Backrooms : le film qui pourrait créer la surprise au box-office cet été

Image d'illustration. BackroomsA24 / PR-ADN
Le film Backrooms crée la surprise cet été en s’imposant comme l’un des plus grands succès inattendus au box-office. Sa popularité grandissante intrigue critiques et spectateurs, alors que le long-métrage attire un large public en salles.
Tl;dr
- « Backrooms » s’annonce comme la surprise de l’été.
- Premier film de Kane Parsons, jeune réalisateur issu de YouTube.
- A24 vise son meilleur démarrage en salles à ce jour.
Un été sous le signe de l’horreur et de la nouveauté
Alors que le box-office américain retrouvait des couleurs après une année 2025 décevante — le cap symbolique des 9 milliards de dollars n’ayant pas été franchi —, peu s’attendaient à voir surgir un phénomène venu d’ailleurs. Oubliez les blockbusters super-héroïques ou les franchises surmédiatisées : la sensation du moment sera, sauf surprise, « Backrooms », un film d’horreur piloté par un prodige à peine majeur aux États-Unis.
Kane Parsons, du web au grand écran
L’histoire est atypique. Propulsé par ses courts-métrages viraux sur YouTube, Kane Parsons a séduit le studio indépendant A24, qui lui confie l’adaptation cinéma de son univers. Dès sa sortie annoncée pour le 29 mai 2026, « Backrooms » pourrait réaliser entre 25 et 33 millions de dollars dès son premier week-end outre-Atlantique, selon Box Office Theory. Un chiffre impressionnant au regard d’un budget limité à seulement 10 millions — et bien supérieur aux premières estimations plus prudentes évoquées par Deadline. À titre de comparaison, « Civil War » d’Alex Garland, meilleure performance antérieure d’A24, avait récolté près de 26 millions à sa sortie… pour un coût cinq fois supérieur.
L’effet YouTube et la mutation du cinéma d’horreur
Cette transition express du web vers Hollywood n’est pas isolée : plus tôt dans l’année, « Iron Lung » signé Markiplier, autre figure issue d’internet, avait déjà surpris les analystes avec 50 millions de recettes mondiales sur une mise dérisoire. Mais là où « Iron Lung » restait un exploit autoproduit, « Backrooms » s’impose déjà comme une réussite majeure pour un studio installé. Dans la foulée du succès inattendu d’« Obsession », le phénomène prend forme : les créateurs numériques bousculent le paysage horrifique traditionnel.
À cela s’ajoute une concurrence féroce dans les salles obscures : « Obsession », mais aussi « Passenger », lancé le même week-end, ou encore l’imminente sortie de « The Mandalorian and Grogu ». Les spectateurs auront l’embarras du choix parmi les nouvelles propositions du genre.
Un pari déjà gagnant pour A24 ?
Porté par Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve, sous la plume aiguisée de Will Soodik, « Backrooms » pourrait rapporter gros très rapidement. Au vu de son budget maîtrisé, il semble assuré que le film soit rentable en quelques jours seulement. Reste à savoir si l’engouement dépassera le cercle des jeunes fans connectés pour conquérir un public plus large. Réponse très bientôt, mais chez A24, l’heure est sans doute déjà à l’optimisme prudent.
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