implémentation d’un mode 4K et d’un mode ultra-rapide. Le premier se limite évidemment à du 25 images par seconde (contre 50 ips en Full HD) alors que le mode ultra-rapide permet de pousser jusqu’à 480 images par seconde pour s’amuser ensuite avec des ralentis épatants. L’Olympus Tough TG-5 ne boxe donc pas dans la même catégorie que nos autres prétendants et se destine plus volontiers aux aventuriers, aux voyageurs qui n’auront pas à être particulièrement soigneux !

Panasonic Lumix TZ100 (20,1 Mpx, 1″, 10x, 312g, 600€)

Après s’être gentiment reposée sur ses lauriers, la gamme Lumix de Panasonic est revenue sur le devant de la scène l’année dernière. Panasonic distribuait alors le Lumix TZ100, un produit que certains photographiques attendaient depuis un petit moment. En effet, pour la première fois, on pouvait disposer dans un boîtier très compact – 11 x 6 x 4 cm et à peine plus de 310 grammes – d’un modèle doté d’un véritable capteur 1″, mais aussi d’un zoom 10x.

Sur le papier, le Lumix TZ100 est donc une sorte de passerelle entre deux mondes : d’un côté celui des compacts à gros zoom, mais dont les capteurs ont tendance à faire de la bouillie de pixels et, de l’autre, le monde des compacts experts dotés d’un capteur 1″ certes de grande qualité, mais incapables d’aller au-delà du 3x voire du 4x, quand la focale n’est pas fixe. Panasonic semblait donc en mesure de concilier tout le monde et le fait est que depuis sa sortie, le TZ100 fait figure de référence… seul son prix étant un frein important à son adoption massive.

Inutile de tourner autour du pot, ce Lumix TZ100 est une franche réussite. Non seulement, Panasonic est-il parvenu à intégrer ce capteur 1″ et ce zoom 10x dans à peine 4 cm d’épaisseur, mais en plus, il le fait avec brio. L’appareil se montre réactif et le délai entre deux clichés reste contenu. L’écran tactile permet de tout gérer très efficacement, mais un véritable viseur électronique est de la partie et, en plus, il dispose d’une bonne définition. Sur le plan de la qualité d’image, le Lumix TZ100 souffre de la comparaison avec les autres compacts experts dotés d’un capteur 1″ : son objectif f2.8-5.9 lui joue effectivement quelques tours, mais ce n’est pas un véritable reproche dans la mesure où le but de Panasonic était d’offrir le meilleur compact de voyage, le plus polyvalent. À ce petit jeu, le Lumix Z100 écrase tout bonnement la concurrence.

Pour ne rien gâcher, Panasonic propose des options vidéo logiques compte tenu de l’objectif du fabricant. Ainsi, un mode Full HD à 50 ips est de la partie et un mode 4K à 25 ips vient le compléter. Dommage, aucun mode ultra-rapide n’est de la partie pour des ralentis plus souples. Voilà, le Lumix TZ100 n’est donc pas le meilleur compact expert du marché en termes de qualité d’image, mais grâce à son zoom 10x, il est incontestablement le plus polyvalent.

Sony DSC-HX90V (18,2 Mpx, 1/2,3″, 30x, 245g, 380€)

Relativement ancien – il a plus de deux ans – le DSC-HX90V reste aujourd’hui un des compacts de référence sur le marché. Il existe actuellement en deux versions – avec ou sans le « V » – selon vous vous soyez tentés par le module GPS. Un module qui n’est que l’une des très nombreuses innovations de cet APN qui a véritablement bouleversé le marché. Le DSC-HX90V est un des premiers compacts à intégrer un très gros zoom s’offrant ainsi une polyvalence assez remarquable et délestant nos bras de quelques dizaines (centaines ?) de grammes.

De conception très réussie, le DSC-HX90V soigne le travail. Il dispose notamment d’un flash et d’un viseur tous deux escamotables. Le viseur est d’excellente qualité – OLED – mais sera moins pratique à utiliser pour un gaucher. Pour sa part, l’écran arrière n’affiche qu’une définition de 921 000 pixels mais il compense par une belle lisibilité et peut s’orienter vers le haut. On regrette évidemment qu’une rotule complète ne soit pas de la partie ou que Sony ait retiré la griffe porte-accessoires des précédents modèles. Côté réglages, si tout peut se faire depuis les menus de l’appareil, on apprécie que Sony ait disposé une bague paramétrable autour de l’objectif.

Conçu autour d’un capteur 1/2,3″ de 18,2 mégapixels, le DSC-HX90V ne concourt pas au titre de meilleur compact expert. En revanche, dans sa gamme de prix, il s’impose comme l’un des meilleurs et la qualité des clichés qu’il produit est intéressante. La stabilisation sur cinq axes est particulièrement efficace alors que le bruit / le grain reste contenu. On apprécie la montée en ISO qui est parfaitement exploitable jusqu’à 800 ISO, au-delà on perd trop en détails. Nous apprécions aussi le fait que cette belle tenue des prises de vue se fasse avec une excellente réactivité. L’allumage est très rapide et le délai entre deux prises de vue faible.

Enfin, Sony rattrape avec ce produit le retard qu’il avait en matière d’options vidéo. Si le 4K n’est pas au programme, on profite du Full HD en 50 ips et la qualité d’image est au rendez-vous. On apprécie notamment l’homogénéité des couleurs et l’excellente prise de son. À moins de 400 euros, le DSC-HX90V est sans doute le meilleur compact que vous puissiez dénicher à l’heure actuelle.

Sony DSC-WX350 (18,2 Mpx, 1/2,3″, 20x, 164g, 180€)

Tout petit, tout « mimi », le DSC-WX350 n’a jamais fait beaucoup parler de lui. Il s’agit pourtant d’un modèle capable de rendre de fiers services et qui souffre surtout du manque d’attractivité de son segment de marché, le plus concurrencé par les smartphones dernier cri. En termes de qualité d’image, il ne peut effectivement faire valoir de nets progrès par rapport aux optiques embarqués sur les Galaxy et autres iPhone, mais il a d’autres atouts à faire valoir.

La question du prix n’est pas à négliger. En effet, ce petit APN se négocie autour de 200 euros et si les fleurons des fabricants de smartphones offrent une qualité d’image équivalente / supérieure, le prix est lui aussi très différent. Plus important encore, le DSC-WX350 dispose d’un véritable zoom optique 20x qui lui offre une certaine polyvalence. Mieux, l’utilisation de ce zoom, si elle limite l’ouverture de l’objectif, ne vient pas massacrer les clichés qui restent très convaincants même à fond de zoom.

Les plus experts des utilisateurs noteront certaines déformations sur la périphérie des images et l’utilisation du flash se fait de manière un peu brusque. Reste que le cliché profite d’une bonne homogénéité d’ensemble et les aberrations chromatiques sont contenues. Bien sûr, il est inutile d’espérer aller au-delà des 800 ISO et encore, il semble préférable de se limite à 200 ISO, voire exceptionnellement à 400 ISO.

Le module vidéo ne permettra pas de briller en société, mais fournit un outil parfaitement exploitable et plutôt bien fini. Le 4K n’est pas au programme, mais grâce à l’AVCHD, il est possible d’enregistrer en 1080p à 50 images par seconde. Au final, le DSC-WX350 constitue un choix très correct pour qui souhaite un vrai petit APN qu’il peut emmener partout pour réaliser des clichés sympas et garder quelques souvenirs, de ses vacances par exemple.

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