Les talents inattendus de Jessica Biel au tir à l’arc ont fait grimper le budget d’un film Marvel de 300 000 dollars

Image d'illustration. Blade TrinityAmen Ra Films / PR-ADN
Jessica Biel a impressionné l’équipe d’un film Marvel par sa maîtrise inattendue du tir à l’arc, une performance si précise qu’elle a nécessité le tournage de nouvelles scènes et engendré un surcoût de 300 000 dollars pour la production.
Tl;dr
- « Blade: Trinity » a connu un tournage chaotique.
- Jessica Biel a détruit une caméra de 300 000 $ par accident.
- Le potentiel des Nightstalkers n’a jamais été exploité.
Un tournage semé d’embûches
Derrière les caméras de « Blade: Trinity », sorti en 2004, l’ambiance relevait presque du chaos organisé. Réalisé et écrit par David S. Goyer – déjà scénariste des deux premiers volets – ce troisième opus a vite gagné une réputation sulfureuse, moins pour son scénario que pour l’atmosphère électrique régnant sur le plateau. Les tensions entre le réalisateur et la vedette, Wesley Snipes, ont atteint un tel point que l’acteur principal refusa de tourner la majorité de ses scènes. Ce climat délétère n’a pas facilité la production, au grand dam de l’équipe technique… et sans doute aussi de la compagnie d’assurance.
Jessica Biel : l’archère qui vise (trop) juste
Parmi les multiples anecdotes ayant émaillé le tournage, celle mettant en lumière les talents d’archère de Jessica Biel demeure singulière. Incarnant la chasseuse de vampires Abigail Whistler, elle devait décocher une flèche en direction d’une caméra protégée par du plexiglas. Petit détail : seule une minuscule surface – à peine quelques centimètres carrés – restait exposée. Contre toute attente, l’actrice a logé sa flèche précisément dans cette zone non protégée, détruisant ainsi un équipement évalué à près de 300 000 dollars. Une prouesse qui en dit long sur la préparation physique engagée par l’actrice pour ce rôle musclé.
L’héritage contrarié des Nightstalkers
Si le film devait servir de tremplin à une potentielle saga centrée sur les Nightstalkers, force est de constater que le projet n’a jamais vu le jour. Ce spin-off aurait pu réunir des personnages emblématiques tels qu’Hannibal King (Ryan Reynolds) et Abigail Whistler, offrant à Biel la possibilité d’approfondir ce personnage taiseux, mais attachant – presque le miroir féminin du stoïcisme affiché par Blade. Il reste pourtant difficile de ne pas regretter que cette équipe haute en couleurs, également incarnée avec brio par Patton Oswalt, soit restée à l’état d’ébauche.
L’ambiance explosive n’a pas tout gâché
Malgré ses difficultés internes et ses maladresses techniques – plusieurs caméras ont d’ailleurs fini hors service –, « Blade: Trinity » laisse transparaître une certaine énergie collective devant l’objectif. Si la critique s’est montrée sévère et que les spectateurs sont restés partagés, le film a tout de même trouvé son public au box-office. Entre improvisations audacieuses et communication parfois limitée à des Post-it, chacun semble avoir donné le meilleur de lui-même… même si tout ne s’est pas passé comme prévu.
À défaut d’un retour des Nightstalkers sur grand écran, on se prend à espérer qu’à l’avenir, si Jessica Biel reprend un arc, ce sera loin – très loin – des objectifs précieux.