Pourquoi relancer le MCU avec Thunderbolts* aurait surpassé Doomsday — explications à l’appui

Image d'illustration. MarvelMarvel / PR-ADN
Le film Thunderbolts* proposait une alternative plus efficace pour relancer l’univers cinématographique Marvel, en comparaison avec le scénario de Doomsday. Plusieurs éléments clés expliquent pourquoi cette approche aurait pu mieux renouveler la franchise.
Tl;dr
- Thunderbolts* apporte vulnérabilité et humanité au MCU.
- Les derniers films misent sur le spectacle, moins sur l’émotion.
- Le potentiel d’un nouveau cap pour Marvel reste inexploré.
Un virage manqué pour le MCU ?
Dans l’univers saturé de super-héros où les effets spéciaux règnent en maîtres, Thunderbolts* s’est imposé comme une proposition radicalement différente. En plaçant des personnages aussi cabossés qu’attachants au cœur de son récit, le film semblait vouloir remettre au goût du jour la force émotionnelle qui a longtemps caractérisé le Marvel Cinematic Universe (MCU). Mais ce fragile élan vers plus d’humanité est-il condamné à rester un simple aparté ?
Loin des dieux, près des hommes
Quand on évoque les héros de Thunderbolts*, impossible de les réduire à de simples figures de rue. Qu’il s’agisse de Yelena, perdue après la mort de sa sœur et noyant son chagrin dans l’alcool, ou d’Alexei, ex-Red Guardian, prisonnier d’une gloire passée devenue toxique, chacun tente désespérément de retrouver sa place. Ajoutez à cela la détresse post-traumatique de John Walker, exilé après avoir perdu son statut de Captain America, ou encore celle d’un Bucky Barnes en quête maladroite d’intégration politique, et vous obtenez un panorama saisissant d’âmes brisées. À travers eux, le film ose raconter ce que signifie vivre dans l’ombre des « dieux », loin des projecteurs habituels.
Spectacle contre substance : un équilibre perdu ?
À côté, difficile de ne pas voir dans la future sortie d’Avengers: Doomsday une forme d’antithèse. Tout y promet une surenchère visuelle et un défilé de visages familiers destinés à flatter la nostalgie du public — une recette éprouvée depuis presque vingt ans. Ce modèle triomphant atteint peut-être ses limites : là où les premiers volets du MCU valorisaient encore les blessures humaines — oui, même celles jamais cicatrisées de Tony Stark — la tendance actuelle privilégie le spectaculaire. Résultat : des histoires qui peinent à toucher vraiment.
Et maintenant ? Un espoir avorté ?
La sincérité brute affichée par Thunderbolts* — du jamais vu depuis Black Panther, diront certains — aurait pu ouvrir une voie nouvelle pour Marvel. Moins policée, plus authentique. Un cap vers des récits où vulnérabilité et acceptation prennent enfin le dessus sur l’esbroufe numérique ou le fan-service permanent. Peut-être faudra-t-il attendre que le vent tourne… mais pour beaucoup, cette tentative avortée résonne déjà comme une opportunité manquée pour le studio.
Pourtant, certains y voient encore l’amorce d’un avenir différent pour l’univers Marvel…