OpenAI confronté à un nouveau contentieux majeur

Image d'illustration. OpenAIOpenAI / PR-ADN
L'encyclopédie généraliste de langue anglaise publiée par Encyclopædia Britannica affirme que ses articles auraient été exploités à grande échelle lors de l’entraînement de ChatGPT.
Tl;dr
- Encyclopædia Britannica a porté plainte contre OpenAI, l’accusant d’avoir utilisé son contenu protégé pour entraîner ses modèles d’IA.
- La plainte évoque aussi une atteinte à la marque, en raison de réponses attribuées à tort à l’encyclopédie et de possibles « hallucinations ».
- Cette action s’ajoute à d’autres litiges visant OpenAI, dans un contexte plus large de débat sur le droit d’auteur à l’ère de l’intelligence artificielle.
Encyclopædia Britannica attaque OpenAI en justice
La tension autour de l’utilisation des données par les intelligences artificielles se confirme avec une nouvelle offensive judiciaire : Encyclopædia Britannica vient de déposer une plainte contre OpenAI. L’entreprise, réputée pour son immense base documentaire, reproche à la société fondatrice de ChatGPT d’avoir exploité « son contenu protégé à très grande échelle » lors de la phase d’entraînement des modèles d’IA. Plus encore, la plainte relayée par Reuters souligne que certaines réponses générées par le chatbot reproduiraient parfois, totalement ou partiellement, des passages entiers de ses articles protégés par le droit d’auteur.
Des accusations qui dépassent la simple contrefaçon
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Selon le dossier déposé devant la justice, l’atteinte au droit d’auteur serait doublée d’une accusation de violation de marque déposée. Les avocats d’Encyclopædia Britannica dénoncent ainsi le fait que ChatGPT, dans certains cas, générerait du contenu inventé, communément appelé « hallucination », et attribuerait ces informations fausses à l’encyclopédie elle-même. Une stratégie qui, selon eux, mettrait directement en cause la crédibilité de leur marque historique.
D’autres fronts judiciaires déjà ouverts
Ce n’est pas la première confrontation entre Encyclopædia Britannica et le secteur de l’intelligence artificielle. Dès septembre 2025, la maison-mère, également propriétaire de Merriam-Webster, avait engagé une action similaire contre Perplexity, un autre acteur du secteur. D’un autre côté, il faut rappeler que OpenAI, déjà visé par une procédure lancée par le The New York Times, doit désormais composer avec une multiplication des litiges autour de la notion même de « droit d’auteur à l’ère numérique. »
L’innovation justifiée par l’usage équitable ?
Face aux accusations répétées, un porte-parole d’OpenAI a tenu à défendre les pratiques du groupe : « ChatGPT aide à stimuler la créativité humaine, fait progresser la recherche scientifique et médicale, et permet à des centaines de millions de personnes d’améliorer leur quotidien. Nos modèles favorisent l’innovation et s’appuient sur des données publiques tout en respectant l’usage équitable ». La bataille judiciaire s’annonce donc déterminante pour définir les contours du futur encadrement juridique des contenus utilisés dans le domaine de l’intelligence artificielle.