L’avenir de Rush Hour 4 compromis par des désaccords salariaux entre Chris Tucker et Jackie Chan

Image d'illustration. Rush HourNew Line Cinema / PR-ADN
La production du quatrième volet de la saga Rush Hour connaît des turbulences, les négociations salariales entre Chris Tucker et Jackie Chan compliquant l’avancée du projet et jetant le doute sur la reprise du célèbre duo à l’écran.
Tl;dr
- Conflit salarial bloque « Rush Hour 4 ».
- Financement compromis par instabilité au Moyen-Orient.
- Retour de Brett Ratner lié à la politique Trump.
Tensions salariales entre stars et studio
Difficile de croire que les fans auront bientôt droit à une nouvelle dose des aventures explosives de Chris Tucker et Jackie Chan. Si le retour du duo culte dans un hypothétique « Rush Hour 4 » fait couler beaucoup d’encre depuis la sortie du troisième opus en 2007, l’affaire se complique sérieusement. Selon les informations de The Puck, le projet serait actuellement enlisé dans un désaccord financier majeur entre les deux vedettes et le studio Paramount. Après avoir empoché près de 20 millions chacun lors du précédent film, les comédiens auraient reçu une proposition jugée décevante : seulement 8 millions par tête pour ce nouvel épisode, une offre immédiatement rejetée.
Financement incertain et sources controversées
Autre épine dans le pied du projet : l’incertitude autour du financement. Alors que la production devait initialement démarrer au printemps ou à l’été, le lancement a été repoussé, au plus tôt, à septembre. Les producteurs peinent encore à réunir plus de 100 millions de dollars nécessaires, faute d’accords fermes avec leurs têtes d’affiche – véritable moteur du retour de la franchise. Mais ce n’est pas tout : le montage financier lui-même suscite des interrogations. Pour compléter son budget colossal, le producteur Ben Ammar multiplie les démarches auprès d’investisseurs parfois controversés, principalement issus du Moyen-Orient. Cette stratégie n’est pas sans rappeler celle de David Ellison, PDG de Paramount Pictures, qui avait déjà sollicité des fonds saoudiens pour financer la fusion à 81 milliards avec Warner Bros. Discovery.
L’ombre des turbulences géopolitiques et politiques
Le tableau se brouille davantage sous l’effet des tensions internationales. Les bouleversements actuels au Moyen-Orient – amplifiés par la politique étrangère américaine sous le gouvernement de Trump, notamment le bras-de-fer avec l’Iran – pourraient compromettre certains soutiens financiers cruciaux pour « Rush Hour 4 ». D’après The Puck, ces conflits géopolitiques ralentissent considérablement l’obtention des fonds, plongeant ainsi la production dans une incertitude prolongée.
Brett Ratner et influences politiques en coulisses
La résurgence du nom de Brett Ratner, réalisateur contesté des premiers volets, ajoute encore à la complexité ambiante. Ce retour inespéré doit beaucoup à l’intervention directe de l’ex-président américain : c’est Donald Trump qui aurait tenté d’imposer son ami Ratner auprès de Paramount après leur collaboration sur un documentaire dédié à Melania Trump pour Prime Video. La manœuvre s’avère cependant laborieuse tant la conjoncture est instable.
Face à ces obstacles multiples, la sortie d’un quatrième épisode relève encore aujourd’hui plus du vœu pieux que d’une réalité tangible. Dans les prochains mois, il faudra scruter si « Rush Hour 4 » réussira à retrouver sa place au box-office ou sombrera dans les arcanes des projets avortés – non sans ironie ni fracas.
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