Comment Battlestar Galactica a influencé la création de deux espèces majeures dans Mass Effect

Image d'illustration. Mass EffectElectronic Arts / PR-ADN
La saga vidéoludique Mass Effect puise son inspiration dans de nombreux classiques de la science-fiction, dont Battlestar Galactica. Deux espèces extraterrestres majeures du jeu reprennent ainsi des éléments clés issus de l’univers de cette célèbre série.
Tl;dr
- « Mass Effect » adapte le choix du joueur en série TV.
- Le conflit quariens/geth évoque « Battlestar Galactica ».
- Le destin dépend des décisions du joueur dans le jeu.
Une adaptation télévisée qui interroge la notion de choix
Alors que la saga vidéoludique Mass Effect s’apprête à connaître une nouvelle vie sur petit écran, une question s’impose : comment retranscrire l’essence même d’un jeu où chaque décision du joueur modèle le récit ? L’attrait principal de cette série repose en effet sur la possibilité offerte aux joueurs d’incarner le héros central d’une grande épopée spatiale, tout en façonnant l’histoire par leurs propres choix.
Hommages assumés et racines science-fictionnelles
En explorant l’univers de Mass Effect, il devient évident que ses créateurs rendent hommage aux grands classiques de la science-fiction tels que Star Wars, Star Trek ou encore Battlestar Galactica. Un parallèle frappant concerne le conflit entre les quariens et les geth, des entités dont la dynamique rappelle fortement celle qui oppose l’humanité aux Cylons dans la série « Battlestar Galactica ». D’ailleurs, la référence ne s’arrête pas là : deux des races emblématiques du jeu sont précisément construites pour évoquer ce genre de récits archétypaux.
L’exil, l’intelligence artificielle et une guerre sans fin
Pour bien saisir la complexité du conflit quariens/geth, il faut remonter à leur histoire commune : au XIXe siècle (selon le calendrier terrien), les quariens créent les geth comme race servante. Cependant, un réseau d’échanges de données entre robots conduit à l’émergence d’une véritable intelligence artificielle. Lorsque les geth commencent à s’interroger — « Cette unité a-t-elle une âme ? » — la peur des quariens provoque une réaction violente : ils tentent de désactiver leurs créations. Les geth ripostent et remportent finalement la guerre, forçant quelques millions de quariens à fuir leur planète natale pour errer à bord d’une flotte spatiale.
Aujourd’hui encore, ces survivants rêvent de regagner Rannoch — leur monde perdu — tandis que les geth y maintiennent une veille silencieuse. Comme dans « Battlestar Galactica », où les humains parcourent la galaxie à bord d’une flotte disparate, cette existence nomade marque profondément la culture quarienne. Leurs descendants vivent isolés depuis si longtemps que leur système immunitaire est extrêmement fragile, ce qui explique leurs combinaisons hermétiques emblématiques.
L’ambiguïté morale et l’impact du joueur
Ce récit va bien au-delà d’un simple affrontement manichéen. Si dans un premier temps les geth apparaissent comme des adversaires implacables — ils vénèrent même un gigantesque esprit mécanique nommé Sovereign —, la suite des jeux introduit davantage de nuances. À titre d’exemple, dans « Mass Effect 2 », un membre geth nommé Legion rejoint l’équipe du commandant Shepard, permettant ainsi d’explorer les motivations réelles des intelligences artificielles.
Au fil de l’aventure, plusieurs missions plongent le joueur au cœur des débats internes chez les quariens ou révèlent que ce sont eux qui ont déclenché les hostilités. Plus encore, il arrive qu’une issue pacifique se profile : selon vos décisions cruciales,
- la paix peut s’installer entre geth et quariens ;
- sacrifices individuels bouleversent parfois le destin collectif ;
- d’autres fois, l’anéantissement pur et simple frappe un peuple.
Autrement dit, chaque dénouement appartient avant tout à celui qui joue. Une problématique qui risque fort d’être centrale dans toute adaptation télévisuelle fidèle à cet univers complexe et poignant.