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Toujours pas de terre à l’horizon du navire Facebook

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Nous sommes en hiver de l’année 2004, lorsque quatre étudiants d’une préstigieuse université américaine déposent, sans le savoir, le nom de domaine qui sera le plus visité de cette décénie. Facebook.

Quatre, cent, mille, dix mille, un million, cent million et bientôt un milliard d’utilisateurs s’enregistrent en moins de dix ans.

Près d’une personne sur sept est alors inscrite sur le site lorsque ses dirigeants décident de son entrée en bourse.

Le début de la fin ?

Il est toujours difficile d’être un géant dans ce monde. Cible évidente de railleries et de plaintes, Facebook ne fait pas exception. A peine 24 heures après l’introduction du titres (introduction hautement attendue et contestée) les plaintes fusent déjà. La plus importante d’entre elle étant celle d’un collectif d’utilisateurs, demandant pas moins de 15 milliards d’euros de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée. 48 heures plus tard, l’action a déjà baissé de 10%, et ce n’est qu’un début. Après dix jours de combat, c’est près d’un tiers de sa valeur qui a disparue dans les abysses boursiers.

Ceci ne décourage pourtant pas le groupe, qui investit pour plus de 2 milliards de dollars en moins d’un an, notamment en rachetant pour la moitié de cette somme la société éditrice de l’application Instagram. Serait-ce un geste de désespoir d’un poisson qui se meurt au bord de l’étang ?

Depuis, c’est principalement le système publicitaire du site qui fait l’objet de plusieurs plaintes, ce dernier étant vraiment évolué semble pourtant assez peu fructueux. Sur le même modèle que les publicités Adsense de Google, Facebook propose aux entreprises des campagnes ciblées, et ce grâce aux informations que chacun rentre volontairement dans son profil. Une idée vraiment intéressante puisqu’il devient possible de savoir réellement qui accède à ses offres. Cependant, après plusieurs semaines d’utilisations, certaines entreprises se plaignent d’un taux de transformations trop faible.
Plusieurs études sont alors lancées par le groupe. De celles-ci sont sorties deux chiffres très inquiétant pour Facebook.

Le premier : 80%. C’est le taux de clic robot.
Chaque jour, des milliers petits robots internet parcourent le site et ouvrent aléatoirement les publicités. Dangereux pour les utilisateurs qui payent des clics inutiles, mais aussi pour le géant qui risque la confiance de ses utilisateurs à chaque instant.

Le second chiffre : 8.7%. C’est le nombre d’utilisateurs fantômes.
Sont considérés comme utilisateurs fantômes, tous les comptes ne respectant pas les règles du réseau : compte dupliqué, animaux de compagnie, entreprise, distributeur de pourriel, … Ce chiffre semble assez petit et pourtant, il équivaut à plus de 83 millions de comptes (soit 1.2 fois la population actuelle de la France).

Des comptes d’utilisateurs falsifiés, des publicités qui ne fonctionnent pas, des rentrées d’argent qui se font rare pour un groupe d’une telle importance, de nouvelles plaintes chaque jour et des investissement faramineux qui font peur aux actionnaires … Visiblement, tout n’est pas rose dans le monde du trombinoscope. Doit-on se faire du souci pour la suite ? Faut-il voir dans ces faits un début de fin du monde ? Réponse à venir …

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