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Spider-Man : Homecoming : notre avis sur le film que Spidey et le MCU méritaient

Publié le | Modifié le
Spider Man : Homecoming

Après son introduction dans le MCU via Captain America : Civil War, le nouveau Peter Parker/Spider-Man incarné par Tom Holland a son premier film solo. Et autant dire que dans Spider-Man Homecoming dont voici la critique sans spoilers, l'homme araignée est à l'aise.

Troisième incarnation sur le grand écran de Spider-Man et première présente dans le MCU et non dans l’univers Marvel séparé de Sony, le nouveau Peter Parker porté par l’acteur Tom Holland faisait ses premiers pas en 2016 dans Captain America : Civil War. Des débuts réussis qui donnaient assurément envie d’en voir plus. C’est là qu’intervient avec brio Spider-Man : Homecoming en proposant une aventure (quasi) solitaire pour ce jeune Spider-Man encore débutant qui, pourtant, épate la galerie à tous les niveaux.

Un Spider-Man qui fait mouche

Pour ceux qui seraient un peu perdus, commençons par rapidement rappeler où se situe ce Spider-Man : Homecoming dans le vaste scénario du MCU. Nous sommes environ deux mois après les évènements de Civil War où Tony Stark/Iron Man a donné sa tenue high-tech à Peter Parker pour affronter la Team Captain America. Notre Spider-Man novice, désormais en attente d’une nouvelle mission d’envergure et chaperonné de loin par Iron Man, réalise en attendant de petites missions à New York sur son temps libre, puisque la journée il reste un lycéen (presque) comme les autres avec tout ce que cela implique.

Sans surprise, il va rapidement en avoir assez de jouer au gentil Spider-Man de quartiers et aller contre les ordres d’Iron Man et s’attaquer à un plus gros poisson : un gang de dealers d’armes aliens, restes des combats des Avengers dans les films précédents. Le meneur de ce groupe n’est autre que Le Vautour, incarné par un Michael Keaton impeccable qui donne de l’épaisseur à l’un des meilleurs méchants du MCU jusqu’ici tant son caractère est humain et ses motivations réalistes. Un adversaire coriace qui va profondément impacter notre héros et notamment sa vie de lycéen déjà complexe.

Dans la forme comme dans le fond, Homecoming ne révolutionne en rien la recette éprouvée du MCU et s’avère d’ailleurs moins original que d’autres films solos, comme Doctor Strange dernièrement par exemple (il faut dire que les bandes-annonces gâchent de nombreuses surprises…). Et pourtant, ce n’est absolument pas grave puisqu’on a l’impression durant les plus de 2h de film d’avoir affaire à l’ultime film du genre tant presque tout y est maîtrisé avec insolence. Le rythme millimétré tout d’abord, qui alterne action musclée et variée et phases plus posées juste comme il faut pour ne jamais s’ennuyer.

Un film malin en parfait équilibre

L’humour ensuite, qui s’avère au-delà des espoirs semés dans Civil War par ce Spider-Man qui déconne en permanence sans jamais être lourd. Presque aucune blague ne tombe à plat (en VO en tout cas) et les éclats de rire sont nombreux et sincères grâce à d’excellents dialogues et plusieurs situations cocasses bien amenées. Par ailleurs, Homecoming évite de tomber dans de nombreux clichés (pas tous, il ne faut pas trop rêver quand même) non pas en les esquivant, mais en allant tête la première dedans pour les désamorcer avec malice.

Spidey en lui-même ensuite, qui a enfin le film et l’acteur que le personnage méritait. Si les intrigues liées à son quotidien d’étudiant doté d’une identité secrète soufflent le chaud (souvent) et le froid (un peu moins souvent), celles liées à ses aventures dans le costume sont exactement ce que l’on voulait voir. Les scénaristes et le réalisateur Jon Watts esquivent intelligemment la naissance du personnage (vous savez, la morsure d’araignée que tout le monde connait déjà) et se concentrent sur d’autres choses tout en faisant référence au reste du MCU juste comme il faut.

Il aura fallu attendre que Spider-Man arrive dans le MCU pour que les scénaristes comprennent enfin correctement le personnage et l’exploitent comme il faut tout en inventant des éléments autour. On appréciera d’ailleurs que Robert Downey Jr. Iron Man ne prenne pas tant de place que ça et les performances de plusieurs acteurs comme Jacob Batalon (le meilleur ami 100% nerd de Peter), Jon Favreau (formidable Happy Hogan), Zendaya (étonnante Michelle au caractère atypique) ou encore Martin Starr (complètement à l’opposé de son rôle d’aigri dans Silicon Valley). On espère également revoir Michael Mando à l’avenir…

Du côté des regrets, puisqu’il y en a quand même quelques-uns, on relèvera une musique de Michael Giacchino tristement oubliable (en dehors du thème d’ouverture), quelques effets spéciaux qui font froncer les sourcils, quelques relations un peu sous-exploitées (comme Peter et sa tante May) et quelques rares clichés et raccourcis/incohérences scénaristiques qui ont encore un peu la peau dure (à l’inverse, on saluera que certains détails de script habituellement défaillants ont ici été soignés). Mais tout cela est vite pardonné tant le film se fait plaisir (jusqu’aux scènes post-générique) et rempli parfaitement sa mission de divertissement et d’élargissement du MCU.

Spider-Man : Homecoming : notre avis

“Olala que c’était bien !”, telle est la première phrase qui vient à l’esprit en sortant de la projection de Spider-Man : Homecoming. Si le film ne devrait probablement pas réconcilier les détracteurs du MCU tant il reprend une structure (et une musique) vue et revue, il devrait en revanche faire plus que plaisir aux fans de Marvel et notamment de l’homme-araignée qui tient ici le “film d’introduction” qu’il méritait.

Avec un humour inégalé jusqu’ici, une action efficace ou encore une construction des personnages intéressante (notamment du héros et du méchant), le long-métrage de Jon Watts prouve que le MCU en a encore sous la pédale. Après ce Homecoming, difficile de ne pas encore plus avoir hâte d’Avengers : Infinity War où Spider-Man devrait avoir une place importante.

Crédits Photos : Marvel
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