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Un virus géant vieux de 30.000 ans découvert en Sibérie

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Un virus géant vieux de 30.000 ans découvert en Sibérie.

Des chercheurs ont découvert un virus âgé de 30.000 dans le permafrost sibérien. Un virus géant qui n'est peut-être pas sans risques ?

Pithovirus, telle est la famille à laquelle appartient un virus découvert par des chercheurs en Sibérie. C’est la fonte des glaces qui a permis à ce virus géant de réapparaître au jour. Rendez-vous compte, ce virus a connu l’homme de Neandertal, et son extinction par la même occasion.

Par “virus géant”, les scientifiques entendent une taille d’un diamètre supérieur à 0,5 millionième de mètre, nous sommes loin des dimensions d’un Godzilla. Mais il est facilement observable au microscope optique. Dotés d’un génome plus riche que certains virus, comme ceux du Sida ou de la grippe, ils peuvent être comparés à certaines bactéries.

Le réchauffement climatique est à l’origine du dégel de ce réfrigérateur géant que constitue le Nord-Est de la Sibérie. Et si cette fonte progressive était le début de la libération de quantités d’agents pathogènes ? 

D’anciens virus libérés, vecteurs de dangers pour la santé publique ?

Si ce virus n’est capable d’infecter que des amibes, épargnant ainsi animaux et êtres humains, il pourrait en être autrement dans le futur. Comme le souligne l’un des auteurs français de l’étude publiée lundi, “la démonstration que des virus enfouis dans le sol il y a plus de trente mille ans puissent survivre et être encore infectieux suggère que la fonte du permafrost due au réchauffement climatique et l’exploitation minière et industrielle des régions arctiques pourraient comporter des risques pour la santé publique”.
La région où a été découvert ce virus regorge de richesses naturelles. L’Homme y travaille, et est susceptible d’y être exposé. Ainsi, le virus responsable de la variole, éradiqué, pourrait fort bien encore se trouver dans le permafrost gelé dans cette zone de Sibérie. Certains scénarios de films de science-fiction ne sont peut-être pas aussi fantaisistes qu’il n’y paraît.

Crédits Photos : Julia Bartoli/Chantal Abergel/IGS/CNRS-AMU
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