Star Trek : le jour où Léonard de Vinci est monté à bord du Voyager

Image d'illustration. Star TrekParamount / PR-ADN
Une idée inattendue de Kate Mulgrew a offert à la série télévisée Star Trek: Voyager l’un de ses arcs les plus originaux.
Tl;dr
- Kate Mulgrew a elle-même proposé d’intégrer Léonard de Vinci dans Star Trek: Voyager pour montrer la curiosité intellectuelle du capitaine Janeway.
- Les épisodes avec Léonard, joué par John Rhys-Davies, ont apporté une aventure originale mêlant science-fiction et Renaissance.
- Les loisirs holographiques de Janeway révèlent un personnage partagé entre quête de savoir et besoin de relations humaines.
Une suggestion venue de l’actrice elle-même
Derrière la présence de Léonard de Vinci dans la série Star Trek: Voyager, peu de spectateurs savent que l’idée émane directement de Kate Mulgrew, l’interprète du capitaine Janeway. Lors d’une récente convention, l’actrice est revenue sur cette parenthèse singulière au sein du vaisseau : « C’était le paradis ! Et John Rhys-Davies, vous plaisantez ? Cet acteur incroyable joue Léonard de Vinci… Et ils ont pris ma proposition ! Je voulais apprendre auprès d’un génie, pas autre chose ». L’équipe créative composée de Rick Berman, Jeri Taylor et Michael Piller, alors aux commandes de la série, n’a pas hésité à lui offrir cette fenêtre vers la Renaissance.
Léonard sur la passerelle : une originalité appréciée
Dans l’épisode « Scorpion » diffusé en 1997, on découvre une facette inattendue du capitaine Janeway : fascinée par le génie du passé, elle dialogue avec une reconstitution holographique de Léonard de Vinci. La suite, développée dans « Concerning Flight », pousse plus loin cette rencontre improbable. On y voit Janeway arpenter une planète étrangère en compagnie du célèbre inventeur, incarné avec brio par John Rhys-Davies. Cette intrigue, où Léonard met ses talents topographiques au service de la capitaine pour retrouver des technologies volées, offre un dépaysement bienvenu au sein d’une série souvent confinée à l’espace. Parmi les souvenirs marquants évoqués par Mulgrew figure le tournage dans le désert et une scène mémorable où elle se retrouve embarquée dans une machine volante aux côtés d’un Rhys-Davies hilare.
Des fantasmes sur mesure pour Janeway
L’introduction d’un génie comme Léonard dans les loisirs holographiques du capitaine s’inscrit dans une tradition chère à l’univers Star Trek : celle des échappées intimes propres à chaque commandant. Là où Data préférait jouer au poker avec Einstein ou Hawking et Picard se glissait dans la peau d’un détective des années 1930, Janeway se rêvait disciple du maître florentin, illustration parfaite d’un personnage curieux et cérébral.
Plus tard, cependant, l’équipe scénaristique opte pour un autre registre. Dans « Fair Haven », c’est un barman irlandais fictif nommé Michael Sullivan qui devient le nouvel intérêt holographique du capitaine. À ce sujet, Mulgrew confie avoir apprécié son partenaire Fintan McKeown, mais précise que ce choix ne venait pas d’elle : « Cela vient sans doute davantage de mes racines irlandaises… mais ce n’était pas mon idée. »
- Léonard de Vinci: inspiration intellectuelle voulue par Mulgrew.
- Michael Sullivan: compagnon plus léger imaginé par les scénaristes.
L’humanité complexe du capitaine Janeway
Ces deux escapades holographiques révèlent toute la complexité d’un personnage central à la saga : passionnée de sciences et avide de compagnie humaine, soucieuse à la fois de rigueur et prompte à prendre des risques. Que ses deux fantasmes majeurs oscillent entre soif de connaissance et tentation romantique semble finalement tout à fait logique pour celle qui incarne sans fausse note l’ambiguïté et la richesse humaine au cœur même de Star Trek.