Des activistes utilisent la reconnaissance faciale pour identifier les policiers
Les technologies modernes permettent énormément de choses, notamment en termes d'identification des personnes. Ce qui n'est pas toujours une bonne chose.
Depuis plusieurs années maintenant, dans certains pays, les forces de l’ordre doivent porter un ou plusieurs signes permettant leur identification rapide. Certains agents sont aussi équipés de dispositifs pour filmer toutes les interventions. Malgré ces mesures, il peut y avoir des débordements, d’un côté comme de l’autre. Les cas de violences policières se multiplient ces derniers temps, malheureusement. Certains ont trouvé un autre moyen d’identifier les policiers qui abusent.
Des militants utilisent la reconnaissance faciale contre la police
Durant les manifestations, quelles qu’elles soient, la police intervient souvent sur place pour tenter de préserver la paix. Parfois, il arrive même que manifestants et policiers marchent côte à côte pour défendre une cause mais d’autres fois, malheureusement, la situation dégénère et il arrive aussi que des policiers fassent des choses qu’ils ne devraient pas faire. Il convient alors de tenir lesdits policiers pour responsables de leurs actes.
Pour retourner les moyens des autorités contre eux
Mais là encore, parfois, les policiers dissimulent les éléments permettant de les identifier. Cette opération devient alors très difficile, voire impossible, tout du moins officiellement. Cela étant dit, il semblerait que des militants se soient montrés assez intelligents pour retourner les outils de la police contre elle, et notamment la reconnaissance faciale. Ce qui est plutôt ironique quand on considère le fait que ce sont justement ces outils qui sont utilisés par la police pour identifier les manifestants.
Interrogé par The New York Times, le développeur autodidacte Christopher Howell qui a créé son propre logiciel après avoir été gazé il y a quelques mois déclarait : « C’était, vous savez, comme le genre de révélation que l’on a sous la douche, et au moment parfait où je savais comment faire et ce que j’avais envie de faire. La responsabilité est toujours importante. Nous avons besoin de savoir qui fait quoi pour que nous puissions agir le cas échéant. »
Andrew Maximov, un autre développeur, ajoutait : « Pendant longtemps, tout le monde savait que les puissants pouvaient utiliser ces systèmes pour identifier et opprimer les faibles, mais nous approchons aujourd’hui de cette lisière technologique où les petits peuvent agir de la même manière envers les grands. Il n’est pas question uniquement de perdre l’anonymat. Il est question de menace de déshonneur. »