Clicky



Bons Plans

Une étude révèle que l’homme de Néanderthal était cannibale

Publié le

L'homme de Néanderthal mangeait ses congénère sur le territoire de Goyet, la Belgique actuelle. C'est la première fois que l'on a une preuve du phénomène dans le nord de l'Europe.

C’est une histoire qui remonte à plus de 40.000 ans. L’homme de Néanderthal vit alors ses derniers instants avant d’être remplacé par l’homme de Cro-Magnon, notre ancêtre actuel. On le savait déjà cannibale, des cas avaient été identifié mais dans le sud de l’Europe, en Espagne (grotte d’El Sidrón et Zafarraya) et en France (Moula-Guercy, en Ardèche, et Les Pradelles, en Charente). Pour la première fois, on en a la preuve au nord, en Belgique, sur le territoire de Goyet dans la commune de Gesves. L’étude par une équipe internationale des fragments d’os retrouvés dans une grotte se révèlent riches d’enseignements.

Mangés sur place

On peut conclure que certains Néandertaliens sont morts et ont été mangés ici »explique Hélène Rougier, de la California State University Northridge. L’analyse de l’équipe internationale portait sur plusieurs corps allant du nouveau-né à l’adulte portant des traces de découpe.

« Les os ont été coupés dans des zones précises afin de les manger. La faune était traitée de la même manière », souligne Isabelle Crevecœur, paléoanthropologue et membre de l’étude.  Certains détails indiquent par ailleurs que les os étaient ensuite taillés pour faire des outils ou pour réaffuter des silex.

Cannibalisme ou rituel de survie ?

Pourtant, on sait que l’homme de Néanderthal avait un grand respect des morts comme nous l’indiquent les sépultures que l’on a pu trouver. Pourquoi en dévorer certains alors ? Pour comprendre cette différence, il faut comprendre qu’il y avait plusieurs groupes d’hommes de Néanderthal avec des coutumes différentes.

Difficile toutefois de faire des projections. Au-delà de la simple alimentation, de nombreuses raisons pouraient expliquer cette consommation des corps humains. « On pourrait dire peut-être qu’il y avait une intention mortuaire dans ce cannibalisme, car ils ont mangé les défunts comme ils mangeaient la faune, peut-être parce qu’ils respectaient la faune. Le fait est que nous n’en savons rien » conclut Isabelle Crevecoeur.

 

Source : RFI
Vous avez aimé cet article ?
Commentaires
Test produits
Longform