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SFR veut se faire Bouygues Telecom et propose 10 milliards

Publié le | Modifié le

Le groupe SFR a fait part de sa nouvelle intention de racheter son concurrent Bouygues Telecom. Ce rachat, à hauteur de 10 milliards d'euros, marquerait un changement notable dans le monde de la téléphonie mobile. Bouygues devrait s'exprimer d'ici peu sur ce sujet.

Patrick Drahi, actuel propriétaire de Numericable-SFR, se montre agressif en mettant sur la table la coquette somme de 10 milliards d’euros pour racheter le concurrent direct au 11 millions de clients, Bouygues Telecom. Alors, un retour à trois opérateurs de téléphonie mobile en France ?

SFR et Bouygues : un rachat historique

Alors que le paysage français de la téléphonie mobile est passé à quatre opérateurs depuis l’arrivée de Free Mobile en janvier 2012, un tel rachat serait une opération historique sans doute lourde de conséquences sur ce marché tellement porteur et emblématique. L’offre de rachat a été déposée il y a un peu plus d’une semaine et le service communication de l’opérateur Bouygues Telecom devrait s’exprimer face la presse dès le début de cette semaine.

Fin février dernier, alors que la mort de Martin Bouygues venait d’être annoncée par erreur, ce dernier avait déjà répondu par la négative à une première offre de rachat par SFR en lançant cette phrase : “Vous vendriez votre femme ?“.

Mais cette fois, Patrick Drahi avance des arguments encore plus sérieux, avec son offre dépassant de près de 25% la valeur dernièrement estimée du groupe Bouygues Telecom, soit 10 milliards d’euros, le double d’une première offre déposée en février 2014.

Notons que l’arrivée de la mise en vente des “fréquences en or” (la fameuse bande si convoitée des 700MHz), si importantes pour le déploiement de la 4G, risque de peser lourd dans la décision prise par le groupe Bouygues.

Les obstacles face à ce rachat

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, voit bien évidemment cette possibilité d’un mauvais œil. Clair, il a déclaré à l’agence AFP : “La consolidation n’est pas aujourd’hui souhaitable pour le secteur. L’emploi, l’investissement et le meilleur service aux consommateurs sont les priorités. Or les conséquences d’une consolidation sont à ces égards négatives, comme l’ont prouvé les cas récents en Europe. Le temps n’est pas à des rapprochements opportunistes auxquels plusieurs peuvent trouver un intérêt qui ne retrouve pas ici l’intérêt général “.

Le ministre peut compter sur l’appui de l’Autorité de la Concurrence pour avoir son mot à dire sur ce rachat potentiel. En effet, un tel rachat fait toujours peser des risques de remontée des prix sur les abonnements, sans compter les conséquences sur l’emploi au sein du groupe phagocyté.

Nous devrions en savoir plus dans 2 ou 3 jours.

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