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Obama : les médias sociaux secret de sa victoire

Publié le | Modifié le

Twitter en première ligne

Les premiers mots du vainqueur de l’élection présidentielle, Barack Obama, auront été sur Twitter, à l’image d’une longue campagne très bien menée sur les médias sociaux. Un simple tweet, bref et rapide, c’est donc ce qu’avait décidé l’équipe de campagne pour mettre un terme à une longue et épuisante route vers la maison blanche.

Obama a simplement tweeté “Quatre ans de plus”, accompagné d’une photo de lui embrassant son épouse Michelle Obama. Efficace, il est déjà le Tweet le plus partagé de l’histoire (Lire l’article), soit plus de 600 000 retweets et presque 205 000 mises en favori à l’heure où l’on vous parle. Les chiffres sont déjà énormes et vont à coup sûr marquer un tournant dans l’histoire des médias sociaux. Pendant que Fox et CNN revendiquaient aussi la victoire d’Obama sur Twitter, le pic atteint par le réseau de micro-blogging durant ces élections aura avoisiné les 327 452 tweets par minute.  Ces tweets couronnés de succès viennent parachever une campagne sur les réseaux sociaux largement à l’avantage du président réélu. Une campagne qui semblait bien plus serrée dans les sondages des instituts.

Alors que la campagne de 2008 avait été surnommée la première élection des médias sociaux, en 2012 ce canal de communication aura été omniprésent et beaucoup de choses auront changé. Dans un premier temps, la plateforme sociale n’est plus l’apanage des adolescents, depuis la dernière élection, elle touche désormais Monsieur Tout Le Monde. C’est pourquoi le premier débat présidentiel était à ce jour l’évènement le plus tweeté, avant d’être détrôné par le tweet victorieux de Barack Obama, ce qui démontre clairement pourquoi cet outil ne pouvait être ignoré par les candidats.

Tous les électeurs ne sont pas sur Twitter ou Facebook, mais cela représente tout de même des dizaines de millions de personnes avec une amplification par les médias traditionnels (tv, radio, presse écrite).  Si une image peut raconter des milliers de mots, combinez cela avec  140 caractères et vous obtiendrez un outil monstre en terme de pouvoir médiatique. Le pouvoir d’une « présence active » sur les plateformes sociales est donc l’un des enseignements clés de cette campagne présidentielle. La France doit en prendre note…

Romney aura bien compris cet enjeu et malgré sa défaite il aura fait ce qu’il pouvait. En effet, son équipe de campagne avait acheté des milliers de tweets promotionnels, ainsi, lorsque l’on faisait une recherche avec le mot « Obama », les résultats en tête de liste étaient des critiques de Barack Obama envers Israël. Ce qui pouvait être néfaste pour l’image de ce dernier, mais le président réélu a lui aussi investit sur ce terrain pour riposter.

Avance considérable pour Obama durant toute la campagne

Même si Twitter s’est révélé être un moyen important de faire passer le message présidentiel, il ne représente qu’une partie de la campagne digitale.  La plupart des annonces publicitaires de cette campagne se trouvaient sur les télévisions américaines, mais également très présentes sur les ordinateurs et téléphones grâce à YouTube. Après avoir commencé en l’an 2000, YouTube a une nouvelle fois été un acteur majeur de cette campagne avec des millions de vues sur les spots ventant les candidats.

Facebook aussi aura été là tout au long de la course poursuite, Barack Obama et ses 30 millions de fans et les 10 millions de Mitt Romney. Une très belle illustration de notre précédent constat, l’importance de la marge les séparant sur les réseaux sociaux alors que les instituts de sondage donnaient une quasi-parité dans les intentions de votes.

Les épouses des candidats, Michelle Obama et Ann Romney  avaient pris part à la campagne via Pinterest, pendant ce temps Flickr et Instagram étaient là pour les fervents défenseurs des candidats. C’est ce dernier outil que Barack Obama avait utilisé pour lancer sa campagne.

C’était YouTube en 2000, puis vinrent les blogs avec un premier impact médiatique dès l’élection de 2004, une influence qui s’est encore fait ressentir en 2012, notamment via Tumblr, plateforme sur laquelle les GIF animés étaient légions. Et malgré que cet outil n’ait pas la portée virale de Twitter et Facebook, il reste un canal puissant sur internet, les collaborateurs d’Obama souhaitaient donc que le futur président y soit présent et pari réussi, avec plus de 50 000 notes (équivalent d’un retweet) sur les billets. De son côté, la campagne de Romney, comme sa politique, a été prudente dans son approche de Tumblr, d’où un faible taux de partages de ses billets, à savoir quelques centaines dans ses meilleurs jours.

Investissements gagnants

Les investissements financiers sur les plateformes sociales auront donc été bien moins onéreux que ceux réalisés sur les supports traditionnels, mais avec un meilleur ratio entre le rapport coût/portée. Une quête du siège de la maison blanche qui aura été acquise en partie grâce à internet et qui plus est aux réseaux sociaux. La campagne présidentielle Française s’était révélée bien pauvre sur ce secteur comparée à l’élection américaine, espérons que cette dernière aura permis aux partis politiques français de comprendre l’importance de cet électorat pour 2017.

Les réseaux sociaux, l’art de dépenser moins tout en touchant un plus grand nombre d’électeurs.

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