Les fans de jeux vidéo ont-ils repéré le meilleur caméo dans Mortal Kombat II ?

Image d'illustration. Johnny Cage Mortal Kombat 2Warner Bros. Pictures / PR-ADN
Les amateurs de jeux vidéo les plus attentifs auront peut-être repéré une apparition marquante dans Mortal Kombat II. Ce clin d’œil discret, intégré par les créateurs, témoigne de l’attention portée aux détails qui fait la renommée de la franchise.
Tl;dr
- Ed Boon fait une apparition dans « Mortal Kombat II ».
- Clin d’œil à Johnny Cage et à Noob Saibot.
- Succès pour le film auprès des fans du jeu.
Un clin d’œil inattendu aux racines de « Mortal Kombat »
Dans l’univers foisonnant des adaptations vidéoludiques, rares sont les occasions où un créateur se glisse devant la caméra. Pourtant, avec la sortie en salles de « Mortal Kombat II », un hommage discret, mais réjouissant s’invite à l’écran : Ed Boon, co-créateur emblématique de la franchise, apparaît brièvement au tout début du film.
L’homme derrière la voix iconique de Scorpion
Impossible pour les amateurs du genre d’oublier ce cri rageur – « GET OVER HERE! ». Ce gimmick, devenu l’une des signatures audio les plus reconnaissables du jeu vidéo, sortait tout droit de la gorge d’Ed Boon. Ce dernier n’a pas seulement insufflé sa voix au redoutable Scorpion ; il a également prêté son timbre à Reptile, Smoke ou encore Liu Kang. Mais voilà que Boon change momentanément de registre : dans le film, on le découvre incarnant un barman prénommé Ed.
Une scène complice avec Johnny Cage
La séquence ne dure que quelques instants mais elle amuse par sa malice. On y voit Ed Boon, derrière son comptoir, servir un verre à Johnny Cage, personnage incontournable du jeu. Après avoir décliné une invitation à défendre la Terre dans le tournoi mythique, Cage commande une nouvelle boisson. Le barman commente alors, non sans ironie : « Tu sembles abattu, Johnny. D’habitude tu es plus animé. » Un clin d’œil qui résonne avec l’histoire mouvementée du combattant.
Parmi les éléments qui titillent l’attention des connaisseurs, on note aussi :
- L’introduction dans le film du personnage Noob Saibot, version ressuscitée et obscure de Bi-han (alias Sub-Zero).
Ce nom mystérieux provient en réalité d’une inversion amusante : il fusionne le patronyme inversé de Boon et celui, également retourné, de John Tobias, autre père fondateur du jeu.
L’année faste des jeux vidéo au cinéma
2024 semble décidément placer les adaptations vidéoludiques sous les projecteurs : après Mortal Kombat II, c’est au tour de Street Fighter de faire son retour sur grand écran. Si certains critiques saluent la suite comme une « (presque) victoire sans faute » , d’autres tempèrent leur enthousiasme, mais reconnaissent le charisme de Karl Urban et l’audace de ces références pour les fans historiques. Voir Ed Boon croiser la route d’un héros qu’il a imaginé il y a plus de trente ans offre en tout cas une réjouissante passerelle entre deux mondes — celui du pixel et celui du grand écran.