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La Planète des Singes, l’affrontement : un second volet réussi

En salles depuis mercredi, ce deuxième volet de la saga-reboot laisse la bonne surprise d’un film très réussi.

La Planète des Singes, l’affrontement : un second volet réussi

En 2011, vous laissions, à l’issue de la Planète des Singes, les Origines, le chef des singes César (Andy Serkis), rejoindre la forêt après avoir contribué à la destruction du Golden Gate Bridge de San Francisco. Dans ce même volet,le scientifique Will Rodman (James Franco), avait développé à son insu un virus mortel, le ALZ-113, tandis qu’il poursuivait des recherches sur la maladie d’Alzheimer.

Au cours des derniers mois, de nombreux teasers avaient été diffusés, permettant aux fans de la saga de patienter avant la sortie de La Planète des Singes, l’affrontement : on apprenait notamment au fil des vidéos que l’humanité avait été détruite à cause de la propagation du virus « simien ». C’est Matt Reeves qui est à la réalisation de ce deuxième volet de la saga « reboot » de la Planète des Singes. Le casting a également changé, puisque seul Andy Serkis revient dans le rôle de César.

Le récit de la fin du monde humain

On retrouve donc la Terre dix ans après, et les choses ont bien changé : la quasi-totalité de l’humanité à disparu, et les quelques survivants se terrent dans la ville fantôme de San Francisco. De son côté, César et son peuple vivent en totale autarcie et dans la plus simple tranquillité dans la foret de Muir Woods. Mais un jour, cette harmonie se brise lorsque les singes font la rencontre de quelques humains, qu’ils pensaient définitivement disparus.

L’ expédition, venue dans la foret hostile pour trouver un barrage abandonné, qui pourrait fournir de l’énergie providentielle, ignorent tout des singes, et dès le départ, les quiproquos s’installent, et chaque camp pense être sous la menace de l’autre. Les hommes, dotés d’une puissance armée supérieure, vont se confronter à un peuple plus redoutable qu’ils le pensaient. Le film évoque des problématiques universelles, et invite subtilement le spectateur à la réflexion personnelle : l’animal peut-il être plus humain que l’homme ?

L’avènement de César

César est au coeur de ce deuxième film : le singe surdoué, tiraillé entre sa profonde volonté de maintenir la paix, et la guerre qui gronde, à l’initiative des humains, va devoir remettre en question ses certitudes, et faire certaines concessions. César sait ce qu’il doit aux hommes, et notamment à celui qui l’a instruit, Will Rodman (interpreté par James Franco dans le précédent volet), mais il sait aussi que tous ne sont pas dignes de confiance.

Le scénario est parfaitement écrit, et c’est une histoire pleine d’émotions qui nous est racontée, sans débordements et avec justesse. Par bonheur, on ne tombe pas dans le travers des personnages caricaturaux que peut offrir la scénarisation américaine des blockbusters. La technique de la capture de mouvements sert brillamment le film de Matt Reeves. On assiste à du très beau spectacle, avec ce qu’il faut d’action, d’explosions et de grands espaces silencieux. Plus profond qu’il n’y parait, la Planète des Singes, l’affrontement est une heureuse surprise.

La Planète des Singes, l’Affrontement est porté par ce qui fait d’un simple blockbuster un film réussi et un succès incontestable : un scénario intelligent et un image travaillée. Ce deuxième volet appelle évidemment une suite, et on espère qu’elle sera du même niveau.

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