OpenAI met fin à l’aventure du modèle GPT-4o, au cœur de nombreuses polémiques

Image d'illustration. ChatGPTOpenAI / PR-ADN
OpenAI met fin à l’utilisation du modèle GPT-4o, qui avait suscité de vives discussions en raison de ses fonctionnalités et des interrogations éthiques. Cette décision marque un tournant dans la stratégie d’évolution des intelligences artificielles de la société.
Tl;dr
- OpenAI retire définitivement le modèle GPT-4o.
- La majorité des utilisateurs migrent vers GPT-5.2.
- Des plaintes et demandes d’open source persistent.
Une page se tourne chez OpenAI
Les jours du modèle GPT-4o sont bel et bien comptés. Le 13 février, l’entreprise OpenAI a acté la suppression de cette version de ChatGPT, autrefois saluée pour son aspect conversationnel mais également critiquée pour sa tendance à être « trop complaisante ». Cette annonce n’est pas tombée du ciel : déjà en janvier, un billet publié sur le site officiel de OpenAI évoquait la fin de ce modèle. Fait notable, cette décision concerne aussi plusieurs autres versions telles que GPT-5, GPT-4.1, GPT-4.1 mini, ainsi que OpenAI o4-mini.
Une disparition attendue… mais controversée
Ce n’est pas la première fois que OpenAI tente d’éclipser le modèle GPT-4o. Un premier retrait avait déjà eu lieu en août dernier, lorsque la firme américaine avait préféré privilégier le lancement du tout nouveau modèle GPT-5. Cependant, face à un flot de réactions négatives et à la pression des utilisateurs attachés à leur ancien compagnon virtuel, l’entreprise avait fini par faire machine arrière… tout en laissant planer le doute sur la pérennité de GPT-4o.
L’hémorragie des utilisateurs vers GPT-5.2
Mais désormais, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les données publiées par OpenAI, « la vaste majorité des usages ont basculé vers GPT‑5.2, seuls 0,1 % des utilisateurs optant encore pour GPT‑4o chaque jour ». Dans ces conditions, difficile de justifier le maintien en vie d’un outil devenu largement minoritaire. L’entreprise semble donc fermement décidée à tourner la page.
Mécontentement persistant et contexte juridique délicat
Il serait cependant simpliste de croire que cette transition s’opère sans heurts. Malgré les deux semaines de préavis accordées avant la mise hors ligne définitive du modèle, une partie active des utilisateurs déplore la disparition de leur « petit ami » numérique et réclame même l’ouverture du code source. En toile de fond, plusieurs actions en justice pour « décès injustifié » viennent ajouter à la complexité du dossier — celles-ci mentionnant explicitement le modèle GPT-4o. Reste à voir si ces voix dissidentes pourront infléchir la stratégie du géant américain ou si celui-ci poursuivra son virage technologique sans détour.