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Bons Plans

Test Sniper Elite 4

Voici notre test de Sniper Elite 4, disponible sur PC, PS4 et Xbox One depuis le 14 février.

| Modifié le 17 février 2017 à 10h50
Test Sniper Elite 4

Note

  • Sniper Elite 4
    6

Avantages

+ Des cartes très ouvertes aux objectifs multiples
+ Plaisir de réaliser un snipe parfait
+ Réalisation technique de qualité, caméras bien fichues
+ Solo, mode coopératif et multijoueur au rendez-vous

Inconvénients

- Huit missions, c’est court et déjà des DLC
- Intelligence artificielle toujours en retrait
- Scénario de campagne pas passionnant

Introduction

Juin 1943. Victorieux en Afrique du nord, les Alliés souhaitent maintenant porter l’offensive sur le continent européen. Sous la pression de Winston Churchill, la décision est finalement prise de porter l’estocade par l’Italie, considérée comme le point faible de la défense de l’Axe. Toutefois, avant de pouvoir lancer le débarquement sur la Sicile, il est impératif de préparer le terrain, de faire place nette. Sniper émérite déjà largement mis à contribution en Libye – cf. Sniper Elite 3 – Karl Fairburne reprend du service, cette fois pour soutenir la résistance italienne.

Je t’aime à l’italienne

Sniper Elite 4 fait logiquement suite à Sniper Elite 3. Jusque là, ça va, tout le monde s’y retrouve. Sorti en 2014, ce troisième opus mettait en scène Karl Fairburne. Le tireur d’élite de l’armée américaine devait alors mener la vie dure aux soldats de l’Afrika Korps et, surtout, saboter le projet de super-arme préparé en secret par le Troisième Reich, le Landkreuzer P.1000 Ratte. Sa mission a été un franc succès et les Alliés ont fait bien plus que repousser les attaques de l’Axe en s’adjugeant la quasi-totalité de l’Afrique du nord.

Avec Sniper Elite 4, le studio Rebellion « prend les mêmes et recommence ». En effet, la trame scénaristique est grosso modo identique à celle du précédent opus. Nous y incarnons toujours le sniper Karl Fairburne et l’objectif est une fois encore de descendre un maximum de soldats en un minimum de balles. Les Britanniques ont poussé le vice jusqu’à reprendre l’objectif principal : à savoir détruire la menace d’une super-arme développée par les Allemands, ici des missiles radio-guidés capables de détruire n’importe quel navire.

Parachuté dans l’extrême sud de la péninsule italienne, Karl Fairburne découvre un décor de carte postale. Il doit se faire à son nouvel environnement, mais n’aura guère de temps pour le tourisme. Son premier objectif est de retrouver la piste de la résistance italienne. Résistance qui prend les traits d’une – forcément charmante – jeune femme prénommée Sofia et qui doit lui fournir des renseignements supplémentaires sur sa cible. Bien sûr, c’est du donnant-donnant et Karl Fairburne est contraint d’aider les résistants face à leurs oppresseurs.

Au travers de la troisième mission du jeu, Karl Fairburne doit ainsi mettre hors d’état de nuire une pièce d’artillerie installée – quelle drôle d’idée ?! – sur un viaduc. Chemin faisant, la campagne solo s’étire sur huit missions aux objectifs variés, mais aux canevas similaires. Sur des cartes très ouvertes, il s’agit d’atteindre une cible principale permettant la progression de la mission. Il est possible de se contenter de cet unique but, mais des objectifs secondaires sont proposés afin de pousser le joueur à explorer toute la carte et lui permettre de gagner un peu d’expérience en plus.

À ce niveau, Sniper Elite 4 marque de nets progrès vis-à-vis du troisième épisode de la franchise. Le système d’objectifs secondaires n’est pas nouveau, mais les choses sont un peu plus originales maintenant et surtout, plus variées. Sniper Elite 4 profite d’un monde beaucoup plus ouvert avec des cartes plus vastes et mieux conçues où l’on peut, sinon se perdre, au moins tenter des approches radicalement différentes. Notons d’ailleurs qu’il est souvent possible de prendre les objectifs dans l’ordre qu’on le souhaite, sans qu’une quelconque chronologie ne nous soit imposée.

Wahlberg Simulator

Ces cartes plus vastes sont aussi l’occasion de varier considérablement les environnements, et ce, au sein d’une même mission. Dans certains cas, il est ainsi possible de profiter de paysages ouverts, en extérieur, et l’instant d’après d’arpenter les couloirs sombres d’une vieille bâtisse. Mieux, cela a permis aux développeurs d’être plus inventifs dans la partie exploration et on peut maintenant passer un certain temps à chercher toutes les lettres de soldats à collectionner ou les statues d’aigles impériaux à détruire. Des collectibles qui viennent joliment compléter les multiples objectifs proposés par le scénario de chaque mission.

De manière assez basique, ces objectifs seront souvent de dessouder tel ou tel officier, d’assassiner un dignitaire nazi ou de massacrer ses hommes de confiance. Au-delà du meurtre pur et simple, les développeurs de Rebellion ont parfois imaginé des objectifs un peu recherchés, qui « contextualisent » davantage le jeu. Ici, nous devrons désactiver les puissants projecteurs de la zone portuaire afin de permettre le bombardement des installations quand là, il s’agit de déglinguer des caméras utilisées par la propagande nazie ou, nous l’avons déjà évoqué, de faire exploser le viaduc sur lequel est installée une pièce d’artillerie majeure.

Précédemment, nous avons également parlé de l’expérience acquise par Karl Fairburne. Sans surprise, il s’agit toujours d’une part importante du jeu, même s’il est tout à fait possible de terminer la campagne solo sans s’en préoccuper. Ainsi, au fur et à mesure de ses exploits, notre tireur d’élite est récompensé par des points d’expérience. Réussir un objectif principal octroie évidemment un maximum de ces points, mais les objectifs secondaires ne sont pas inintéressants non plus et quantités d’autres actions permettent d’en engranger.

Un tir particulièrement lointain – plus de 200 mètres par exemple – est l’occasion d’obtenir une chouette récompense. De la même manière, utiliser le réservoir d’un camion pour déclencher une réaction en chaîne et, de cette façon, tuer trois soldats en même temps accorde un joli bonus. Bien sûr, la destruction de véhicules allemands, de pièces d’artillerie ou de dépôts de munitions permettent aussi d’obtenir un peu d’expérience. Enfin, la découverte des multiples objets à collectionner augmente encore le capital XP de Karl Fairburne.

Cette expérience, elle peut-être dépensée durant le petit laps de temps entre les missions. Après chaque objectif principal – et avant d’enchaîner sur le suivant – on se retrouve effectivement dans les menus. Là, il est possible de débloquer des compétences supplémentaires en fonction du niveau que l’on a atteint. Vous vous en doutez, ces compétences doivent simplifier la vie de Karl Fairburne en permettant par exemple une récupération du souffle plus rapide. À chaque niveau, on débloque également des points qui vont permettre de changer son équipement de départ pour, c’est un exemple, un fusil de précision avec moins de recul.

Petits meurtres entre ennemis

Compte tenu de la montée en puissance du scénario de Sniper Elite 4, l’expérience n’est pas à négliger. En début de partie, les objectifs sont assez simples, mais très vite, il est demandé au joueur de faire preuve d’une grande discrétion sous peine de se retrouver avec 15 soldats sur le dos. Il est intéressant de noter que le jeu permet de modifier la difficulté quand bon nous semble. Quatre niveaux sont ainsi proposés – cadet, soldat, sniper elite, authentique – et il est même possible de personnaliser les choses au travers d’une bonne quinzaine d’options.

Cette gestion du niveau de difficulté est très importante dans la mesure où Sniper Elite 4 mise énormément sur les sensations ressenties par le joueur. Autant être clair, l’intelligence artificielle n’est pas exempte de reproches et il est assez simple de se jouer des soldats ennemis. En revanche, maîtriser les conditions extérieures pour réaliser des tirs d’extrêmement loin n’est pas une mince affaire… au niveau authentique ! Au contraire, au niveau cadet, on a tendance à ressentir un sentiment de grande puissance : Karl Fairburne apparaît alors comme une sorte de surhomme capable d’éliminer une escouade entière sans une égratignure.

Nous touchons ici à l’intérêt principal de Sniper Elite 4. Ne nous leurrons pas, Rebellion ne révolutionne pas le FPS avec son jeu. Le studio ne tente même pas de bouleverser le jeu de snipe, à la mode ces dernières années. En revanche, en proposant des situations intéressantes, un level design réussi et des conditions de jeu pas évidentes, il permet de passer un bon moment en solo ou en multi. À côté de la campagne, on peut effectivement (re)jouer toutes ces missions en coopératif à deux et un multi autorise des affrontements de snipers jusqu’à 12 sur les cartes de la campagne.

Terminons par un rapide aparté technique. Comme vous pouvez le voir sur une de nos captures, Rebellion a reconduit le système de killcams destiné à nous montrer – avec force détails – l’élimination des ennemis. Le résultat est toujours aussi impressionnant les premières fois et toujours aussi dispensable après huit ou neuf meurtres ! En revanche, saluons le travail de Rebellion qui a largement fait progresser la réalisation de sa franchise. Graphiquement c’est très réussi et la fluidité de l’animation n’est pas gâchée par l’ouverture des cartes. Du bon travail.

Conclusion

Sniper Elite 4 reprend à son compte les qualités des précédents opus, mais marque une réelle étape pour le studio Rebellion. Après plusieurs essais infructueux, les Britanniques sont enfin parvenus à nous proposer un jeu réellement ouvert, offrant de multiples façons d’accomplir les objectifs. L’intelligence artificielle reste le point faible de la franchise, mais il y a là aussi d’incontestables progrès. Au final, on se retrouve avec huit missions de qualité, un mode coop bien pensé et des modes multijoueurs amusants. En revanche, on regrette tout de même que la question des DLC ait poussé les développeurs à ne proposer la mission « Hitler » qu’en supplément ou sur la version deluxe du jeu.

Note

  • Sniper Elite 4
    6

Avantages

+ Des cartes très ouvertes aux objectifs multiples
+ Plaisir de réaliser un snipe parfait
+ Réalisation technique de qualité, caméras bien fichues
+ Solo, mode coopératif et multijoueur au rendez-vous

Inconvénients

- Huit missions, c’est court et déjà des DLC
- Intelligence artificielle toujours en retrait
- Scénario de campagne pas passionnant
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