À ne pas manquer sur HBO Max : le film fantastique 2025 signé par le créateur d’Hannibal

Image d'illustration. Dust BunnyeOne Films / PR-ADN
Le créateur de la série Hannibal revient avec un nouveau film fantastique prévu pour 2025, qui suscite déjà l’engouement. Attendu sur HBO Max, ce long-métrage promet d’attirer l’attention des amateurs du genre.
Tl;dr
- Le style unique de Bryan Fuller passe au cinéma.
- Dust Bunny fusionne violence et fantaisie enfantine.
- Le film est disponible sur HBO Max.
L’empreinte Bryan Fuller du petit au grand écran
Après avoir marqué la télévision par une signature inimitable, voilà que Bryan Fuller s’aventure pour la première fois derrière la caméra d’un long métrage. Depuis des années, l’auteur de séries cultes telles que « Dead Like Me », « Pushing Daisies » ou encore « Hannibal », façonne un univers où l’étrangeté côtoie la douceur, mêlant humour noir et onirisme macabre. Il y avait donc de quoi surprendre de le voir attendre jusqu’en 2025 pour signer son premier film : « Dust Bunny ». Pour cette aventure, il retrouve son complice de toujours, Mads Mikkelsen, déjà inoubliable dans « Hannibal ».
Un conte macabre aux accents enfantins
À première vue, le synopsis a tout d’un conte pour enfants : une fillette, Aurora (incarnée par la jeune Sophie Sloan), sollicite l’aide de son voisin solitaire, connu uniquement sous le nom de Resident 5B (Mads Mikkelsen). Sa requête ? Qu’il élimine le monstre tapis sous son lit, responsable du meurtre de ses parents. On pense alors à un clin d’œil assumé à « Léon : Le Professionnel », mais revisité façon Fuller : derrière la naïveté pointe une menace bien réelle.
Car chez Fuller, rien n’est jamais aussi simple. Si Resident 5B est en réalité un tueur à gages sans histoire, il devient aux yeux d’Aurora un véritable chasseur de créatures terrifiantes. Et dans « Dust Bunny », le doute s’installe : cette bête existe-t-elle vraiment ou n’est-elle qu’une projection traumatique ? La réponse importe moins que les conséquences funestes qui s’accumulent au fil du récit – funestes aussi pour les adultes qui osent franchir le seuil d’Aurora.
Mélange subtil entre violence et féérie sombre
Le style visuel ne trompe pas : couleurs acidulées, dialogues teintés d’humour mordant, ambiances oscillant entre cauchemar et innocence — c’est tout l’art de Fuller. On pourrait dresser la liste suivante pour résumer sa recette :
- Violence stylisée : chaque scène oscille entre choc brutal et esthétisme baroque.
- Surréalisme narratif : le réel se confond avec l’imaginaire des enfants.
- Caméos marquants : citons notamment Sigourney Weaver, inquiétante en marraine criminelle.
En dépit de moyens modestes (le monstre prend parfois des allures cartoonesques à cause des effets pratiques), Fuller déjoue les pièges en suggérant plus qu’il ne montre, tel un requin absent dans « Les Dents de la Mer ».
Dust Bunny : déjà culte en streaming ?
Si sa sortie discrète en salle a pu passer inaperçue auprès du grand public, « Dust Bunny » connaît aujourd’hui un second souffle sur HBO Max. Plébiscité par les fans et suivi avec attention sur FlixPatrol, le film confirme que l’univers singulier de Fuller séduit autant sur petit que sur grand écran. Loin d’être une suite directe à « Hannibal », ce nouveau projet rappelle néanmoins pourquoi tant de spectateurs restent fidèles à sa vision unique.
Si vous aimez les mondes où la poésie flirte avec l’épouvante, il serait dommage de passer à côté de cette expérience cinématographique hors norme.