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Test de la LG G Watch

Annoncée lors de la Google I/O en juin, la LG G watch est disponible. Alors, Android au poignet, ça donne quoi ?

| Modifié le 20 novembre 2015 à 15h12
Test de la LG G Watch

Note

  • La Technique
    7
  • La montre et le smartphone : un couple d'enfer
    7
  • Android Wear
    8
  • 7 jours avec la G Watch
    6

Avantages

Finition métallique
Rechargement sans fil
Etanche
Android Wear, très prometteur avec la force de Google
Bracelet standard 22mm

Inconvénients

Ecran difficile à lire en extérieur
Google Now ne vous entend pas toujours
Luminosité pas dynamique
Autonomie très juste

Préambule

La LG G Watch est l’une des premières montres équipées de Android Wear à être disponible. Elle a été annoncée en même temps que la Moto 360 et une dernière dont on n’avait jamais entendu parler, la Samsung Gear Live.

Le premier contact avec la G Watch nous ramène les pieds sur terre. Ce n’est pas une vraie montre, et à ce titre, il ne faut pas la considérer comme un bijou. Elle est belle, mais un peu imposante et épaisse, et pour une femme, elle semble un peu sur-dimensionnée.

Le bloc principal, carré, est en métal et confère une sérieuse impression de solidité. Elle rappelle la Pebble Steel. Toutefois, la G Watch est plus lourde, légèrement plus volumineuse, mais reste malgré tout portable. Elle est ainsi suffisamment légère pour ne pas donner l’impression de porter un objet qui pèse lourd au poignet, comme ce fut le cas de la première Samsung Galaxy Gear.

Une autre bonne nouvelle : le bracelet peut être changé. La structure de la G Watch est en effet compatible avec un bracelet standard de 22mm, comme pour une montre classique. C’est d’autant plus intéressant que le bracelet d’origine, en plastique, fait un peu peur. C’est typiquement le bracelet à éviter si vous avez l’habitude de transpirer du poignet. Cependant, la montre avec ce même bracelet, est très confortable. Elle épouse bien le poignet, et ne provoque pas de gêne.

La montre est certifiée IP67. Autrement dit, elle est étanche à l’eau douce et à la poussière. Il faudra cependant éviter de la garder à la plage car l’eau salée peut lui être nocive.

En faisant tourner la G Watch dans tous les sens, on remarque deux détails étonnants. Tout d’abord, elle ne possède aucun bouton. C’est perturbant, mais vous verrez, on s’en passe très vite, un peu comme le G2 et le G3 de la marque coréenne, dont les seuls boutons sont eux à l’arrière.

Une belle présentation, sobre mais avec une impression de solidité

Ensuite, on ne voit aucune prise USB pour la recharger. À l’arrière, 5 petits ronds dorés vont permettre d’assurer le contact avec la base de la montre. Celle-ci sera branchée en USB pour charger la G Watch. Cette prise nommée Pogo, nous fait penser à la Pebble, mais aussi au connecteur Magsafe sur les MacBook Pro et MacBook Air.

Un autre petit bouton rond, plus petit, présent lui aussi derrière la montre, permet d’accéder à un menu caché de la G Watch, en appuyant dessus avec un petit objet pointu. Vous pourrez ainsi réinitialiser la montre ou la faire sortir du mode démo. Depuis l’écran tactile, vous pourrez également accéder au menu classique de paramètres pour redémarrer ou éteindre la montre.

Passons maintenant à la partie technique…

La Technique

La G Watch tourne sous Android Wear, une version spéciale de l’OS mobile de Google déclinée pour les objets connectés. Sur la G Watch, la version est Android Wear 4.4. Le processeur utilisé est un Qualcom Snapdragon 400 tournant à 1,2 ghz, le même processeur que l’on trouve sur certains smartphones d’entrée de gamme. La batterie de 400 mAh promet une autonomie d’une journée complète. Nous verrons plus tard qu’il y a les infos constructeurs d’une part, et la vraie vie, de l’autre…

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La montre connectée de LG propose 4 Go de stockage, ce qui devrait être assez confortable pour y héberger des applications qui lui sont destinées, même s’il semble qu’aucune application ne soit directement installée sur la montre, mises à part les petites applis embarquées d’origine et qui fonctionnent en mode autonome.

La G Watch possède 512 Mo de ram, ce qui, là aussi, permet de la comparer à un smartphone d’entrée de gamme. On se souvient d’ailleurs que lors de la présentation de KitKat, Google avait indiqué que Android 4.4 serait adapté aux smartphones et objets ne possédant que 512 Mo de ram. Bien entendu, les prérequis pour Android Wear sont loin d’être les mêmes que pour un smartphone, et la G Watch étant la première disponible, il s’avère difficile de comparer. Toutefois, au vu de la petitesse de l’écran et du type de compétences qui lui sont demandées, elle devrait très bien s’en tirer.

Son écran est IPS, d’une taille de 1,65″ pour une résolution de 280×280. On aurait aimé un écran OLED et une résolution supérieure (comme sur la Gear Live), mais on ne peut pas tout avoir. C’est une première génération.

Nous l’avons dit, elle  est assez légère. La G Watch ne pèse que 63 grammes, mais son poids peut légèrement varier si vous remplacez le bracelet d’origine pour une version métallique.

Quant aux 9 capteurs présents dans la G Watch, ils permettront à la montre d’acquérir une certaine indépendance, vis-à-vis du smartphone auquel elle est connectée : gyroscope, accéléromètre, boussole, etc…

Au bas de l’écran, un trou minuscule cache un micro. On pourra parler à sa montre, mais elle ne répondra pas, car elle ne possède pas de haut parleur. C’est bien dommage, car il est assez sympa d’écouter les résultats de Google Now. On aurait pu ainsi trouver des vidéos rigolotes sur YouTube qui parodieraient Google Now sur la G Watch. Mais non, il n’y a pas de haut parleur…

Des caractéristiques techniques semblables à un smartphone d’entrée de gamme

On peut associer la G Watch à n’importe quel smartphone doté de Android 4.3 minimum. En cas de doute, il vous suffit de visiter g.co/WearCheck pour vérifier que votre smartphone est compatible. La connexion avec le smartphone s’effectuera ensuite en Bluetooth 4.0 Low Energy. La connexion est d’ailleurs très stable, et là où nous avions parfois quelques difficultés à connecter un accessoire sur le même smartphone, aucun problème de connexion difficile ou de déconnexion à signaler.

Mais au fait, la montre avec ou sans smartphone, ça change quoi ?

La montre et le smartphone : un couple d'enfer

Sans smartphone connecté, la G Watch peut faire pas mal de choses, mais elle sera assez vite limitée.

Par exemple, si votre smartphone est indisponible ou hors de portée, la G Watch se contente d’exécuter les applications installées et qui peuvent fonctionner de manière autonome. Pour l’instant, elles sont très peu nombreuses. C’est le cas de Google Fit, qui compte vos pas et affiche le résumé de votre activité physique. C’est aussi le cas du minuteur, du chronomètre, de l’alarme, et des réglages de luminosité ainsi que du changement de skin pour l’horloge.

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Elle peut aussi s’allumer lorsque vous levez la main pour regarder l’écran, et vous affiche les dernières notifications reçues quand elle était encore connectée, et c’est à peu près tout. Ah, si… Elle affiche l’heure !!

Pour tout le reste, qui nécessite une connexion internet ou un accès aux applications Android Wear installées sur le smartphone, comme Duolingo ou IFTTT, la montre sera incapable de vous rendre plus de service sans liaison avec un smartphone.

Une fois connectée, on peut vraiment parler d’un couple d’enfer !

Si vous avez l’habitude d’utiliser Google Now sur votre appareil Android, vous pourrez demander le même genre de chose sur la montre. Seul problème, il faudra souvent sortir son smartphone pour afficher des résultats de manière plus lisible. Car l’écran de la G Watch n’est pas très grand, et la taille de la police de caractères, assez grosse, ne permet de n’afficher au mieux qu’une petite dizaine de lignes de texte. Même si on peut scroller vers le bas pour lire le contenu entier d’un email, il est souvent peu aisé de se contenter de lire un email sur la montre, et pour certains contenus, il sera obligatoire de transférer le résultat vers l’écran du smartphone.

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La reconnaissance vocale est bluffante, même pour des noms propre. Comme pour Google Now sur smartphone, vous pouvez interroger la recherche Google. Lorsque vous effectuez une recherche, le début du résultat s’affiche et une icône vous indique que le résultat complet peut être affiché sur votre smartphone.

Si vous cliquez sur l’icône, le résultat est bien affiché sur le grand écran de celui-ci. Sympa, mais on aurait très bien pu prendre le smartphone en premier et lancer la même recherche dessus.

Android Wear

Nous avons testé les quelques applications présentes dans la section Android Wear de Google Play. Il y a du bon, et du moins bon. Dans l’exemple du moins bon qui frise l’inutile, on peut parler de Duolingo. L’appli est géniale sur un smartphone, mais perd tout son intérêt sur Android Wear. Ainsi, si vous devez prononcer un mot en anglais, la montre ne semble pas écouter votre voix, et vous informe juste de la bonne réponse, en vous demandant si vous aviez trouvé ou pas la bonne réponse. Soit je n’ai pas compris comment ça marche, (ce qui est fort possible, et auquel cas je ferai je serai intéressé de savoir où est l’astuce) soit c’est complètement raté et on ne comprends pas pourquoi cette appli a été développée..

Ce n’est que le début

Mais que l’on se rassure, ce n’est que le tout début. le kit de développement n’est disponible que de depuis quelques jours et les développeurs devraient nous pondre de belles applis fonctionnelles et qui mettront les montre Android Wear en valeur.

Le problème des smartwatches, outre l’autonomie, est leur véritable utilité. Un objet connecté qui est un simple relais des notifications du smartphone, c’est sympa, mais est-ce vraiment le but ultime recherché par l’utilisateur ? Est-ce que la montre connectée ne doit être qu’un simple objet à 200 euros ou plus, qui vous permet d’éviter de sortir votre smartphone de votre poche ? Je ne pense pas. Pour cette raison, nous osons mettre un 8 / 10 car nous sommes convaincus de l’énorme potentiel de la plate-forme.

Et au quotidien, dans la vraie vie, ça marche bien ?

7 jours avec la G Watch

Tout ça, c’est bien beau, mais dans la vraie vie, ça se passe comment ? Et bien, ce n »est pas aussi beau que sur le papier, enfin, pour l’instant…

Alors certes, après avoir testé plusieurs montres, comme celles de Sony, Samsung, Pebble, on peut vraiment dire que l’apport de Android Wear est évident. La navigation est fluide, agréable et et on comprend vite comment supprimer ou voir plus de détails sur une notification.

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La connectivité avec le smartphone est cependant indispensable pour profiter de Google Now. Mais malheureusement, l’accès à Google Now est capricieux. Très souvent, regarder sa montre et prononcer OK Google ne donne rien… Il faudra attendre que l’accéléromètre ait détecté que vous avez levé la main, que l’écran se soit allumé avant de prononcer la phrase magique. si vous êtes pressé, vous pouvez aussi activer Google Now sans attendre en double tapotant sur l’écran.

En extérieur, l’écran n’est pas assez lumineux. Même en réglant la luminosité à son maximum, il est nécessaire de s’approcher de la montre et de parfois s’arrêter de marcher pour arriver à lire les notifications. Et si l’on a réglé l’écran sur un niveau de luminosité inférieur à 6 (son maximum), l’écran sera tout simplement impossible à regarder. C’est une vraie déception et on espère qu’une mise à jour corrigera ce qui ressemble à un oubli : La montre n’est pas capable d’adapter l’intensité lumineuse à l’environnement pour que l’écran soit lisible en toute circonstance.

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De même, si vous choisissez une skin assez sombre pour afficher l’heure, il vous sera totalement impossible de voir quoi que ce soit à l’écran quand vous serez à l’extérieur. on attend donc une mise à jour avec impatience. Sur ce point, la Pebble fait mieux avec un affichage de type e-ink, qui, quand il n’est pas rétroéclairé, est tout de même très lisible à l’extérieur. La Samsung Gear fait aussi mieux avec un écran OLED ultra lumineux, mais lui aussi ne permet pas de tenir plus d’un journée.

Chaque skin d »affichage de l’heure est disponible en deux versions. La première version est affichée lorsque l’écran et Google Now sont  actifs. C’est plein de couleurs, c’est très lisible mais ça consomme énormément d’énergie. La seconde version est un pseudo mode en négatif, ou seuls le noir et le gris clair semblent présents à l’écran. Celui-ci est toujours lisible, mais dans un genre de mode inversé. Sans doute très bien pour économiser la batterie, mais toujours pas aussi lisible que sur la Pebble Watch.

Autre problème rédhibitoire : l’autonomie. annoncée pour tenir 24h, on voit en fait que le niveau de batterie fond presque à vue d’oeil. En 7 jours de tests, je ne suis arrivé à maintenir la montre en vie que deux fois une journée complète. Alors il est vrai que l’ai beaucoup sollicité, mais si la smartwatch est là pour nous assister au quotidien, comment faire si elle ne tient pas la journée ??

On regrette d’ailleurs un détail. LG aurait été très malin de livrer la montre avec deux bases. Une pour la maison, et une pour le bureau. Comme ce n’est pas le cas, j’ai trouvé un compromis. Laisser la base de charge sur ma table de chevet, pour que la montre se recharge la nuit. Mais à 5 reprises, en rentrant à la maison, la montre était éteinte.

On espère qu’une mise à jour viendra améliorer cette autonomie, et on sait que Google met le paquet sur cet aspect avec son programme Volta.

Notre prise en main vidéo

Conclusion

Il est toujours difficile de faire un bilan définitif sur un produit qui vient de sortir, dont la vie ne fait que commencer et dont l’évolution dépend fortement d’une plateforme de développement. Mais on peut déjà donner un premier avis après une petite semaine d’utilisation.

Pour Android Wear, l’idée est là, mais à l’échelle humaine de la compréhension, c’est un bébé. Et un bébé, par définition a tout à apprendre, la vie de la plate-forme ne fait donc que commencer. On espère qu’elle va très vite se développer pour proposer beaucoup plus qu’un simple relai de notifications de son smartphone, qui est un peu le problème de la plupart des montres connectées que j’ai pu avoir au poignet.

C’est beau, ça marche bien mais on attend mieux !

Pour le moment, je reste mitigé après ce test de plusieurs jours. la montre est belle, elle marche bien, elle est agréable à porter, mais j’ai l’impression qu’elle est sous exploitée et ne me rend pas spécialement service. en tout cas, pas plus que ma Pebble Watch. La faute ne revient pas à LG qui a fabriqué une très belle montre. Mais plutôt à la jeunesse de la plateforme Android Wear.

La montre, elle, est une bonne surprise car elle est belle, solide, métallique, ne fait pas du tout cheap, comme c’était le cas pour la Smarwatch 2 de Sony. on oublie très vite son poids, et il est possible de changer le bracelet. Les points à corriger viendront, on l’espère, de mises à jour logicielles : la luminosité et l’autonomie.

Disponible dès aujourd’hui au prix de 199 euros, proposée en deux finitions, noire et blanche, la G Watch promet beaucoup. Je vais garder la mienne au poignet en espérant que des nouveautés logicielles arrivent vite pour la rendre indispensable.

Disponible ici

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Note

  • La Technique
    7
  • La montre et le smartphone : un couple d'enfer
    7
  • Android Wear
    8
  • 7 jours avec la G Watch
    6

Avantages

Finition métallique
Rechargement sans fil
Etanche
Android Wear, très prometteur avec la force de Google
Bracelet standard 22mm

Inconvénients

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