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On a testé Splinter Cell Blacklist !

Publié le | Modifié le

Nous avons testé Splinter Cell Blacklist, le dernier titre de Ubisoft inspiré de l'univers de Tom Clancy, roi de l'espionnage

C’est avec un certain scepticisme que je me suis lancé dans l’aventure Blacklist. Désormais entre les mains d’Ubisoft Toronto, ce jeune studio avait pour ambition de retrouver un équilibre entre l’exigence des premiers épisodes et la nouvelle direction entreprise par Conviction. Alors, pari réussi ?

Sam Fisher a gagné en galon dans Blacklist. Spectateur d’une attaque terroriste, Sam va se retrouver catapulté à la tête de la nouvelle cellule Echelon 4 montée par la Présidente des Etats-Unis. Mobile grâce au Paladin, avion affrété spécialement pour Sam et son équipe, vous poursuivrez aux quatre coins du monde les Ingénieurs, l’entité terroriste derrière cette première attaque. Leurs revendications ? Que l’Amérique retire ses troupes dans plusieurs zones sensibles, sous peine d’un nouvel attentat tous les sept jours.

Le Paladin joue le rôle de hub dans Blacklist. Outre les conversations que vous pourrez engager avec l’équipage, vous pourrez surtout lancer les missions depuis une table tactile qui n’est pas sans rappeler le projet PixelSense de Microsoft. Campagne solo, missions coopératives ou multijoueur, vous serez vite amener à douter. En préparation de chaque mission, il vous sera proposer d’adapter votre matériel. Vous opterez soit pour un équipement permettant une discrétion absolue soit, au contraire, vous favoriserez le blindage de Sam pour une approche plus frontale des terroristes, voire tout simplement leur rentrer dans le lard !

Au niveau de la tenue, on peut dire qu’on est gâté puisqu’elle s’améliore de la tête au pied. Vous pourrez même choisir la couleur de vos lunettes thermiques. Et ça c’est la classe. Pour ma part, j’ai opté pour du violet, ne me demandez pas pourquoi, ça doit être ma féminité refoulée. Les armes et gadgets ont eu le droit au même traitement avec toute une panoplie de jouets tels qu’un drone, des fumigènes et autres modules pour distraire l’ennemi. Puisque votre attirail est très complet et surtout customisable, vous aurez matière à recommencer les missions en adoptant des angles d’approche très différents.

Ubisoft Toronto a bien insisté là-dessus, vous pourrez mener comme vous le souhaitez vos missions et serez récompensé en fonction de vos actes. Panthère, Assaut et Fantôme sont les trois styles de jeu possible, chacun correspond à des méthodes d’approche distinctes : appréhender l’ennemi, le tuer ou encore le contourner. Se tapir dans l’ombre reste l’amusement premier de Sam, il faut reconnaître que Sam Fisher n’a jamais été le dernier pour la déconne. Pour se faire, il peut compter sur une diode placée dans son dos pour savoir si ou non il est indétectable aux yeux de l’ennemi et franchement c’est plutôt pratique. Par chance, les ennemis en question ont le QI d’une huitre. Même à 10m en plein soleil, le risque d’alarme reste modéré.

Déjà trop permissive en mode normal, la difficulté reste assez peu élevée au-delà, y compris en mode extrême. Ce bémol mis à part, la progression dans les niveaux se révèle vraiment plaisante avec un level design franchement réussi. C’est la diversité des possibilités pour atteindre votre objectif qui fait tout le plaisir de la jouabilité du jeu. L’exploration est même récompensée, c’est pour dire.

Contrôler Sam est un régal tant ses déplacements et animations sont bien finis. Grimper pour profiter de la verticalité des niveaux, se mouvoir derrière une cloison ou attirer l’ennemi pour lui broyer la nuque, toutes ces actions sont fichtrement bien rendues à l’écran. Et des ennemis, vous allez en abattre, ce ne sont pas les occasions qui manquent durant les 8 heures que vous demandera la campagne. Des petits bugs viennent ternir le tableau mais rien de vraiment nuisible.

La coop rajoute un contenu non négligeable et s’insère même dans le scénario du jeu. Je finirais par le comeback du mode multi Spies Vs Mercs. Ce mode avait été  introduit pour la première fois dans Pandora Tomorrow. Il est désormais jouable à quatre contre quatre. Je vous laisse imaginer les stratégies pour prendre le dessus sur vos adversaires.

Les sensations de l’époque sont bien là avec d’un côté des espions toujours aussi agiles, dont l’objectif est de pirater trois terminaux, et de l’autre, des mercenaires lourdement armés censés les défendre. Ce principe peut sembler basique de prime abord mais il se révèle très prenant une fois la manette en main. Les cartes proposées permettent d’élaborer de vrais plans d’attaque, dans les deux camps. Ce mode multi rempli donc haut la main son contrat, un vrai plaisir.

Les fans de la première heure vont pouvoir se réconcilier avec Sam Fisher. Cet épisode, en plus de satisfaire presque tous les profils de joueurs, nous est apparu généreux en contenu. Une expérience plus convaincante que Conviction. Reste une IA bancale et une réalisation graphique inégale, on peut aussi bien s’extasier devant un horizon que pointer du doigt une texture grossière d’un pan de mur. La current gen trouve ses limites et ça se ressent.

Encourageant pour la suite, on a hâte de découvrir ce que sera capable d’accomplir Ubisoft Toronto sur next-gen.

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