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Streaming musical : les artistes montent au créneau et espèrent plus

Publié le | Modifié le

Apple débarque sur le marché du streaming musical en espérant redistribuer les cartes. Une nouvelle offre qui inquiète les artistes qui réclament leur part du gâteau.

Avec l’arrivée d’Apple sur le marché du streaming musical, c’est un nouveau poids lourd qui fait son apparition dans le secteur. La firme de Cupertino ambitionne de venir faire de l’ombre aux cadors que sont Spotify, Deezer ou encore Pandore.

Si la sortie d’Apple Music a de quoi ravir les fans de la marque à la pomme, les artistes de leur côté voient d’un mauvais œil l’arrivée de la firme à la pomme sur le marché du streaming.

Apple laisse les miettes aux artistes

C’est l’Adami, l’organisme chargé de la gestion de la propriété intellectuelle des artistes-interprètes, qui tire la sonnette d’alarme dans un communiqué. Le constat semble alarmant puisque selon Bruno Boutleux, directeur de l’Adami  « Le calcul est vite fait : chaque abonné à l’offre “famille”, principale annonce d’Apple, rapportera entre 0,11 € et 0.17 €/mois, à partager entre tous les artistes écoutés ». Rappelons que l’offre famille permet à 6 personnes d’un même foyer de bénéficier du service pour 14,99 dollars par mois.

À titre de comparaison, l’Adami précise que pour les offres à 9,99 euros par mois comme chez Spotify, tous les artistes écoutés toucheraient 0,46 € par mois.

Une loi ardemment désirée par l’Adami

L’Adami exige qu’une règlementation soit très rapidement mise à l’étude pour une rémunération équitable des artistes. « Il est urgent que la France rejoigne les États-Unis ou l’Espagne en mettant en œuvre une gestion collective obligatoire du digital pour redonner aux artistes leur véritable place, dans une industrie dont les lendemains pourraient chanter à nouveau » estime l’organisme.

Quoi qu’il en soit, l’Adami compte bien profiter de l’arrivée d’Apple Music sur le marché pour faire prendre conscience aux pouvoirs publics qu’une redistribution des cartes est nécessaire. « Le marché du streaming aura beau se développer, il ne recomposera pas la rémunération des artistes comme à l’époque dorée du marché de disque au début des années 2000. Tant que celle-ci reste — schématiquement — de l’ordre de 90 % pour les producteurs et 10 % pour les artistes, il y aura un problème » explique Bruno Boutleux.

« Nous avons le sentiment que la ministre de la Culture est très préoccupée par cette question. Apple Music nous a renforcés dans l’idée qu’une régulation est très importante » conclut le directeur de l’Adami.

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