Test Samsung Galaxy S26 Ultra

Par Hadrien Miche publié le 5 avril 2026 à 8h00.
Tech
Samsung Galaxy S26 Ultra Cobalt Violet
9 /10

Notes

  • Design
    9
  • Ecran
    9
  • Performances
    10
  • Photo
    9
  • Autonomie
    8

Avantages

  • - Privacy Display
  • - Polyvalence photo toujours excellente

Inconvénients

  • - Écran de confidentialité pas totalement neutre visuellement
  • - Évolution mesurée face au S25 Ultra

Avec le Galaxy S26 Ultra, Samsung continue de peaufiner sa formule sans chercher la révolution. Au programme cette année : un écran toujours aussi impressionnant, boosté par un nouveau mode de confidentialité inédit, des performances encore en hausse et une partie photo qui progresse surtout là où ça comptait vraiment, notamment en basse lumière. Un flagship ultra complet, qui confirme son statut… tout en posant la question classique : est-ce suffisant pour justifier le passage à la nouvelle génération ?

Présentation et design

Samsung continue de faire évoluer sa formule par petites touches, et c’est exactement ce que raconte ce Galaxy S26 Ultra. Au premier regard, on reste en terrain connu : grand format, lignes toujours très premium, écran plat, S Pen intégré, et un positionnement clairement assumé de vitrine technologique de la marque. Mais en y regardant de plus près, ce cru 2026 ajoute plusieurs nouveautés concrètes, pas seulement cosmétiques. La plus visible, c’est évidemment l’arrivée du Privacy Display, un écran de confidentialité intégré capable de réduire fortement la lisibilité depuis les angles pour éviter les regards indiscrets dans les transports ou dans les lieux publics. Samsung propose même plusieurs niveaux d’intensité et la possibilité de l’activer seulement pour certaines apps ou notifications. C’est la nouveauté signature de ce S26 Ultra, et clairement celle qui le distingue le plus de son prédécesseur.

Le téléphone conserve un grand format de 6,9 pouces, mais Samsung a affiné le châssis avec une épaisseur de 7,9 mm pour 214 g, tout en gardant son positionnement très haut de gamme. Le bloc photo évolue aussi légèrement dans sa présentation, avec un design plus intégré que sur certaines générations précédentes, tandis que le S Pen reste bien logé dans le téléphone. L’ensemble reste imposant en main, mais la prise en main est meilleure que ce qu’on pourrait craindre pour un smartphone de ce gabarit. L’écran plat reste aussi un excellent choix sur un Ultra : c’est plus pratique au quotidien, plus confortable pour l’écriture au stylet et, très franchement, plus cohérent pour un produit qui vise autant la productivité que la photo ou le gaming. Le smartphone reste en outre certifié IP68.

Là où le S26 Ultra progresse face au S25 Ultra, ce n’est donc pas dans une refonte totale, mais dans une série d’ajustements ciblés. On gagne ce fameux écran de confidentialité, un nouveau processeur plus musclé, une chambre à vapeur revue pour mieux dissiper la chaleur, une photo de nuit améliorée grâce à des ouvertures plus généreuses, et une recharge filaire qui passe enfin à 60 W. En clair, Samsung ne change pas la recette, mais il essaie de corriger plusieurs petits reproches qu’on pouvait encore faire aux anciens Ultra.

Fiche technique

  • Écran : 6,9″ QHD+ 120 Hz – Dynamic AMOLED 2X ultra immersif, 3120 x 1440 px, jusqu’à 2600 nits
  • Puce : Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy
  • Mémoire / stockage : 12 Go / 256 Go, 12 Go / 512 Go, 16 Go / 1 To
  • Photo arrière : 50 Mpx ultra grand-angle f/1.9, 200 Mpx grand-angle f/1.4, 50 Mpx téléobjectif 5x f/2.9, 10 Mpx téléobjectif 3x f/2.4
  • Caméra avant : 12 Mpx f/2.2
  • Batterie : 5000 mAh
  • Recharge filaire : jusqu’à 60 W d’après les tests publiés
  • Recharge sans fil : jusqu’à 25 W selon la presse spécialisée
  • Dimensions : 163.6 x 78.1 x 7.9 mm
  • Poids : 214 g
  • Protection : IP68
  • Prix : 1469€
Samsung Galaxy S26 Ultra

Samsung Galaxy S26 UltraADN

Écran : brillant, très qualitatif… avec un vrai twist cette année

L’écran du Galaxy S26 Ultra reste l’un des meilleurs du marché Android. Samsung parle d’une dalle de 6,9 pouces culminant à 2600 nits, avec un traitement d’image amélioré. Dans les faits, on retrouve ce que Samsung sait faire de mieux : une dalle ultra propre, très contrastée, parfaitement calibrée si on aime les profils naturels, mais aussi très flatteuse si on préfère un rendu plus démonstratif. La définition, la finesse d’affichage, la fluidité et la lisibilité en extérieur restent au sommet.

Mais l’élément central de cette génération, c’est évidemment le Privacy Display. Sur le terrain, l’idée est excellente : lorsqu’il est activé, l’écran reste lisible de face mais devient nettement plus difficile à lire depuis tous les côtés (et pas que sur 2 angles comme certains films). Pour un usage en train, au bureau ou dans le métro, c’est franchement pertinent. On a plusieurs niveaux d’intensité, avec un mode maximal encore plus agressif.

En revanche, il faut aussi être honnête sur la contrepartie : cela a un impact visible sur le contraste ou la luminosité perçue, surtout à certains angles et surtout en mode de confidentialité maximal. Samsung a lui-même reconnu qu’il pouvait y avoir « une certaine variation » de qualité ou de luminosité selon l’angle. Ce n’est pas rédhibitoire, mais ce n’est pas non plus transparent à 100 %. C’est une vraie nouveauté utile, pas un gadget, mais c’est aussi un compromis assumé.

Sans Privacy Display

Sans Privacy DisplayADN

Avec Privacy Display

Avec Privacy DisplayADN

Performances : une vraie machine de guerre

Le Galaxy S26 Ultra embarque le Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy, et Samsung annonce au passage 39 % de gain côté NPU, 24 % côté GPU et 19 % côté CPU par rapport au S25 Ultra. Sur le papier, c’est massif, et dans l’usage, le téléphone donne effectivement cette impression de puissance permanente. Navigation, photo computationnelle, multitâche, IA embarquée, montage léger, export vidéo, gros jeux 3D : tout passe avec une impression de marge énorme.

Le plus intéressant, c’est que Samsung ne s’est pas contenté de gonfler la fiche technique. Le constructeur a aussi revu le refroidissement avec une nouvelle « Vapor Chamber » annoncée comme 21 % plus efficace. C’est un point important, parce que sur ce segment, la puissance brute n’a d’intérêt que si elle tient dans la durée. Et justement, le S26 Ultra est très solide, y compris en jeu. On n’est pas seulement sur un smartphone rapide, on est sur un smartphone qui encaisse bien les longues sessions.

En pratique, c’est un vrai smartphone de power user. Les options 16 Go de RAM / 1 To renforcent encore ce positionnement, tandis que les versions 256 et 512 Go en 12 Go de RAM seront déjà largement suffisantes pour la plupart des usages.

Le Galaxy S26 Ultra est lancé avec One UI 8.5, et Samsung met en avant plusieurs nouveautés maison autour de Galaxy AI. Les deux plus visibles sont Now Nudge et Now Brief. Le premier agit comme un assistant contextuel qui comprend ce qui s’affiche à l’écran pour suggérer une action pertinente ; le second pousse des résumés et rappels contextualisés selon les habitudes et le planning. Samsung met aussi en avant des retouches photo décrites en langage naturel dans Assistant Photo, ainsi qu’un Bixby capable de mieux comprendre les requêtes formulées naturellement.

Sur le fond, on est moins dans l’effet waouh que dans la somme de petits raccourcis intelligents. Tout ne changera pas la vie, mais l’ensemble renforce ce sentiment que le S26 Ultra est pensé comme un smartphone « assistant » autant qu’un smartphone « outil ». Pour les utilisateurs très investis dans l’écosystème Samsung, le résultat est clairement plus cohérent et plus mature qu’avant.

Samsung Galaxy S26 Ultra

Samsung Galaxy S26 UltraADN

Photo : Samsung améliore surtout ce qui comptait vraiment

Samsung ne change pas radicalement sa recette sur ce Galaxy S26 Ultra, mais affine clairement son traitement et ses capteurs là où ça compte. Sur le terrain, ça se ressent immédiatement. Le capteur principal reste un 200 Mpx, mais son ouverture passe à f/1.4, tandis que le téléobjectif 5x ouvre désormais à f/2.9. Samsung annonce ainsi respectivement 47 % et 37 % de lumière en plus sur ces modules. L’idée est limpide : améliorer la photo et surtout la vidéo en basse lumière.

Et c’est précisément là que le S26 Ultra semble progresser le plus. Les clichés de nuit sont plus propres, on a une meilleure tenue du détail, et un rendu plus convaincant sur les scènes difficiles. Le capteur principal est plus lumineux et le 5x restent les modules les plus convaincants, tandis que le 3x demeure le maillon le moins impressionnant du quatuor. C’est important à noter, parce que le S26 Ultra est excellent en photo, mais il n’est pas parfait sur chacun de ses capteurs.

En plein jour, le capteur principal délivre des clichés très détaillés, avec une excellente gestion de la dynamique. Sur la première photo, on voit bien que le smartphone arrive à préserver à la fois le ciel nuageux et les zones plus sombres du feuillage, sans brûler les hautes lumières. Le rendu est typiquement Samsung : légèrement boosté, très flatteur, mais sans tomber dans l’excès.

La gestion du détail est également solide. Sur le gros plan des fleurs, le niveau de précision est impressionnant : textures bien définies, micro-détails présents, et surtout un détourage naturel qui donne un joli effet de profondeur. Le traitement évite ici le côté trop marqué qu’on pouvait reprocher à certaines générations précédentes.

En basse lumière, le S26 Ultra montre clairement ses progrès. Sur la scène en intérieur avec le poêle, le smartphone parvient à conserver une ambiance chaleureuse sans tout lisser. Les textures du mur en pierre restent visibles, la flamme est bien exposée, et le bruit numérique reste contenu. On garde un rendu propre sans perdre l’atmosphère de la scène, ce qui est souvent le piège en mode nuit.

La scène en lumière rouge est aussi très intéressante. Ce type de situation est compliqué pour n’importe quel smartphone, et le S26 Ultra s’en sort plutôt bien : les visages restent lisibles, les contrastes sont respectés, et le capteur ne « casse » pas totalement l’ambiance lumineuse. On note quand même une dominante très marquée (logique vu la scène), mais le traitement reste cohérent.

Côté zoom, il reste un des gros points forts du smartphone. Le 5x est toujours très propre, et exploitable bien au-delà grâce au traitement logiciel. Le seul vrai bémol reste le téléobjectif 3x, un cran en dessous du reste, et un traitement toujours un peu démonstratif sur certaines scènes. Mais en polyvalence pure, difficile de faire mieux aujourd’hui. Le Galaxy S26 Ultra ne cherche pas à révolutionner la photo mobile, mais à la rendre encore plus fiable dans toutes les situations. Et c’est exactement ce qu’on ressent : un smartphone capable de réussir quasiment toutes les prises de vue, sans avoir à réfléchir.

Photo avec le Samsung Galaxy S26 Ultra

Photo avec le Samsung Galaxy S26 UltraADN

Photo avec le Samsung Galaxy S26 Ultra

Photo avec le Samsung Galaxy S26 UltraADN

Photo avec le Samsung Galaxy S26 Ultra

Photo avec le Samsung Galaxy S26 UltraADN

Photo avec le Samsung Galaxy S26 Ultra

Photo avec le Samsung Galaxy S26 UltraADN

 

Autonomie et recharge : très solide, sans révolution

Samsung conserve une batterie de 5000 mAh, avec jusqu’à 31 heures de lecture vidéo annoncées officiellement. Dans la vraie vie, on reste sur un flagship très endurant, capable de tenir une grosse journée sans effort, et souvent davantage si on n’abuse pas en permanence de la photo, du GPS et du jeu. Je lui trouve encore une autonomie assez en retrait par rapport à d’autres modèles mais pour un usage modéré, on atteint 1 jour et demi, ce qui est cohérent avec ce qu’on attend d’un Ultra bien optimisé.

Là encore, la nouveauté côté batterie ne vient pas de la capacité, mais de l’écosystème autour. D’abord, la recharge filaire grimpe enfin à 60 W. C’est un vrai progrès par rapport aux générations précédentes et, même si Samsung reste derrière certains constructeurs chinois sur les chiffres purs, cela remet l’Ultra à un niveau plus cohérent pour son segment.

Ensuite, il faut revenir sur le Privacy Display, parce qu’il joue aussi sur l’autonomie avec un impact faible mais réel quand la fonction est active : la baisse d’endurance reste modeste, mais il ne faut pas s’attendre à un gain d’autonomie grâce à cette technologie. En clair, le mode confidentialité est utile, mais ce n’est pas un bonus énergétique.

Samsung Galaxy S26 Ultra

Samsung Galaxy S26 UltraADN

Verdict

Au quotidien, on a toujours cette sensation de smartphone total : excellent écran, excellente photo, énorme réserve de puissance, stylet intégré, logiciel riche, finition premium. Le genre d’appareil qu’on peut utiliser comme un simple smartphone haut de gamme, mais aussi comme un vrai outil de travail, de création ou de mobilité.

Le revers de la médaille, c’est qu’il reste imposant, cher, et pas aussi radicalement nouveau qu’on pourrait l’espérer sur une génération annuelle. Le Privacy Display apporte enfin une fonction différenciante forte, mais en dehors de ça, Samsung perfectionne bien plus qu’il ne révolutionne. Ce n’est pas forcément un problème : c’est même ce qui rend le produit très cohérent. En revanche, pour quelqu’un qui a déjà un S25 Ultra, le gain ne sautera pas forcément aux yeux partout.

Le vrai jugement dépend donc surtout du point de départ. Pour quelqu’un qui vient d’un S24 Ultra ou plus ancien, c’est un flagship Android ultra complet, très facile à recommander si le budget suit. Pour un possesseur de S25 Ultra, l’intérêt est plus nuancé : oui, il y a des nouveautés réelles, mais elles relèvent davantage du raffinement que de la rupture. Le Galaxy S26 Ultra reste une référence Android, simplement une référence qui progresse cette année avec plus de subtilité que de spectaculaire.