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Guide d’achat : les meilleures enceintes Bluetooth portables

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Notre guide d'achat d'enceintes Bluetooth

Nos smartphones stockent une quantité hallucinante d’albums dans leur mémoire interne, mais côté haut-parleur, disons pudiquement que ce n’est pas encore ça. Pour remédier à cette situation, une solution existe : l’enceinte Bluetooth. Suivez le guide.

Il y a une quinzaine d’années, même le format de stockage MP3 ne permettait pas d’emmener les Complete Recordings de Deutsche Grammophon, sauf à tout passer en 128 kbps. Aujourd’hui, le moindre smartphone embarque 16 Go de mémoire et il est possible d’au moins doubler cette capacité avec une microSD. Faire découvrir votre discothèque devient un jeu d’enfant et sonoriser n’importe quelle soirée également… à condition d’avoir de quoi diffuser les morceaux en question.

Aussi puissants et modernes soient-ils, nos smartphones souffrent encore d’un défaut de taille : la restitution audio. Bien sûr, pour communiquer ça va très bien, mais pour rendre justice à l’interprétation d’un Ievgueni Kissine, il y a encore du boulot. Plutôt que d’utiliser un casque et de faire dans l’individualisme, nous étudions aujourd’hui le cas des enceintes Bluetooth portables… mais comme toujours ce n’est pas une mince affaire que de choisir dans la jungle des produits actuellement commercialisés.

Il existe des enceintes Bluetooth de toutes les tailles, de toutes les formes et à tous les niveaux de prix. Certains grands noms du monde de la Hi-Fi se sont penchés sur ce marché (Bose, KEF) et d’autres plus anonymes réalisent d’excellents produits (Jabra, Ultimate Ears). Sans prétendre à l’exhaustivité, nous avons retenu dix produits susceptibles de vous convenir. Ils sont tous de qualité, mais avec des objectifs différents. Tenir compte des dimensions, du poids et du prix est donc indispensable : une JBL Go ne saurait se comparer à une Bose Revolve.

Les meilleures enceintes Bluetooth portables pour smartphone / tablette (dimensions, poids)

  • Anker SoundCore Sport XL Bluetooth Speaker (175x43x78mm, 600g)
  • Bose Soundlink Revolve (152x82x82mm, 660g)
  • Jabra Solemate (172x64x70mm, 610g)
  • JBL Go (68x82x31mm, 130g)
  • KEF Muo (210x80x60mm, 820g)
  • Libratone Zipp Mini (100x100x224mm, 1100g)
  • Samsung Level Box Pro (200x55x62mm, 842g)
  • Samsung Level Box Slim (148x79x25mm, 236g)
  • Ultimate Ears Rolls 2 (149x135x40mm, 330g)
  • Ultimate Ears Wonderboom (102x140x140mm, 425g)

Anker SoundCore Sport XL Bluetooth Speaker

Davantage connu pour ses accessoires USB et ses batteries externes, Anker développe depuis quelques années des enceintes portables Bluetooth. La SoundCore Sport XL que nous avons retenue aujourd’hui est un modèle commercialisé depuis un peu plus d’un an, mais qui reste d’actualité. Il s’agit d’un produit particulièrement nomade du fait de son volume et de son poids réduits, mais aussi grâce à sa résistance.

Robe uniformément noire, style mastoc et vis apparentes sont les points clés du design de la SoundCore Sport XL. Ils soulignent d’ailleurs la communication d’Anker qui insiste plus particulièrement sur la résistance et l’autonomie de son protégé. S’il promet 15 heures de fonctionnement, c’est sans doute à faible niveau, mais nous sommes malgré tout satisfaits d’une autonomie que nous estimons plus proche des 12 heures. Côté robustesse, la certification IP67, le plastique dur et les multiples renforts sont de bon augure. Nous n’avons pas réalisé de crash-test, mais elle devrait pouvoir encaisser quelques coups voire quelques chutes sans broncher.

Sur le plan des fonctionnalités, c’est un peu plus juste. Anker a choisi de livrer le minimum syndical côté accessoires et seul un câble USB / micro-USB ainsi qu’une dragonne sont présents. Cette dernière permet de tenir aisément l’enceinte et on remarque, à côté de l’arceau de fixation, la présence de quatre diodes permettant de renseigner sur le niveau de batterie et sur l’appairage de l’Anker avec notre smartphone. Un appairage qui ne pose aucun problème bien sûr, il se réalise en appuyant sur le bouton dédié de l’Anker. Notons la présence de quatre autres boutons pour piloter l’enceinte : deux pour le volume, un pour le changement de morceau et un pour la mise sous tension.

La SondCore Sport XL est une enceinte classique sur le plan des fonctionnalités. La qualité de restitution audio est dans la moyenne haute avec toutefois un gros manque de basses, mais ce n’est pas une surprise compte tenu de la taille du produit. Anker propose une enceinte intéressante dont la robustesse reste le principal atout.

Bose Soundlink Revolve

En matière de produits audio, la réputation de Bose n’est plus à faire. La société est reconnue de nombreux professionnels et nous étions donc curieux de voir ce qu’un spécialiste pouvait faire dans le domaine de la sonorisation Bluetooth. Nous nous sommes limités à la Soundlike Revolve – même si un modèle Revolve + existe – et nous n’avons pas été déçus le moins du monde.

Au premier coup d’œil, nous sommes évidemment frappés par l’esthétique du produit. Tous les goûts sont dans la nature bien sûr, mais on ne peut que saluer les efforts de Bose pour ne pas commercialiser un « bête » parallélépipède. Le terme revolve (tourner en anglais) évoque la rotation et il n’est pas surprenant que l’enceinte adopte la forme d’un cylindre avec une base un peu plus large pour une meilleure stabilité. L’élégance est de mise, mais les fonctionnalités ne sont pas oubliées avec divers boutons sur le dessus : mise sous tension, volume, sélection des sources, Bluetooth et un dernier multifonction pour gérer la piste ou les appels.

Notez que Bose dispose d’une application permettant de modifier la configuration de sa Revolve et qu’elle fait également office de carte pour PC si on l’y connecte via le port micro-USB. Une entrée mini-jack est également de la partie pour un périphérique très complet. Côté restitution, soulignons tout d’abord l’excellente homogénéité quelle que soit la position de l’auditoire : le son est bien rendu sur 360°. Mieux, cette qualité se ressent sur l’ensemble du spectre et seules les voix pourront paraître un peu en retrait sans que cela ne soit catastrophique. Un vrai reproche en revanche : l’enceinte est strictement mono. Un défaut compensé par la « pêche » de la Revolve qui ne s’essouffle pas à la moindre montée en puissance.

Si la Revolve fait partie des enceintes les plus chères de notre sélection, on en a pour notre argent. Les fonctionnalités, la qualité de restitution et le design, c’est un sans-faute pour Bose. Nous avons une petite réserve concernant la solidité du produit qui d’ailleurs n’est présenté que comme résistant aux projections d’eau, alors évitez de le faire tomber dans la piscine par exemple.

Jabra Solemate

Du kit d’enceintes pour voitures aux écouteurs pour sportifs en passant par toutes les tailles / formes de casques, Jabra dispose d’une gamme très complète de produits audio. Du côté des enceintes Bluetooth, il se limite cependant à trois modèles très proches les uns des autres : la Solemate Mini, la Solemate et la Solemate Max. Nous avons jeté notre dévolu sur le produit intermédiaire.

Dans l’absolu, cette Solemate est un produit de petite taille, mais dans le monde des enceintes Bluetooth, elle est plutôt dans la moyenne haute… forcément, nous la comparons à des périphériques comme la JBL Go ou les Rolls 2 d’Ultimate Ears. Cela dit, c’est surtout son poids qui surprend : plus de 600 grammes, signe que la bête est dense. Son design est assez classique en dehors de cette espèce de semelle crantée sur le dessous. L’objectif est évidemment de rendre l’enceinte plus stable : rien à redire à ce niveau. De manière plus générale, la finition est d’ailleurs impeccable, la Solemate inspire confiance.

Attention cependant, l’enceinte ne résiste de base pas à l’eau. Il faut la glisser dans son sac de protection qui laisse évidemment passer le son. Nous n’apprécions guère ce système, heureusement, Jabra a pensé à d’autres détails pour compenser et notamment le kit mains-libres. Les commandes présentent sur la partie supérieure sont dans la moyenne : on peut prendre un appel / raccrocher, mais pas changer de morceau par exemple. Le plus important reste tout de même la restitution audio et de ce côté-là, on est tombé sous le charme malgré une tendance à la saturation à fort volume. Les basses (à partir de 120 Hz) ressortent bien, mais n’écrasent jamais les médiums. Nous apprécions aussi le rendu des voix (claires et précises) et même les aigus se portent bien quoique plus discrets.

La Solemate est clairement destinée à une sonorisation plus audiophile que les modèles de toute petite taille et si on ne parvient pas encore au niveau de la Bose Revolve ou de la Libratone Zipp Mini, c’est déjà très appréciable. Attention cependant, l’enceinte ne diffuse pas sur 360° :l’orientation de la Solemate a donc son importance.

JBL Go

Propriété d’Harman International (et donc aujourd’hui de Samsung), la société JBL s’est longtemps spécialisée dans la conception / fabrication d’enceintes haut de gamme. Parmi ses clients, elle a d’ailleurs des marques de voitures comme Ferrari ou Smart. Pourtant, JBL ce n’est pas que ça et la JBL Go témoigne d’une orientation plus grand-public du constructeur. En effet, cette toute petite enceinte Bluetooth est aussi la moins chère de notre dossier… à moins de 30 euros.

Au premier coup d’œil, c’est le classicisme de la JBL Go qui ressort. Sans être particulièrement recherché, le design est sobre et convaincant. Très anguleuse, elle est disponible en huit coloris différents. Attention en revanche, il n’est question d’aucune certification IP : évitez donc les chocs comme les projections d’eau si vous souhaitez la voir durer. Compte tenu de ses dimensions et de son poids minimalistes (68x82x31mm, 130g), la JBL Go est évidemment faite pour vous accompagner partout : on regrette donc l’absence de ces certifications ou d’un support pour fixer une dragonne. JBL Go n’a en revanche rien oublié côté confort puisque malgré la taille de la bête, il a réussi à intégrer cinq boutons pour toutes les commandes essentielles.

L’enceinte fonctionne en Bluetooth, mais un connecteur mini-jack est présent. Le micro-USB ne sert qu’à la recharge. Une recharge rapide d’ailleurs (environ 90 mn), mais c’est l’autonomie qui nous a bluffés : malgré sa taille minuscule, l’enceinte a accepté de fonctionner pendant plus de 8h alors que JBL Go n’évoque que 5h ! Côté restitution audio, il ne fallait évidemment pas s’attendre à des miracles, mais là encore, la JBL Go est surprenante. En effet, le spectre débute dès 120-130 Hz. Ces basses sont cependant un peu caricaturales et elles éclipsent les bas-médiums. Dans le haut du spectre, c’est plus convaincant et les voix sont très agréables. En revanche, la JBL Go n’est pas à l’aise à fort volume : à 50% les choses vont bien, mais dès 75%, la distorsion se généralise.

Toute petite, toute légère et très pratique, la JBL Go n’a pas pour vocation de reproduire l’acoustique de la salle Pleyel. En revanche, elle est parfaite pour vos vacances, mais attention à l’endroit où vous la poser, elle n’a aucune certification IP.

KEF Muo

Au même titre que Bose ou JBL, KEF fait partie de ces spécialistes de la Hi-Fi soucieux de se diversifier. Ils sont donc logiquement venus aux enceintes Bluetooth, mais dans le cas de KEF cela se fait encore timidement, la Muo est pour ainsi dire le seul produit du catalogue de l’Anglais susceptible de figurer dans notre dossier.

Sans doute est-ce la crainte de ternir sa réputation dans le monde Hi-Fi, mais KEF est resté extrêmement sage dans le design de sa Muo. L’élégance est de mise et la grille de protection en aluminium souligne merveilleusement bien la silhouette de l’enceinte. En revanche, la Muo est l’une des deux plus grosses enceintes que nous avons retenues. Elle est imposante et dépasse les 800 grammes sur la balance. Pour autant, KEF n’a pas jugé bon d’intégrer toutes les subtilités que l’on retrouve chez la concurrence.

Ainsi, la Muo dispose d’un port mini-jack, mais aucun port USB et le connecteur micro-USB est réservé à la recharge. On aurait également aimé que KEF ajoute un microphone pour permettre la fonction mains-libres et que l’enceinte soit capable de stéréo d’elle-même. La stéréo reste possible, mais il faut passer par le logiciel KEF et le couplage de deux enceintes Muo. Nous apprécions par contre, les nombreuses commandes accessibles depuis les boutons sur la tranche et la présence de plusieurs LED pour afficher différentes informations (appairage et niveau de batterie).

Compte tenu de la réputation de KEF, nous attendions la Muo au tournant et nous n’avons pas été déçus. La Muo est à l’aise dans toutes les situations et se pose comme la plus polyvalente des enceintes de notre dossier avec la Libratone. Bien présentes, les basses sont rondes, profondes sans toutefois écraser le reste du spectre. Médiums et aigus ne sont pas moins bien traités et nous apprécions tout particulièrement le traitement des voix. Notons toutefois que la Muo prend une tout autre dimension dès lors qu’elle est couplée à une seconde Muo… L’image stéréophonique impressionnera alors plus d’un auditeur.

KEF ne trahit pas sa réputation avec cette Muo qui produit un son de grande qualité. Les fonctionnalités les plus importantes sont au rendez-vous, mais on regrette tout de même quelques oublis mineurs. Cela dit, le plus gênant est sans conteste le prix de la Muo qui la place hors de portée de nombreuses bourses. Le prix de la qualité sans doute.

Libratone Zipp Mini

Pas forcément très connu, le constructeur danois Libratone ne renouvelle que très rarement ses gammes. Ainsi, les Zipp et Zipp Mini ne sont pas des produits véritablement nouveaux, ce qui ne gâche en rien leur intérêt. Nous nous focalisons sur la seconde qui malgré son titre de « mini » est la plus lourde / la plus encombrante de notre sélection : 1,1 kg, cela se ressent dans le sac à dos.

Le terme « mini » se justifie car ce modèle est sensiblement plus petit et plus léger que sa grande sœur. Mais pourquoi Zipp ? L’explication est simple et tient à l’interchangeabilité de la housse. L’idée est de pouvoir changer de couleur : il en existe 9 différentes en « mesh » (29€) et 7 en laine (39€). La Zipp Mini peut être modifiée au gré des envies, la preuve que Libratone fait attention aux détails. Il est d’ailleurs l’un des seuls à proposer une enceinte aussi bien Bluetooth que Wi-Fi, dotée d’un connecteur mini-jack et un autre USB. Mieux, la Zipp Mini en profite pour être compatible avec la plateforme Spotify et autorise l’association de six enceintes dans le cadre du multi-room.

Cette association passe par le logiciel Libratone qui, très bien fichu, offre de nombreux réglages et possibilités d’égalisations. Hélas, il n’est disponible qu’en anglais. Sur un plan plus « acoustique », la Zipp Mini est un excellent produit. Comme son design le laisse supposer, elle diffuse le son sur 360°, le fait avec brio et peu importe la position de l’auditeur, on profite d’une qualité de son très semblable. Compte tenu de sa taille, il est normal qu’elle fasse mieux que ses concurrentes, mais on est heureux de voir que le spectre commence très « tôt », dès 80 Hz pour des basses profondes et bien présentes. On note peut-être des voix légèrement en retrait et des aigus un peu surexposés (plage des 5KHz), mais rien de grave et nous cherchons là la petite bête.

La Zipp Mini est un des meilleurs produits de notre comparatif, cela ne fait aucun doute. Particulièrement douée pour la musique, elle intègre de nombreuses fonctionnalités, s’avère très pratique à manipuler et plutôt robuste. Son autonomie est dans la bonne moyenne (environ 10h), reste qu’elle est aussi une des plus chères, mais à plus ou moins 200€, elle les vaut largement.

Samsung Level Box Pro

Très porté sur les téléphones portables – on s’en serait douté – Samsung dispose logiquement d’une large gamme d’accessoires pour accompagner ses Galaxy. Des produits très variés qui vont du « bête » chargeur aux écouteurs en passant par les oreillettes et les enceintes Bluetooth. Ce dernier domaine est un peu moins présent avec trois produits : les Level Box Slim, Mini et Pro. Nous ne faisons l’impasse que sur l’intermédiaire.

La Level Box Pro est donc le modèle « haut de gamme » de Samsung. Son prix s’en ressent, évidemment, mais elle reste meilleur marché que de nombreuses concurrentes. En revanche, c’est une des plus imposantes côté encombrement « au sol » et pas moyen de la faire tenir à la verticale. Ses 842 grammes ne sont pas à négliger non plus dès lors que l’on pense week-end à la plage par exemple. Compte tenu de cette taille, nous regrettons que Samsung n’ait pas intégré davantage : une prise mini-jack est bien de la partie, mais le micro-USB ne sert qu’à la recharge et aucun micro n’est présent. Enfin, elle n’a aucune certification de résistance / étanchéité et il conviendra donc de l’éloigner du danger.

Heureusement, sur un plan plus « acoustique », Samsung convainc davantage. Les choses ne démarraient pourtant pas très bien avec des basses que l’on ne perçoit qu’à partir de 120 Hz. Elles sont profondes et plutôt bien définies, ce qui compense nettement. Pour le reste, le bilan est très favorable et on apprécie la régularité de la courbe de fréquence qui évite de trop exposer telle ou telle plage. Le bas-médium est un peu en retrait et un autre creux s’observe autour des 5 KHz, mais rien de bien gênant. Nous apprécions également la constance lorsque l’on monte en volume : pas de distorsion en vue à moins d’atteindre 85% de la puissance sonore.

La Level Box Pro est indéniablement un produit intéressant. La qualité de fabrication est au rendez-vous, mais nous avons plus de mal avec le form factor de cette enceinte pourtant destinée à une utilisation nomade : nous préférons nettement le format « tour ». Il s’agit d’une remarque subjective, aussi nous éviterons de trop pénaliser Samsung qui sur le plan acoustique rend une copie plus qu’acceptable.

Samsung Level Box Slim

Relativement longue, la Level Box Slim est pourtant le modèle le plus compact de chez Samsung. Elle compense effectivement par sa finesse et son poids réduit (236g) qui permettent de l’emmener à peu près partout. En revanche, cette finesse ne permet pas de la poser n’importe où comme les modèles de chez Ultimate Ears par exemple. Samsung a logiquement ajouté un pied afin de pouvoir la maintenir à la verticale, mais la solution n’est pas parfaitement stable.

Rien à redire en revanche du côté de l’étanchéité, la Level Box Slim est certifiée IPX7 et supporte donc aussi bien les projections d’eau que l’immersion semi-prolongée (1m durant 30 mn). Si l’élégance du produit ne souffre pas de cette protection, les fonctionnalités soufflent le chaud et le froid. Ainsi, une option kit mains-libres est disponible grâce au micro intégré, mais il faut faire une croix sur le connecteur mini-jack et le port micro-USB ne sert qu’à la recharge. Notons à ce sujet que Samsung n’est pas très claire sur sa communication : selon la source on trouve 30h ou 10h d’autonomie, nos tests sont plus proches de cette seconde valeur.

Compte tenu de sa petite taille, la Level Box Slim ne peut être très puissante. Elle affiche ainsi 8 watts, ce qui devrait être suffisant pour la majorité des situations, mais attention aux espaces très ouverts. Autre effet de cette taille, la qualité de la restitution ne saurait se comparer à des modèles plus imposants et les basses sont en retrait. En revanche, l’homogénéité de la réponse en fréquence est plus que correcte. Les médiums comme les aigus sont bien traités, sans surexposition trop marquée.

Avant de conclure sur cette Level Box Slim, notons des fonctionnalités originales comme la possibilité de charger son smartphone en puisant dans la batterie de l’enceinte ou celle de coupler deux enceintes pour plus de puissance. Il faut alors passer par l’application Samsung qui ne fonctionne hélas que sur Android. Au final, voici une enceinte bien pensée qui souffrait à son lancement d’un tarif exagéré (100€). À +/- 60€ comme aujourd’hui, elle est tout de suite plus intéressante.

Ultimate Ears Rolls 2

Récemment racheté par Logitech, Ultimate Ears est une petite société spécialisée dans les enceintes Bluetooth… ce qui tombe plutôt bien compte tenu du sujet de notre dossier. Elle ne cherche pas à multiplier les références et, aujourd’hui, son catalogue se limite à quatre enceintes aux objectifs assez précis. Nous nous focalisons sur deux d’entre elles : la Rolls 2 et, juste après, la Wonderboom.

Très design et festive, la Rolls 2 arbore une forme tout en rondeur et des couleurs vives. Plusieurs modèles existent, mais nous avions entre les mains la version orange avec des inserts turquoises : difficile de ne pas la remarquer ! Vous vous en doutez, ces deux seuls boutons ne peuvent offrir un large éventail de fonctionnalités et le fait est qu’ils ne permettent que de régler le volume ou de connaître l’état de la batterie en appuyant sur les deux en même temps. Heureusement, côté connectique c’est déjà mieux avec un port mini-jack et un autre micro-USB pour recharger la bête.

Puisque nous parlons de recharge, il est intéressant de voir qu’Ultimate Ears n’exagère pas l’autonomie de son produit et les 15 heures évoquées se retrouvent dans les faits. Le logiciel conçu par le fabricant permet de voir l’autonomie restante, mais aussi d’apporter une fonctionnalité originale : coupler deux Rolls 2 afin de booster la puissance sonore et/ou d’apporter la stéréo. Notons à ce sujet que la Rolls 2 seule est mono, elle diffuse le son sur 360°, et ce, de manière convaincante : il n’y a pas de réel écart selon que l’on se place devant, derrière, à droite ou à gauche de l’enceinte.

Sur le plan de la restitution, c’est un peu moins réussi. La Rolls 2 est une petite enceinte et elle ne cherche même pas à reproduire les sons les plus graves (les basses débutent à 150 Hz). Un peu plus gênant encore, le son est globalement un peu « nasillard ». Cela reste parfaitement exploitable, mais un net cran en-dessous de la Wonderboom que nous allons maintenant passer en revue.

Ultimate Ears Wonderboom

Si la Rolls 2 est un produit intéressant, nous avons tout de même une nette préférence pour la Wonderboom. Plus récente, elle revient sur les légers défauts de sa petite sœur sans pour autant négliger le design et les fonctionnalités. La Wonderboom se place ainsi à mi-chemin entre les petites Rolls 2 et les plus encombrantes Boom 2 que nous ne n’intégrons pas à ce dossier.

Ainsi, la Wonderboom conserve le faible encombrement de la Rolls 2, mais en changeant assez nettement de style. Terminé l’espèce de soucoupe, nous avons droit à une sorte de cylindre plus classique. La variété des couleurs reste en revanche de mise, de même que le type de revêtement, l’étanchéité, la résistance aux chocs ou la diffusion du son sur 360°. L’objectif est donc toujours de sonoriser une soirée entre amis, autour d’un feu de camp ou près de la piscine. On peut emmener la Wonderboom partout, elle sait rester discrète.

Ultimate Ears reconduit le même système de couplage de deux enceintes via son application : cela permet là encore de booster la puissance globale. En revanche, la partie supérieure de l’enceinte arbore maintenant trois boutons pour la mise sous tension, l’appairage et, c’est une nouveauté, la gestion de l’écoute. On peut mettre sur pause ou passer au morceau suivant ce qui manquait beaucoup à la Rolls 2. Autre élément regrettable sur la Rolls 2 : la restitution des basses. Ici, le rendu débute dès 100 Hz. Ce n’est pas encore parfait, mais le progrès est notable d’autant que le reste du spectre audio est mieux traité pour une homogénéité sensiblement supérieure.

Nous apprécions encore beaucoup la Rolls 2 dont la forme est parfois plus pratique que celle de la Wonderboom. En revanche, pour presque tout le reste, la Wonderboom fait mieux que sa petite sœur et satisfera globalement plus de monde. Deux remarques tout de même : nous ne comprenons pas pourquoi Ultimate Ears a retiré l’entrée mini-jack et pourquoi l’application ne permet plus le couplage stéréo de deux enceintes ?

Crédits Photos : Begeek
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