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Test de l’imprimante 3D FreeSculpt EX1

Test de l'imprimante 3D FreeSculpt EX1 en vente chez Pearl.fr

Test de l\'imprimante 3D FreeSculpt EX1

Note

  • Design
    6
  • Le logiciel
    7
  • Phase d'impression
    7
  • Le résultat de l'impression 3D
    8

Avantages

Prix de l'imprimante et des consommables
Prête à l'emploi
Autonome : transmission des données par carte SD ou USB A/B
Volume d'impression
Options de calibrage variées

Inconvénients

Design trop sobre
Logiciel de base trop light (à voir la version payante avec le pack à 900€)
Présence de magasins uniquement sur Paris, Strasbourg et Sélestat... sinon envoi par Internet

Introduction

C’est le sujet technologique actuel : l’impression 3D se démocratise avec la sortie d’imprimantes à prix abordables, loin des 5000€ demandés il y a encore 1 an pour des machines quasi-professionnelles.

Si les imprimantes 3D de Buccaneer ou de Makerbot ont relativement fait du bruit lors des dernières semaines, une autre machine risque de faire parler d’elle : la FreeSculpt EX1, proposée par le site de vente on-line Pearl.fr.

Proposée à 799,90€, la EX1 a l’avantage de proposer une large surface d’impression de 225 x 145 x 150 mm (LxPxH). Prête a l’emploi, elle est livrée avec un logiciel 3D allégé, une carte SD, un rouleau de plastique ABS, un câble USB type B et quelques outils. Du moins, c’est le packaging que nous avons reçu afin de pouvoir tester la bête !

Design

Au premier abord, difficile de savoir que la FreeSculpt EX1 est une des représentantes de ce nouveau palier de l’avancée technologique. Assez basique, la EX1 présente comme une imprimante 2D laser conventionnelle. Épurée, elle attire l’œil essentiellement grâce à la couleur orange flashy de sa partie haute, ainsi que la trappe frontale transparente à l’avant, indiquant que plus qu’une simple feuille de papier en sortira.

Formant un cube d’un peu moins de 60 cm de côté, la EX1 reste tout de même compacte et permet d’être placée sans aucun problème sur un bureau, une table ou un petit buffet.

La bobine de fil ABS étant placée au dos de l’imprimante, elle est absolument invisible par celui qui l’aborde de face. L’essentiel de la connectique est située au dos (bouton on/off, entrée USB type B, alimentation) alors que l’interface est disponible sur la partie haute. Un écran LCD N/B est disponible sur la partie haute, et permet d’accéder aux principales fonctions. Cinq boutons assistent à la sélection, et une entrée fine permet à la carte SD d’être insérée.

On constate avec plaisir que la carte SD de 2 Go inclue dans le pack est en réalité une micro-SD accompagnée d’un adaptateur, choix particulièrement pratique pour passer de l’imprimante à un PC, voir une tablette.

Une seconde trappe transparente est disponible sur le haut de la EX1. On comprend rapidement qu’elle sert essentiellement à l’aération lors des phases de travail, et que c’est la trappe frontale qui servira à récupérer l’objet.

Si le design de la EX1 est somme toute banale, ce qui est dommage pour un objet de haute technologie, on en attend plus de ses capacités. Finalement, c’est pour ça qu’elle nous intéresse !

Le logiciel

Finalement, le logiciel livré avec l’imprimante n’en est en fait pas vraiment un.

Celui-ci ne sert en réalité qu’à formater le fichier 3D chargé (logiquement en format STL) avant de l’envoyer sur l’imprimante. Il est également possible de placer l’objet par rapport à la plaque avant de lancer l’impression, si on préfère l’imprimer sous un autre angle (horizontalement, dans l’autre sens…), ce qui ne change pas grand chose, hormis améliorer la stabilité de nombre d’objets, ce qui aura comme effet de diminuer la dose de plastique ABS utilisée par l’imprimante pour créer une « cale ».

Grâce à ce petit software, il est également possible d’envoyer directement les données de l’objet à l’imprimante par le câble USB Type B fourni. Mais le transfert pas carte SD, surtout grâce à sa mobilité, reste bien supérieur.

Phase d'impression

On ne nous a pas menti en présentant cette imprimante 3D comme « prête à l’emploi » : une fois sortie de son carton, branchée à la prise secteur et le petit logiciel installé sur votre PC, il ne reste plus qu’à passer à l’impression…

La carte SD insérée, l’imprimante prend quelques secondes à la formater et la lire. L’écran LCD nous propose alors plusieurs choix :

  • Menu SD : le menu des fichiers reconnus sur la carte SD. Une fois le fichier sélectionné, l’impression commence !
  • Test Impression : imprime un petit cube pour vérifier le bon fonctionnement global
  • Configuration système : Plusieurs options sont ici disponibles :

– Filament L/UL: Pour activer le mode de changement de la bobine de fil ABS

– Calibrage: Ce mode permet de régler soi-même le niveau de la plaque d’impression. Heureusement, nous n’avons pas eu à le faire !

– Température de jet : Régler la température de la buse. La température réglée de base est celle nécessaire pour la fonte du plastique ABS. Pour l’instant, Pearl ne propose que cette matière, mais cette option laisse peut-être présager de nouvelles matières…

– Température de la base : idem, mais pour la plaque

– Mode : Pour régler le type de chauffage : en continu, lors de l’impression ou en pause. L’intérêt est de raccourcir le temps de chauffe et d’accélérer l’impression, ou au contraire d’économiser de l’énergie mais de retarder un peu l’impression

– German : Passer en allemand (non, ça ira…) ou en français

  • Infos : Affiche la version du Firmware, le numéro de contact (!), etc…

L’impression commence donc dès que le fichier est choisi. Il est évident que certaines pièces sont plus longues à imprimer que d’autres, selon si on choisi de les faire creuses ou non, si les bords sont lisses ou complexes ou encore que l’objet imprimé nécessite la création de cales. Pearl annonce une vitesse d’impression de 24 cm³/h, ce qui paraît être dans la norme actuelle pour une imprimante.

Les deux trappes sont pratiques pour voir la machine travailler, même si l’avancement est difficile à voir à l’œil nu. Pour atteindre une bonne précision, le fil est fondu en filaments de 0,4 mm, et les couches sont difficiles à discerner. Finalement, même si voir la buse travailler en live est assez intéressant, il ne reste rien d’autre à faire qu’attendre que le travail soit fini, en vérifiant l’avancement de temps en temps.

Le travail se fait proprement, même si la EX1 peut parfois se rater sur un morceau vide; mais rien de très grave en somme.

Une fois l’impression terminée, il ne reste plus qu’à ouvrir la trappe et récupérer l’objet. On comprend alors à quoi servent les petits outils fournis avec l’imprimante 3D : la base et les cales peuvent être difficiles à enlever à la main, et permettent un travail de « peaufinage » en détails. Il ne reste plus qu’à admirer l’objet.

Le résultat de l'impression 3D

Au final, l’objet obtenu est plus que satisfaisant : les détails sont visibles, et le résultat ressemblant. Les stries des couches restent néanmoins visibles en regardant de plus près, ainsi qu’au toucher.

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Quelques petits « restes » des cales peuvent persister, mais on imagine qu’un coup de lime ou de papier de verre gommerai ces défauts et polirait un peu les rebords.

Néanmoins, la qualité est plus que satisfaisante et les objets sembles solides, hormis pour les détails très fins qui peuvent casser. Mais on image bien pouvoir s’imprimer des figurines ou même des coques de protection pour smartphone par exemple. Après consultation auprès de Pearl, on nous apprend que des mises à jour régulières du firmware (gratuites apparemment) permettront d’affiner la précision.

Niveau consommation de plastique ABS, c’est bien plus modeste que ce que nous avait annoncé Pearl : après 2 ou 3 figurines, la bobine de fil n’a baisse que de quelques cm. Le meilleure méthode pour économiser du consommable restant évidemment d’imprimer des objets creux.

Nous sommes néanmoins déçus de n’avoir pu tester que la couleur blanche. Sur Pearl.fr, 9 couleurs sont disponibles à la vente, dont 3 sont en plastique fluorescent « glow in the dark ». Les prix semblent tout à fait intéressants : 29,90€ pour les bobines d’1 kg de couleurs conventionnelles (blanc, noir, bleu, vert, rouge et jaune) et 39,90€ pour les Glow in the dark. Si le choix de la matière est réduit, ce large panel de couleurs rattrape le tout.

Autre petite déception : Pearl annonce trois offres sur son site pour cette imprimante 3D EX 1 : la version nue « EX1 Basic » que nous avons reçue pour le test, affichée à un prix de 799,90€ et deux autres versions que nous n’avons malheureusement pas pu tester.
Il est donc possible de commander le pack « EX1 Plus » à 899,90€ avec un logiciel 3D qu’on nous annonce comme très complet, et le pack « EX1 Scan », composé de l’imprimante, du logiciel 3D et surtout d’un appareil-photo/scanner 3D, qui semble simple d’utilisation selon les schémas que nous avons pu apercevoir.

Pour la modélisation 3D, on se rattrapera sur un logiciel gratuit tel que Blender ou SketchUp, mais il est vrai que nous aurions aimé voir le scanner 3D en action.

Reste qu’à la vue de la qualité d’impression satisfaisante, de sa facilité d’utilisation, de la taille des objets pouvant être imprimés et surtout du faible coût de l’imprimante comme des consommables, la FreeSculpt EX1semble être d’un très bon rapport qualité / prix, ce qui en fait une sérieuse concurrente pour les imprimantes 3D se lançant actuellement.

Disponible ici, et pour info Pearl sera au salon 3D Print Show de Paris le 15 et 16 novembre pour présenter la machine.

Caratéristiques

  • Dimensions max. de l’objet : (LxPxH) 225 x 145 x 150 mm
  • Vitesse d’impression 3D : jusqu’à 24 cm³ / h, 80 – 120 mm / s
  • Épaisseur de couche : 0,15 – 0,4 mm
  • Diamètre de la buse : 0,4 mm
  • Puissance de sortie : jusqu’à 250 W
  • Température de l’extrudeuse : 180 – 260 °C
  • Température de la plateforme : 60 – 110 °C
  • Interfaces : USB, fente pour cartes SD
  • Format de fichier compatible : STL (logiciel de création 3D non fourni)
  • Programme de calibrage pour une mise en place parfaite de la plateforme
  • Langues des menus au choix : allemand, français
  • Dimensions & poids : 59 x 53 x 48 cm, 13 kg
  • Inclus : imprimante 3D « EX1-Basic », logiciel d’impression (pour Windows XP / Vista / 7, Mac OS X), outil, carte SD, rouleau en plastique ABS (1 kg), câble USB Type B

Note

  • Design
    6
  • Le logiciel
    7
  • Phase d'impression
    7
  • Le résultat de l'impression 3D
    8

Avantages

Prix de l'imprimante et des consommables
Prête à l'emploi
Autonome : transmission des données par carte SD ou USB A/B
Volume d'impression
Options de calibrage variées

Inconvénients

Design trop sobre
Logiciel de base trop light (à voir la version payante avec le pack à 900€)
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