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Les meilleurs casques gamer du moment

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Casques Gaming : 12 modèles au banc d'essai

Qu’il s’agisse de confort, d’encombrement ou de discrétion, les micro-casques à destination des joueurs ont le vent en poupe. Ces derniers délaissent les kits d’enceintes et se tournent vers des casques dotés des derniers raffinements en matière de son.

Une configuration « gamer » ne saurait être complète sans un compagnon audio de qualité. Il y a encore quelques années, les amateurs ne juraient que par les kits d’enceintes 5.1 et les caissons de basses surdimensionnés. Aujourd’hui, la tendance est complètement inversée et cela se ressent dans les rayonnages des revendeurs informatiques : les ensembles d’enceintes ont presque complètement disparu pour laisser la place à des étalages de micro-casques.

Si des marques telles Altec Lansing ou Creative Labs n’ont pas vu le vent tourner, tous les grands noms du matériel « gamer » ont magnifiquement suivi le mouvement. Asus, Corsair, Razer ou SteelSeries proposent ainsi des modèles très variés, très tendance aussi. De nombreux autres noms tentent de se faire une place au soleil – HyperX, Nacon, Spirit of Gamer – et il subsiste tout de même une entreprise « du temps » des kits d’enceintes, Logitech toujours fidèle au poste.

Il est toutefois très difficile de faire un choix raisonné dès lors qu’il est question d’un micro-casque. Bien sûr, les technologies se mélangent, mais on se rend surtout compte que tout est affaire de goût. Ce n’est par exemple pas à nous de vous dire qu’il est conseillé d’opter pour un casque circum-aural (qui englobe l’oreille) plutôt qu’un supra-aural (posé sur les oreilles). Même chose pour le stéréo ou le 7.1. En revanche, ce que nous pouvons faire, c’est vous proposer une sélection de dix produits de grande qualité. Dix produits qui ratissent large et ne vous décevront pas.

Les meilleurs micro-casques gamer PC (Son, connectique, poids)

  • Asus Cerberus V2 (stéréo, Jack 3,5mm / 1,2m, 344g)
  • Corsair Void Pro (7.1, Jack 3,5mm ou USB / 1,8m, 380g)
  • HyperX Revolver S (7.1, Jack 3,5mm ou USB / 1m, 376g)
  • Logitech G433 (7.1, Jack 3,5mm ou USB / 2m, 259g)
  • Nacon PCGH-100ST (stéréo, Jack 3,5mm / 3m, n.c.)
  • Noontec Zoro II Wireless (stéréo, sans-fil, 190g)
  • Razer Kraken 7.1 V2 (7.1, USB / 2m, 346g)
  • Razer Mobile (stéréo, Jack 3,5mm / 1,3m, 315g)
  • Roccat Cross (stéréo, Jack 3,5mm / 2,35m, 185g)
  • Spirit of Gamer Elite-H70 (7.1, USB / 2,4m, 315g)
  • SteelSeries Arctis 5 (7.1, Jack 3,5mm ou USB / 1,2m, 280g)
  • Turtle Beach Recon 150 (Stéréo, Jack 3,5mm / 1m, 310g)

Asus Cerberus V2

Successeur du Cerberus sorti il y a maintenant plus de trois ans, la V2 ne vient pas bouleverser le concept à l’origine de ce micro-casque ayant rencontré un grand succès. C’est ainsi que l’on conserve ce design circum-auriculaire qui vient recouvrir l’intégralité du pavillon de l’oreille. On conserve également l’excellente idée du double micro détachable. Mais alors qu’est-ce qui change au juste et qui justifie les 20 euros supplémentaires demandés par le constructeur ?

Tout d’abord, Asus a revu le squelette de son micro-casque. C’est ainsi que l’anneau intérieur est maintenant garni de coussinets très agréables. Notons également que les écouteurs et été largement revus. Le constructeur précise que leurs coussinets sont 30% plus larges et 50% plus isolants. Au-delà des chiffres, nous constatons qu’ils améliorent sensiblement le confort du joueur lors de longues sessions de jeu. Asus a de plus troqué les transducteurs 60mm de la première mouture pour des modèles 53mm à aimant néodyme. De ce que nous avons pu en juger, le rendu sonore est nettement plus équilibré que sur le Cerberus V1, même si les basses sont une fois encore trop présentes.

Ce n’est pas une surprise, il faut toujours jouer de l’égaliseur pour obtenir un son plus conforme à nos attentes, mais dans des proportions bien moindres. Le rendu est alors très réussi, si ce n’est un léger défaut au niveau des aigus : ils ont un petit côté métallique qui gênera les plus mélomanes. Nous apprécions en revanche beaucoup qu’Asus n’ait pas exagérément boosté la puissance de son casque comme c’est un peu trop souvent le cas : son réglage devrait convenir à toutes les oreilles.

De manière générale, c’est d’ailleurs le sentiment laissé par ce Cerberus V2. Cette nouvelle version n’est pas inoubliable, mais vient corriger quelques reproches faits à l’encontre de son prédécesseur. Ce faisant, il permet à Asus de bien se positionner par rapport à la concurrence et d’apporter une solution audio très intéressante pour les gamers. On regrette juste un niveau de prix un peu élevé par rapport au Cerberus V1.

Corsair Void Pro

S’il est un constructeur « gamer » qu’il n’est plus utile de présenter, c’est bien Corsair. D’abord connue pour ses barrettes de mémoire vive, la marque est parvenue à se faire un nom sur à peu près tous les créneaux. Ainsi, elle commercialise aussi bien des boîtiers ou des alimentations que des claviers ou des souris… et même d’imposants sièges ! Côté casques, la gamme est dominée par les Void, une série de produits plutôt haut de gamme. Nous en testons aujourd’hui le dernier modèle.

Comme son nom l’indique, le Void Pro vient plus ou moins chapeauter l’ensemble de la gamme. Il s’agit du produit le plus abouti du constructeur. En apparence pourtant, il est difficile de le distinguer des autres Void. Corsair a pris soin d’uniformiser la gamme et ce n’est que le dessin des oreillettes qui permet de les reconnaître. Le Void Pro que nous avons reçu est intégralement noir : une sobriété qui tranche avec la forme agressive des oreillettes. Le mariage est réussi.

Si la finition d’ensemble ne souffre aucune critique, reconnaissons que l’utilisation massive du plastique n’était pas pour nous rassurer. Dans les faits, qu’il s’agisse de l’arceau central ou des oreillettes, il n’y a pourtant aucune inquiétude à avoir : les choses se règlent aisément et restent fermes durant toute la session de jeu. L’isolation phonique procurée par les mousses n’est pas parfaite, mais elle se situe dans la moyenne haute de notre sélection. Mousse qui s’avère d’ailleurs confortable sans chauffer exagérément les oreilles. Côté confort d’utilisation cette fois, nous apprécions la présence d’un petit module USB pour ajouter le 7.1 : cela nous donne un casque universel (en stéréo / jack 3,5mm) et permet d’apporter le 7.1 aux pécéistes intéressés.

Puisque nous parlons 7.1, il est bon de noter que – pour une fois – la technologie apporte réellement quelque chose. Les effets de placement sont réussis et on y prend vite goût. De manière générale, saluons le travail audio réalisé par Corsair sur ce Void Pro. Les basses sont rondes, profondes et les médiums sont au niveau. Un petit regret tout de même, car les aigus sont sensiblement en retrait, sans que cela ne vienne gâcher le ressenti. Sans faire dans l’esbroufe, Corsair signe un produit très équilibré, très agréable que nous vous recommandons vivement.

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HyperX Revolver S

Présenté à l’occasion du CES de Las Vegas en janvier, le Revolver S n’est que le second casque 7.1 signé HyperX. Il s’agit surtout du grand frère du Revolver, sorti il y a un peu plus d’un an. Il en reprend logiquement la construction tout en poussant l’ambition un peu plus loin encore.

En apparence, le Revolver S n’est guère innovant. Il s’agit d’un micro-casque gamer dont la conception ressemble à celle de beaucoup d’autres. On retrouve cet arceau central surmonté d’une ossature métallique destinée à stabiliser le tout. L’arceau semble plus large que sur le Revolver et, aux dires d’HyperX, la mousse qui le recouvre est plus épaisse : nous ne pouvons en juger, mais une chose est sûre, le Revolver S est confortable. La stabilité est parfaite et le casque s’adapte bien à la morphologie de notre tête tout en restant ferme une fois en place. HyperX est aussi sage côté microphone : monté sur baguette, il se détache pour être rangé, mais rien d’aussi élégant que le micro enroulable du Razer Kraken Pro par exemple.

Les choses prennent une tournure plus intéressante grâce à la télécommande que livre HyperX. Plus grande que celle du Revolver, elle permet le branchement sur PC en USB. On apprécie la compatibilité « tout » : câbles et doubleur assurent la connexion console / tablette. Revenons-en à la télécommande qui fait office de carte son 7.1. Elle a le bon goût d’offrir des molettes dissociées pour le volume du casque et celui du micro, avec sourdine dans les deux cas. Si on regrette le fait qu’un bruit blanc soit audible en USB, on pardonne vite : l’immersion 7.1 apporte enfin quelque chose. Dans les jeux vidéo, dès lors que l’on appuie sur le bouton Dolby, on sent une vraie profondeur. Cela ne fonctionne pas dans tous les jeux, mais nos essais sur Star Wars Battlefront ont été convaincants.

Lors d’une écoute musicale, nous conseillons de désactiver cette option pour un rendu plus naturel. Notez que le Revolver S n’est pas qu’un casque de jeu. Le traitement des médiums est imparfait, mais les voix gardent toute leur subtilité, ce qui n’est pas souvent le cas avec les casques gamer. Nous apprécions aussi la finesse des aigus et louons le travail effectué par HyperX. Un dernier commentaire nous permet d’évoquer le cas du microphone, lui aussi efficace. Un casque coûteux, mais qui en impose.

Logitech G433

Dernier né de la gamme micro-casques de Logitech, le G433 est conforme au style que le constructeur applique depuis quelques mois à ses produits. Qu’il s’agisse de claviers, de souris ou de micro-casques donc, Logitech met un point d’honneur à rester dans la sobriété et l’élégance. Le temps paraît bien loin ou un produit « gamer » se devait d’être aussi agressif et coloré que possible.

De manière assez surprenante cependant, le dos des oreillettes du G433 arbore le même tissu « mesh » que l’on retrouve pour protéger les haut-parleurs. Le résultat est étrange, à notre avis pas forcément du meilleur goût, mais on s’y fait. Pour le reste, la sobriété est de mise et même le logo Logitech se montre discret. Le fabricant a construit son casque autour d’un squelette métallique robuste. La mousse qui recouvre l’arceau central est très confortable tout en restant assez ferme pour que le casque ne bouge pas. Notons d’ailleurs que le poids réduit du G433 (259 grammes) joue évidemment en sa faveur.

Logitech livre de nombreux accessoires avec son casque. Ainsi, nous retrouvons deux jeux de coussinets pour les oreillettes : la différence entre les deux (microfibres et « mesh ») est plus subtile que chez HyperX, les « mesh » gagnant surtout en aération. À côté de cela, Logitech fournit tout le nécessaire pour connecter son casque à n’importe quel appareil. Sur PS4 / XOne, on utilise directement le câble principal, alors que sur PC il faut connecter ledit câble à un petit boîtier USB qui permet à son tour d’activer les fonctionnalités 7.1 DTS Headphone X. Une fois n’est pas coutume, la spatialisation du son est plutôt convaincante : vous n’en rêverez pas la nuit, mais le résultat est convaincant sans trop dénaturer le son.

Parlons de son pour finir, ce micro-casque est l’un des plus équilibrés qui soit passé entre nos mains. Les basses les plus profondes et les médiums sont légèrement en retrait, mais rien de rédhibitoire et la tonalité générale est excellente. Un petit reproche tout de même pour finir, l’isolation des oreillettes aurait pu être améliorée, elle est la conséquence directe d’un casque qui n’écrase jamais les pavillons par une pression trop forte de son arceau central. Un très bon choix de « gamer », mais un prix un peu trop élevé à notre goût.

Nacon GH-MP100ST

Disponible depuis bientôt un an, le GH-MP100ST est venu compléter la gamme de l’accessoiriste Nacon qui n’est autre que la marque « gamer » du fabricant Big Ben. Il s’agit de l’unique micro-casque à son catalogue, un modèle qui se distingue d’emblée par sa compatibilité : il fonctionne aussi bien sur PC que sur PS4 / Xbox One et plateformes mobiles.

Afin atteindre cette ouverture, Nacon s’est tout d’abord débarrassé du « superflu » : le GH-MP100ST est un casque « simplement » stéréo. En complément, le constructeur livre un petit adaptateur en Y pour dédoubler le connecteur jack 3,5mm. Notons à ce niveau que Nacon est l’un des rares fabricants à proposer un câble de 3 mètres. Produit bon marché oblige, il ne peut en revanche pas proposer deux lots de coussinets comme certains concurrents, mais à défaut de rendre son micro rétractable, il permet de le démonter très aisément.

Nacon s’est basé sur des transducteurs de 40mm avec aimants néodyme pour restituer le son. Compte tenu du prix du GH-MP100ST, nous ne saurions trop en demander, mais il nous faut souligner un comportement en dents de scie. Ainsi, le rendu des aigus est intéressant, mais les médiums souffrent de la comparaison, en particulier les voix qui sont comme voilées. Du côté des basses, cela dépend : jusque 70 Hz c’est correct, mais ensuite, elles brillent par leur absence. Rien de dramatique donc, mais ce n’est clairement pas un casque pour les mélomanes.

En définitive, le GH-MP100ST est un produit homogène qui tient son rang. Proposé à petit prix, il ne saurait rivaliser avec des modèles à plus de 80 euros. Sa finition est agréable, le confort d’utilisation également et la qualité audio tout à fait correcte, malgré une certaine hétérogénéité. Un modèle d’entrée de gamme qui ne déçoit pas le moins du monde.

Noontec Zoro II Wireless

À mille lieues des autres modèles de micro-casques que nous avons retenus pour ce guide, le Noontec Zoro II Wireless est avant tout un produit « audio ». Entendez par là qu’il se présente plutôt comme un concurrent des produits Beats que des modèles de chez Corsair ou Razer. Alors pourquoi l’intégrer à notre sélection ? Tout simplement pour vous montrer qu’il n’est pas indispensable de se limiter aux seuls produits « gamer » et qu’un micro-casque de qualité peut prendre bien des formes.

Inutile de se voiler la face, le Zoro II Wireless est un produit coûteux. Reconnaissons toutefois que Noontec ne se moque pas du monde. La bonne impression laissée par son produit débute dès l’ouverture du carton puisque le micro-casque est commercialisé dans un joli écrin qui sert également pour le transport. Mieux, malgré son faible encombrement, le Zoro II Wireless est un produit robuste : Noontec a su renforcer arceau et charnière afin de permettre un repli en toute sécurité des deux écouteurs.

À l’écoute, ces écouteurs font un excellent travail, même si certains reprocheront peut-être une surexposition des médiums sur le reste du spectre audio. Un « défaut » davantage perceptible sur une écoute audiophile qu’en jeux, il faut le reconnaître. De manière générale, on retiendra surtout la chaleur du son et une insonorisation en nets progrès par rapport aux précédents modèles de la marque. Produit sans-fil, le Zoro II repose sur la technologie Bluetooth : assurez-vous donc que votre PC soit compatible. Excellent point : l’autonomie Bluetooth a été mesurée à plus ou moins 40 heures et quatre LED permettent de vérifier l’état de la batterie.

Pourvu que vous soyez équipé Bluetooth, le Zoro II Wireless est un produit que l’on peut aisément utiliser pour le jeu. Son micro n’est pas le plus efficace du marché, mais il fait le job : attention tout de même à ne pas avoir trop de bruit autour de vous, il capte bien. Enfin, mention spéciale pour le poids de ce produit qui change agréablement des modèles « gamer » en restant sous la barre des 200 grammes.

Razer Kraken 7.1 V2

Encore une V2 ! On ne peut pas dire que les constructeurs fassent preuve d’une très grande originalité dans la dénomination de leurs produits. Au moins, on se dit que comme ça, on sait très bien par rapport à quel modèle précédent il faut les comparer. Dans le cas du Kraken 7.1, la comparaison tourne d’ailleurs court tant le prédécesseur souffrait de multiples tares.

Si le Kraken 7.1 V1 était déjà un bel objet, Razer s’est surpassé avec cette V2 aux finitions remarquables. L’élégance du produit saute aux yeux et qu’il s’agisse du châssis, de l’arceau central ou des oreillettes, tout cela respire le travail bien fait. Il nous faudrait évidemment pouvoir juger sur la durée, mais après quelques jours d’utilisation, rien à redire. Ah si, deux petites choses tout de même : les oreillettes très épaisses donnent un look particulier au porteur et le poids du casque (346 grammes) se trouve dans la moyenne haute.

Côté connectique, Razer a fait dans la simplicité et il n’est possible de le brancher qu’en USB à un PC ou un Mac. Il faut se tourner vers le Kraken Pro V2 pour disposer d’un modèle plus ouvert. À sa décharge, le Kraken 7.1 V2 met en avant sa compatibilité 7.1 pour justifier son côté exclusif. Hélas, une fois encore, on ne peut pas dire que la spatialisation soit une réelle réussite. S’il n’est pas désagréable, l’effet n’apporte presque rien. La partie audio est un peu le problème de ce produit qui, compte tenu de son prix, devrait marquer une nette distance avec certains concurrents. Hélas, les basses sont encore et toujours trop présentes. Elles écrasent le reste et pour profiter de la qualité des médiums / aigus, il faut en passer par l’égaliseur qui permet d’améliorer nettement les choses.

Un très bel écrin pour une restitution audio en dents de scie, voilà qui pourrait résumer ce que l’on pense du Kraken 7.1 V2. Le produit est doté d’une très belle finition, mais Razer s’est tout de même un peu loupé côté son… ce qui reste un élément essentiel vous en conviendrez. Si les médiums et les aigus restent tout à fait corrects, l’ensemble manque de dynamique et sur-représente les basses. Une fois encore la finition et la qualité de captation du micro compensent en partie ce problème.

Razer Kraken Mobile

Principalement connu pour ses périphériques « gamer », Razer cherche à diversifier son audience et le Kraken Mobile a été construit en ce sens. S’il ne néglige pas son héritage « gamer » et fonctionne très bien sur n’importe quel PC de jeux, ce produit est surtout présenté comme un modèle à destination des utilisateurs mobiles, Apple iPhone en tête de liste.

La compatibilité iPhone est clairement mise en avant par Razer qui, sur la boîte du produit, ajoute aussi les logos iPod et iPad… En revanche, rien pour Android. Bizarrement, on estime chez Razer que les possesseurs d’appareils Android sont plus fortunés puisqu’il leur faut acheter séparément le kit Android, un simple câble avec télécommande vendue la bagatelle de 19,99 euros… Oui, c’est presque 50% du prix du casque ! Ce grief mis à part, Razer nous a convaincus avec un produit bien conçu. Les oreillettes ne se replient pas complètement, mais c’est suffisant pour le transport. Nous aurions aussi aimé que le poids soit un peu plus faible (315 grammes), mais cela reste correct.

Sur le plan des fonctionnalités, on reste ici loin de ce que proposent les autres produits de notre guide. Il n’est par exemple pas question de spatialisation 7.1 du son ou de mousses interchangeables pour les oreillettes. En revanche, la petite télécommande intégrée au câble est bien pratique : elle reprend le principe de celles que l’on trouve sur les kits mains libres des téléphones et intègre elle aussi un petit microphone, plus que convenable. Côté confort et qualité audio, le Kraken Mobile est une belle surprise. Les haut-parleurs de 40mm avec aimant néodyme diffusent un son étonnamment équilibré et, pour une fois, les basses ne sont pas surexposées. Enfin, le revêtement mousse des oreillettes permet une belle insonorisation et garantie un grand confort d’écoute.

Lancé à un tarif bien trop élevé au regard de ses prestations (plus de 100€), le Kraken Mobile se négocie aujourd’hui à 50% de ce prix. Notre conclusion change évidemment du tout au tout et nous conseillons donc vivement ce produit à tous les utilisateurs nomades. L’intérêt étant de pouvoir disposer du même périphérique à l’extérieur avec son téléphone et à l’intérieur sur son PC.

Roccat Cross

Spécialiste des produits « gamer », l’Allemand Roccat a logiquement ajouté les périphériques audio à son catalogue. Il dispose d’une ribambelle de casques plus ou moins complexes et nous avons choisi de jeter notre dévolu sur un modèle intermédiaire dont l’une des principales qualités est la compatibilité « everything » : PC, Mac, PS4, Xbox One, tablette, smartphone, il vous accompagnera sur n’importe quelle plateforme.

Esthétiquement parlant, le Roccat Cross étonne par sa sobriété. Roccat n’est certes pas le plus extravagant des constructeurs, mais il a l’habitude d’ajouter quelques LED sur ses produits. Ici, rien de tel, mais cette apparente sobriété est surtout le fait d’une finition en retrait. Ce n’est pas catastrophique, mais les matériaux employés font un peu trop « plastiques » et nous vous invitons à faire preuve d’un certain soin. À quelque chose malheur est bon, car Roccat a été en mesure de produire un casque très léger : à tout juste 185 grammes, c’est le meilleur de notre sélection.

Un faible poids est important pour un tel périphérique et reconnaissons qu’une fois sur la tête, le Cross ne gêne pas le moins du monde. L’arceau central se positionne aisément et les oreillettes tombent bien en place. Les mousses employées par Roccat sont agréables, mais ont tendance à venir chauffer les oreilles sur des sessions de plus de deux heures. Des sessions plus volontiers orientées « gaming », mais sans excès. Ainsi, les basses ne sont pas surreprésentées comme c’est trop souvent le cas et le plus gros défaut que nous faisons au rendu audio est le creux observé sur les haut-médiums et les aigus, perceptibles notamment en écoute musicale. Notez au passage que l’isolation phonique du Cross est loin d’être la meilleure. Correcte sans plus.

Au final, nous apprécions les extras auxquels Roccat a pensé comme le réglage du volume directement derrière l’oreillette droite ou la présence de deux rallonges (une avec micro plat façon smartphone et l’autre avec un micro baguette). Hélas, sur l’essentiel, le constructeur ne nous enthousiasme pas. Le Cross fait le job, mais sans briller et il se destine donc davantage à ceux qui veulent pouvoir utiliser le même casque sur plusieurs appareils.

Spirit of Gamer Elite-H70

S’il tente régulièrement quelques montées en gamme, le fabricant Spirit of Gamer est davantage connu pour ses produits à « petit prix ». Le Elite-H70 se situe d’ailleurs dans cette catégorie et même si on ne peut pas parler de premier prix pour un micro-casque tournant autour de 30 euros, c’est définitivement l’entrée de gamme du segment « gamer ». Dans les faits, c’est toutefois loin d’être une mauvaise chose : tous les joueurs n’ont pas forcément envie de débourser 80 euros, simplement pour jouer tranquille.

À l’ouverture du carton du Elite-H70, pas de surprise. Le contenu est à l’image du prix, réduit. En dehors du casque, on ne peut compter que sur une minuscule notice, pas de CD, pas d’adaptateur ou de rallonge. Le câble – soudé hélas – se trouve être suffisamment long (2,4 mètres), mais vous pouvez faire une croix sur la compatibilité console ou tablette : ici, c’est PC uniquement. Le casque se connecte en USB et est immédiatement reconnu par Windows. Un logiciel offre différentes options de réglages, mais, capricieux, le site de Spirit of Gamer n’offre aucun lien.

La conception du casque est elle aussi classique. Le produit dispose d’un arceau central de bonne facture et la mousse – la même que sur les oreillettes – joue bien son rôle. Nous apprécions la simplicité de réglage de cet arceau. En revanche, l’ensemble manque un peu de fermeté. Côté oreillettes, l’isolation phonique est bonne, on ne peut hélas pas en dire autant pour le rendu audio. Rien de catastrophique, mais comme c’est souvent le cas avec les produits d’entrée de gamme, on cherche à compenser les faiblesses par une surexposition des basses. Dans les jeux, c’est efficace et l’action est toujours parfaitement soulignée. En revanche, pour ravir les mélomanes, on repassera : la subtilité n’est pas de mise.

Terminons par un petit commentaire sur le microphone. Hélas, celui-ci est soudé au casque et ne peut que se rabattre. Lorsqu’il est inutilisé, il peut donc gêner. Cela dit, on regrette surtout qu’il n’y ait pas de bouton pour couper ce micro. Au final, sans nous éblouir, l’Elite-H70 délivre une composition intéressante compte tenu de son prix.

SteelSeries Arctis 5

Après la gamme Siberia, SteelSeries a décidé de revoir complètement ses micro-casques à destination des joueurs. Le résultat de cette réflexion est la gamme Arctis dont nous avons retenu le produit intermédiaire, le n°5. Intermédiaire ne veut toutefois pas dire dépourvu d’atouts et ce modèle est effectivement très complet avec sa double connexion jack 3,5mm / USB, la compatibilité 7.1 et son éclairage RGB tout en nuances.

Au premier coup d’œil, c’est évidemment la refonte esthétique de la gamme SteelSeries qui frappe. Les Arctis n’ont pas grand-chose en commun avec les Siberia et même si tous les goûts sont dans la nature, nous trouvons que le résultat est assez probant. Non content d’être élégant, l’Arctis 5 est aussi très confortable à porter et son poids – contenu à 280 grammes – n’y est pas étranger. Ce confort permet de garder le casque sur les oreilles même durant les plus longues sessions de jeu et, là, on remercie également l’ergonomie de l’appareil. Une petite molette sur l’oreillette gauche permet de jouer avec le volume, une sourdine est présente pour le micro et ce dernier est rétractable.

S’il est possible de brancher l’Arctis 5 en jack 3,5mm ou en USB, ce second connecteur est le seul capable de restituer le son en 7.1. Notez d’ailleurs que l’oreillette gauche dispose d’un port mini-jack permettant de relier un autre casque sur l’Arctis 5 : il permet de partager le son, un gadget amusant. Venons-en maintenant à la qualité de restitution audio et en premier lieu à notre relative déception face à ces basses qui ont une fois encore tendance à écraser le reste. Un petit tour du côté de l’égaliseur améliore sensiblement les choses : le rendu est plus équilibré, moins agressif. L’égaliseur ne peut en revanche pour l’aspect un peu artificiel du 7.1 : c’est souvent le cas, la virtualisation surround n’est pas suffisamment immersive. Dommage.

Ce dernier point sur le 7.1 ne doit toutefois pas vous détourner de l’Arctis 5. S’il doit faire avec de nombreux défauts, c’est essentiellement parce que SteelSeries tente beaucoup de choses. Dans certains cas c’est une réussite – confort, qualité de son, ergonomie-, dans d’autres moins. Au final, ça reste un très bon produit qui vous accompagnera dans tous les jeux.

Turtle Beach Recon 150

Chez Turtle Beach, les casques audio vont toujours par paire. Ainsi, le spécialiste du son s’est-il mis en tête de remplacer ses vieillissants Recon 50 (PC / PS4) et Recon 50X (PC / Xbox One) par un nouveau duo. Dévoilé à l’occasion du dernier E3 de Los Angeles, le Recon 150 et le XO Three sont identiques si ce n’est que l’un marche sur PlayStation et l’autre, sur Xbox. Bien sûr, l’un comme l’autre est compatible PC, tablettes et smartphones.

À son catalogue, Turtle Beach dispose de modèles plus ambitieux, mais aussi plus coûteux que le Recon 150 que nous testons maintenant. L’objectif est ici de sonoriser nos jeux favoris sans (trop) dénaturer les compositions préférées des mélomanes. Alors bien sûr, les haut-parleurs de 50mm retenus par le constructeur ne permettent pas de reproduire des basses suffisamment dynamiques, mais elles conservent une bonne tenue et gardent une belle constance. Bonne surprise, les médiums se comportent très bien et si les aigus sont moins nets, ils gardent une certaine ampleur.

Plus que convenable, le bilan audio de ce Recon 150 est d’autant plus intéressant qu’il est secondé par une ergonomie et un design dans la moyenne haute. Nous apprécions la large couverture d’oreillettes englobant bien nos pavillons. L’arceau central maintient parfaitement le casque en place et l’ensemble est confortable. Certains regretteront que la pression exercée par les oreillettes est un rien trop élevée. En chipotant, on pourrait aussi regretter que le micro soit sur baguette – et non rétractable – mais surtout qu’il ait tendance à capter un petit peu trop les bruits extérieurs.

Parfaitement légitimes, ces remarques ne sauraient toutefois ternir le bilan de ce Recon 150. Le casque délivre un son puissant et nuancé. La mousse à mémoire de forme de ses oreillettes est confortable et le microphone ne dénature pas notre voix. Enfin, Turtle Beach a bien fait les choses : si le casque se branche directement – avec son petit câble – sur la manette PS4, il nécessite un dédoubleur micro / casque sur PC qui allonge le câble de 2 mètres. Impeccable.

Crédits Photos : Begeek
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