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Airbus Zéro-G : un premier vol couronné de succès

Publié le | Modifié le

Mardi à Bordeaux, le nouvel Airbus A-310 Zéro-G de Novespace, une filiale de l'agence spatiale française a effectué son premier vol scientifique. Le vol, qui reproduit les conditions de la micropesanteur, s'est très bien passé.

Novespace, une filiale de l’agence spatiale française, étudie les effets de l’apesanteur en effectuant des vols “Zéro G” depuis 1989. Mardi, l’agence a étrenné pour la première fois son nouvel Airbus Zéro-G pour un vol parabolique. Ces essais réels permettent des situations de micropesanteur de l’ordre de quelques secondes.

Zéro-G : un nouvel avion pour les vols paraboliques

Le nouvel Airbus A310 remplace l’Airbus A300, vieillissant, utilisé précédemment par Novespace pendant 18 ans. L’avion utilisé par l’agence porte la mention Zéro G pour “zéro gravité”, sa conception a été spécialement étudiée pour effectuer des vols paraboliques durant lesquels il est possible d’expérimenter l’absence de pesanteur. Lorsque l’avion atteint la vitesse de 810 km/h, il se cabre à un angle de 47 degrés puis la puissance des moteurs est réduite et l’appareil plonge. Les forces qui s’appliquent à l’avion s’annulent alors  et les passagers se trouvent en apesanteur durant environ 22 secondes. La même manœuvre est répétée plusieurs fois pour obtenir une situation d’apesanteur qui dure environ 10 minutes au total.

Ce  premier vol du nouvel Airbus A310 Zéro-G, qui embarquait 40 scientifiques, s’est très bien déroulé selon Jean-François Clervoy, astronaute de l’Agence spatiale européenne et président de Novespace : “Le vol s’est très bien passé. Tout le monde a eu l’impression que c’est plus précis, plus doux et plus facile” qu’avec l’Airbus A300.

Des expériences en micropesanteur plus économiques

L’Airbus A310 Zéro-G est un vrai laboratoire volant de 200 m2. Durant un vol il est possible d’effectuer jusqu’à 12 expériences en même temps. Des expériences qui touchent des domaines tels que la physique des particules, la science des matériaux, la physiologie, la biologie, entre autres. Ces vols qui recréent l’apesanteur permettent “d’étudier des phénomènes qui existent sur terre, mais qui sont masqués par la force de pesanteur”, explique Jean-François Clervoy. Ces vols paraboliques sont suffisants pour obtenir des résultats qui sont exploitables sans avoir à effectuer de vols orbitaux aux coûts prohibitifs.

Source : 20Minutes
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