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Les meilleurs claviers gamer du moment

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Notre sélection des meilleurs claviers gamer du moment

Si certains utilisateurs prêtent peu d'attention à leur clavier, de plus en plus de joueurs prennent ce choix très au sérieux. Du type de contacteurs à la présence de raccourcis en passant par les macros, nous vous proposons une sélection de 10 très bons modèles.

Imaginé au XIXe siècle, le clavier servait d’interface sur les téléscripteurs et autres machines à écrire. À partir des années 60, avec l’arrivée des systèmes d’exploitation en ligne de commande, les claviers informatiques sont apparus… mais ils n’avaient alors pas grand-chose à voir avec ces produits « gamers » que nous testons aujourd’hui. Devenu l’indispensable compagnon du joueur PC, le clavier s’est transformé, s’est métamorphosé.

S’ils sont toujours constitués de plus ou moins 104 touches, les claviers modernes rivalisent d’ingéniosité pour s’attirer les faveurs des joueurs. Pour faire la différence, il y a d’abord la question des contacteurs : mécaniques ou membranes et apparentés. Les seconds se sont répandus avec le développement des portables, mais les premiers restent plus prisés des joueurs. Malgré le bruit qu’ils génèrent, leur réactivité et leur solidité font la différence.

Le seul choix mécanique / membranes n’est toutefois pas suffisant. Il existe plusieurs marques de contacteurs mécaniques (Cherry, Kailh, Logitech…) et quantité d’autres caractéristiques à prendre en compte : présence d’un rétro-éclairage, touches de raccourci, clavier programmable… Autant d’atouts que nous mettons en lumière pour vous aider à choisir entre ces dix très bons produits.

Les meilleurs claviers « gamer » sur PC (contacteur, dimensions)

  • Asus ROG Claymore (contacteurs Cherry MX Red, 45×14 cm, 0,9 kg)
  • Cherry MX-Board 6.0 (contacteurs Cherry MX Red, 45×15 cm, 1,6 kg)
  • Corsair K65 RGB Rapidfire (contacteurs Cherry MX Speed, 35×16 cm, 0,8 kg)
  • Hori Edge Clavier Gaming (contacteurs Hori, 44×19 cm, 0,9 kg)
  • Logitech G Pro (contacteurs Romer-G, 36×15 cm, ,1 kg)
  • Logitech G413 (contacteurs Romer-G, 44×13 cm, 1,1 kg)
  • Razer BlackWidow Chroma V2 (contacteurs Razer Green, 47×17 cm, 1,5 kg)
  • Roccat Ryos MK Pro (contacteurs Cherry MX Brown, 51×23 cm, 1,6 kg)
  • Speedlink Ultor (contacteurs Kailh Red, 35×12 cm, 0,7 kg)
  • The G-Lab KEYZ#MECA (contacteurs Jixian Blue, 45×18 cm, 1 kg)

Corsair K65 RGB Rapidfire

Estampillé rapidfire, ce « nouveau » modèle de chez Corsair n’est pas à proprement parler une véritable nouveauté. En effet, il s’agit « simplement » de ce bon vieux K65 RGB revu et corrigé afin d’intégrer les contacteurs MX Speed de Cherry. Là où la chose est amusante, c’est que Corsair a bénéficié de l’exclusivité de ces contacteurs : il a été le premier à proposer un clavier doté de cette technologie, avant même Cherry.

Dans les faits, ces contacteurs se caractérisent par une course extrêmement faible de 1,2 mm seulement et par l’absence de « clic » au moment de l’activation. L’idée est évidemment de ne jamais faire barrage à l’activation pour une réactivité de premier ordre. Nous avons mis un petit peu de temps à nous y faire, mais ensuite, la sensibilité des MX Speed est très appréciable. Lors de séances de saisie au kilomètre, nous avons d’abord multiplié les fautes de frappe et nos premières sessions de jeu n’ont pas été de tout repos. En revanche, après ce temps d’adaptation, on apprécie vraiment la sensation de légèreté au moment de la saisie : tout semble réagir de manière plus confortable.

Pour le reste, le K65 RGB Rapidfire est un modèle Corsair pur jus. Son design est plus épuré que jamais avec ces touches « posées » à même la plaque d’aluminium. La qualité de finition est remarquable est le rétro-éclairage parfaitement dosé. Nous apprécions l’absence de pavé numérique (modèle TKL) afin de gagner de la place sur le bureau, mais il existe une variante (le K70) dotée de cet accessoire indispensable pour certains. À côté de toutes ces louanges, il nous faut toutefois émettre une petite critique à l’encontre du logiciel Corsair. Très complet et largement paramétrable, il souffre toutefois d’une certaine surcharge : pas évident de retrouver ses petits.

Au coude à coude avec d’autres modèles présents dans ce dossier, c’est finalement le K65 RGB Rapidfire que nous avons choisi de retenir. Vous vous en doutez, nous avons logiquement apprécié la qualité de la frappe et la réactivité de ses contacteurs : ils ne feront pas de vous des pro-gamers, mais vous assureront un confort certain, après le nécessaire temps d’adaptation.

Asus ROG Claymore

De manière générale, la marque Republic of Gamers est un gage de qualité. Avec ce label, Asus propose effectivement des produits bien pensés et dotés d’une finition exemplaire. Hélas, les produits en question sont souvent facturés au prix fort et, ce faisant, inaccessibles au plus grand nombre. C’est exactement le problème que nous allons soulever avec le dernier modèle de la gamme clavier, le ROG Claymore.

Au premier coup d’œil, on remarque que le Claymore est l’occasion d’une certaine originalité de la part d’Asus. Plutôt que de choisir entre un clavier standard et un clavier TKL (sans pavé numérique), le fabricant cherche à nous offrir le meilleur des deux mondes, de fort jolie manière pour ne rien gâcher. Asus a donc conçu un clavier tenkeyless (TKL) tout ce qu’il y a de plus classique. Sur chacun des deux côtés, des contacteurs ont été disposés : ils permettent de brancher un module « pavé numérique » qui transforme le clavier en modèle standard. Mieux, il devient un produit ambidextre puisque le module peut indifféremment être placé sur la gauche ou sur la droite du clavier.

Cette originalité de conception ne s’est toutefois pas faite au détriment de la qualité et le ROG Claymore est sans doute un des meilleurs claviers commercialisés à grande échelle que nous ayons eu entre les mains. La qualité des contacteurs Cherry MX RGB est indiscutable et on ne regrettera que les nuisances sonores : rien de catastrophique, mais ça reste un clavier mécanique qui « affirme » sa présence. La finition globale est exemplaire et si l’esthétique reste une affaire de goût, nous avons beaucoup aimé son côté dépouillé. Enfin, et c’est sans doute le plus important : la qualité de frappe est remarquable.

Problème, comme nous l’avons expliqué en introduction, ce ROG Claymore est tout simplement hors de prix. Il faut compter plus de 220 euros pour se l’offrir. Certes la nouveauté et l’innovation méritent d’être reconnues à leur juste valeur, mais il paraît difficile de justifier une telle dépense pour un « simple » clavier. Si d’aventure vous deviez craquer, sachez en tout cas que vous ne le regretterez pas le moins du monde.

Cherry MX-Board 6.0

À l’origine des plus fameux contacteurs actuellement disponibles sur le marché, le constructeur Cherry propose également une très large gamme de claviers. Celle-ci englobe des modèles industriels, des produits à destination des commerciaux (avec lecteur de cartes bancaires), mais aussi des modèles de bureautique et d’autres pour les joueurs. Le MX Board 6.0 appartient davantage à cette dernière catégorie, même si Cherry rejette l’étiquette gamer.

Les produits du fabricant allemand sont connus pour leur sobriété, mais ce modèle de la série MX Board est un chouia plus « bling-bling ». C’est ainsi qu’il est architecturé autour d’une base en aluminium du plus bel effet… même si des joueurs préfèreront l’uniforme noir de certains concurrents. Notons que le clavier est un modèle standard avec un pavé numérique sur la droite et un total de 109 touches. Ces dernières sont parfaitement disposées, leur taille et la qualité de leur découpe ne souffrant pas plus de critiques. Au final, c’est un régal que de les utiliser. Sans surprise, les contacteurs embarqués par Cherry (MX Red) confortent cette excellente impression : ils autorisent une frappe aussi réactive qu’elle est précise.

À une époque où le moindre périphérique estampillé gamer s’accompagne généralement d’une suite logicielle encombrante et pas toujours très ergonomique, Cherry surprend son monde en offrant un clavier réellement plug & play : on le branche et tout fonctionne immédiatement. Le constructeur allemand ne permet évidemment pas une configuration aussi évoluée que certains concurrents, mais pour toute une frange d’utilisateurs, cette simplicité est une excellente chose. Notons que cette absence de « configuration avancée » n’empêche pas le MX Board 6.0 d’être compatible n-key rollover et anti-ghosting pour une utilisation jeu vidéo sans anicroche : on peut appuyer sur un maximum de touches à la fois sans problème.

Avec le MX Board 6.0, Cherry signe donc un excellent produit. S’il ne le destine pas officiellement aux joueurs, c’est en réalité un véritable produit gamer qui nous arrive ici. Fiable, efficace et confortable, il ne souffre que de quelques défauts liés à l’absence de pass-through USB par exemple et à la présence d’un repose-poignets peu convaincant. Un très bon choix malgré tout.

Hori Edge Clavier Gaming

Plus connu pour la qualité de ses sticks arcade, véritables références dans leur domaine, le constructeur Hori dispose d’un clavier gamer que nous avons décidé de vous présenter tant ses qualités sont nombreuses. Parfois commercialisé sous le nom de Edge 201, ce modèle n’est sans doute pas le plus simple à trouver, mais il est souvent au catalogue d’Amazon par exemple.

Au sortir de la boîte du Edge 201, nous sommes d’abord frappés par la finesse des touches de ce clavier qui ressemblent davantage à celles que l’on peut trouver sur les portables. Cette impression ne se retrouve toutefois pas au moment de faire de la saisie : on est bien en présence d’un clavier mécanique. Notons d’ailleurs que si Hori a fait disparaître le « clic » caractéristique, il n’a que limité les autres bruits liés à la frappe mécanique. Comme c’est le cas chez certains concurrents, la structure ouverte du Edge 201 entraîne d’ailleurs une résonance au moment de la frappe. Le clavier conçu par Hori ne peut en aucun cas être considéré comme silencieux, même s’il fait partie des mécaniques relativement discrèts.

Rien à redire en revanche au niveau du contact. La réactivité est d’excellente facture et si la course des touches est relativement longue, l’activation se fait très vite pour une saisie tout en légèreté. Nos sessions de frappe au kilomètre se sont déroulées sans aucune fatigue et nos différents essais gaming ont été au moins aussi convaincants. Sur ce dernier point, soulignons la présence d’un n-key rollover irréprochable et d’un anti-ghosting de qualité. Hori intègre également une fonction pour bloquer les touches Maj., Numlock et Windows en cours de partie. La partie logicielle de l’Edge 201 permet de vérifier le bon fonctionnement du produit, mais aussi d’affecter des macros largement personnalisables sans trop chercher. On peut aussi configurer le rétro-éclairage qui n’est certes pas RGB (seul le bleu est présent), mais s’avère particulièrement doux et agréable.

Si Hori n’est pas le constructeur le plus connu sur le segment du clavier gamer, il mérite assurément que l’on se penche sur le cas du Edge 201. Le clavier est une franche réussite qui ne souffre que de rares défauts : un logiciel parfois instable qui gagnerait à ne pas avoir besoin d’être installé, l’absence de « clic » sur les touches qui gênera certains joueurs et l’absence de port USB… Rien de bien gênant au final.

Logitech G Pro

Le Logitech G Pro est un des derniers modèles du fabricant suisse. L’objectif affiché est ici de proposer un clavier adapté aux contraintes des amateurs d’eSport. Problème, le public cible n’est pas forcément très nombreux et Logitech a donc été contraint de revoir certaines de ses habitudes. Ainsi, le G Pro n’existe qu’en une seule configuration, de type QWERTY. Exit la disposition des touches à la française.

L’orientation eSport de son produit a également poussé Logitech à se séparer du pavé numérique. Souvent considéré comme accessoire par les professionnels du jeu, le pavé numérique occupe un espace non négligeable : le retirer permet de laisser plus de place pour une souris de faible sensibilité, prisée des joueurs pro. Fier de ses contacteurs Romer-G, Logitech les propose également sur ce G Pro qui dispose toutefois d’un atout par rapport aux autres claviers du fabricant : une gestion du signal encore plus rapide pour une réactivité accrue. Dans les faits, difficile pour nous de faire la différence, mais ça ne peut pas faire de mal. Nous apprécions en revanche le faible encombrement du clavier et son câble détachable qui permettent de le transporter rapidement.

Un petit reproche à ce niveau, car pour profiter de certaines des fonctions avancées du clavier, il est nécessaire d’avoir le logiciel de Logitech d’installé : pas sûr qu’en déplacement les machines de jeu en soient pourvues. Ce logiciel permet par exemple de paramétrer des macros très complexes mettant en jeu un maximum de 26 touches. Il permet aussi de jouer avec tous les réglages du rétro-éclairage. Ce dernier est d’ailleurs activable / désactivable avec une simple touche alors qu’une autre touche vient verrouiller les touches que l’on souhaite pour être serein en cours de partie. Notez que sans le logiciel Logitech, le verrouillage se fait malgré tout, mais seulement sur la touche Windows.

Axé sur le jeu vidéo, le Logitech G Pro n’est pas le meilleur clavier du monde dès lors que l’on parle de saisie, la faute à des touches un peu hautes. Les joueurs s’y feront cependant dans la mesure où l’excellence du G Pro en matière de jeu vidéo saute aux yeux. Des pieds réglables sur trois hauteurs et des patins antidérapants redoutables d’efficacité complètent cet excellent tableau. Logitech a placé la barre très haut avec ce modèle hélas onéreux.

Logitech G413

À côté du Logitech G Pro, le fabricant suisse propose un nouveau clavier davantage destiné à M. Toutlemonde, le G413. Un clavier finalement assez proche du vieillissant G610 que l’on ne retrouve plus sur le site officiel de Logitech. Le G413 est un modèle milieu de gamme que le constructeur commercialise tout de même la bagatelle de 100 euros. À ce tarif, il vaut mieux ne pas se tromper.

Sur le plan du design, le G413 est la suite logique des évolutions déjà remarquées sur les G810 et G610. Logitech minimise encore un peu plus l’espace perdu et le G413 est ce que l’on appelle un modèle frameless : entendez par là que le cadre du clavier se limite aux seules touches, rien ne « déborde ». L’avantage, évident, est que le clavier prend moins de place sur le bureau. Le défaut, que certains constructeurs sont parvenus à minimiser, concerne le bruit : en l’absence de « cadre », les nuisances sonores sont nettement perceptibles, en particulier sur de la saisie au kilomètre.

Heureusement, ce défaut est compensé par les nombreuses qualités du G413 qui intègre les fameux contacteurs Romer-G conçus par la société suisse. Ces commutateurs sont parmi les plus efficaces du marché et leur réactivité ne pose aucun problème. Si la course totale des touches est de 3 mm, l’activation des contacteurs se fait dès 1,5 mm : un chiffre plus que convenable. Notez par ailleurs, que l’anti-ghosting complet fonctionne à merveille et que le rétro-éclairage du clavier est très agréable : rouge sur la version noire du G413, il passe au blanc sur la mouture « carbon ». Enfin, Logitech ne néglige pas les « accessoires ». Il intègre un port USB pass-through pas si courant, même sur des modèles bien plus chers, et propose un ensemble de touches supplémentaires dotées d’une coque « gaming » théoriquement plus confortables : nous n’avons pas été plus frappés que cela par l’apport de ces coques, mais qui sait.

En définitive, le principal reproche que l’on fera à ce nouveau clavier Logitech reste le bruit. Nous sommes habitués aux « clics, clics » des claviers mécaniques, mais là s’ajoute une sorte d’écho lié à la plaque métallique du clavier. Dommage, car en dehors de ce souci, Logitech réussi un beau parcours et son G413 s’avère aussi confortable à utiliser lors de longues séances de saisie qu’il est agréable pour les joueurs. La présence d’un port USB et le rétro-éclairage de qualité achevant de nous convaincre… À voir si vos oreilles / votre entourage sont sensibles au bruit.

Razer BlackWidow Chroma V2

Un dossier orienté vers les périphériques gamer ne saurait être complet sans un représentant d’un des constructeurs les plus en vue du secteur, Razer. Pour cet article, nous avons jeté notre dévolu sur l’un des derniers modèles du fabricant, le BlackWidow Chroma dans sa version 2. Cette nouvelle mouture a pour but de faire évoluer – en douceur – l’un des produits phares de Razer.

Esthétiquement parlant, on a d’abord l’impression que les changements sont très subtils. En comparant les deux versions de plus près, on se rend compte que Razer se rapproche nettement de son Chroma Ornata. Les touches sont ainsi mieux délimitées et leur espacement un peu réduit. Notons aussi la présence de cinq nouvelles touches de macro sur la gauche du clavier. Le BlackWidow Chroma V2 reprend également à son compte le repose-poignets du Ornata. Là, c’est une affaire de goûts : certains utilisateurs ne jurent que par cet accessoire quand d’autres le trouvent inutile. Enfin, nous apprécions que Razer ait décidé d’intégrer une prise jack audio (4 pôles) et un port USB pass-through. Bien pratique tout ça.

Côté technique, le passage à la V2 est surtout l’occasion d’offrir plus de variété dans les contacteurs. Ainsi, les utilisateurs ont le choix entre les Razer « verts », « oranges » et « jaunes ». Les deux premiers sont dits tactiles en ce sens que la pression nécessaire n’est pas la même tout au long de la course (changement de sensation au moment de l’activation). Au contraire, un contacteur linéaire garde un comportement unique même après l’activation. Les « verts » émettent un clic caractéristique alors que les deux autres sont dits silencieux. En réalité, sur le BlackWidow Chroma V2, la différence de bruit n’est pas très nette. Notez également que ces contacteurs s’accompagnent d’un anti-ghosting sur 10 touches, bien suffisant pour l’immense majorité des utilisateurs.

Agréable à manipuler, élégant et doté d’une finition exemplaire, ce BlackWidow Chroma V2 est une franche réussite et sans aucun doute un des meilleurs claviers actuellement disponibles. Problème, Razer a profité de cette nouvelle version pour gonfler encore le prix de son produit qui flirte aujourd’hui avec les 200 euros. Malgré toutes ses qualités, il paraît difficile de conseiller du matériel aussi onéreux… après, c’est à vous de voir.

Roccat Ryos MK Pro

Le Roccat Ryos MK Pro n’est pas exactement un nouveau venu dan la cour des claviers mécaniques. Pourtant, son succès ne se dément pas et le constructeur allemand le conserve à son catalogue plus de trois ans après sa sortie. Reconnaissons que cette longévité n’est pas le fruit du hasard et que ce Ryos MK Pro a de nombreux atouts à faire valoir.

À la réception du produit nous avons toutefois été un peu déçus de découvrir un modèle très « plastique ». À une époque où les constructeurs rivalisent d’ingéniosité design pour nous offrir des produits particulièrement soignés, ce côté plastique tranche… d’autant que le Ryos MK Pro n’est pas exactement un modèle bon marché. Heureusement, cette première impression s’estompe rapidement et un rapide tour du propriétaire nous permet d’apprécier la présence de deux prises USB 2.0 supplémentaires et même de jacks audio : des petits plus pratiques encore trop rares.

Ces petites attentions s’inscrivent dans un contexte plus large d’exhaustivité : Roccat n’a pour ainsi dire rien oublié sur ce modèle. Les fonctions de n-key rollover et anti-ghosting permettent d’appuyer simultanément sur toutes les touches sans entraîner la moindre erreur de saisie. Roccat a intégré des contacteurs Cherry MX Brown (ou Blue à choisir à l’achat) : ils sont très efficaces et s’avèrent moins bruyants que la moyenne grâce à la position des touches. Enfin, Roccat a pensé à un double système de programmation qui permet d’attribuer deux fonctions supplémentaires à chaque touche (EasyShift +). Tout cela se paramètre depuis un logiciel bien pensé quoique très chargé. Logiciel qui vient aussi régler les fonctions de macro et le rétro-éclairage.

S’il n’épate pas la galerie du fait de son design classique et passe-partout, le Ryos MK Pro est donc un excellent modèle qui se distingue par la quantité de fonctionnalités / technologies regroupées sur un unique modèle. Rien ne manque à l’appel et il faudrait être un joueur particulièrement exigeant pour y trouver à redire. Si, une petite chose tout de même : le clavier est encombrant, c’est même le plus long (51 cm) de notre sélection. Attention aux petits bureaux.

Speedlink Ultor

La marque allemande Speedlink reste ce que l’on peut appeler un outsider. Inconnue du grand public il y a encore un ou deux ans, elle se fait – petit à petit – une place sur le marché français grâce à des produits souvent très accessibles… mais qui pêchent un peu côté fonctionnalités. Vous allez le voir, ce n’est absolument pas le cas du Ultor, un clavier résolument haut de gamme qui a toutes les armes pour vous convaincre.

Précisons d’entrée de jeu que l’Ultor est un clavier dit TKL pour tenkeyless, autrement dit sans pavé numérique. Cela rebutera certains utilisateurs, mais reconnaissons qu’en réalité, le pavé n’est pas si souvent utilisé. Un clavier TKL a en plus l’avantage de permettre le rapprochement de la souris et, il est difficile de revenir en arrière après avoir goûté à cette proximité. Esthétiquement parlant, l’Ultor est extrêmement compact et dispose d’un design « industriel » très travaillé par Speedlink. Le rouge qui prévaut ne sera pas du goût de tous, mais pour ceux qui aiment, il a « de la gueule ». Ce design épuré pose en revanche tout de suite un problème que nous avons déjà relevé sur d’autres modèles : le bruit. Les contacteurs Kailh Red sont efficaces, mais le « clac, clac » qu’ils produisent pourrait gêner certains utilisateurs.

Ces nuisances sonores viennent un peu gâcher un tableau par ailleurs presque parfait. Nous avons déjà précisé que les Kailh Red constituent d’excellents contacteurs tant pour la saisie au kilomètre que pour le jeu vidéo. Précisons ici que leur position sur la plaque d’aluminium est impeccable et que le nettoyage du clavier est extrêmement simple. Speedlink a pensé à mettre en place des touches de macro que l’on programme sans grande difficulté avec le logiciel fourni. Logiciel qui est parfois un peu lent à réagir, mais rien de catastrophique. Une dernière remarque concernant le rétro-éclairage qui a le bon goût de venir des lettres de chaque touche : c’est efficace et n’est pas trop présent.

Speedlink nous a très agréablement surpris avec son Ultor. Le constructeur quitte ici le marché de l’entrée de gamme pour se lancer avec brio sur le segment enthousiasts (utilisateurs exigeants) comme le baptisent les anglo-saxons. Ce clavier est une réussite sur presque toute la ligne et fait aisément partie des produits que nous recommandons chaudement.

The G-Lab KEYZ#MECA

Petit poucet de notre sélection, le KEYZ#MECA est le clavier « haut de gamme » de chez The G-Lab. Cela dit, le constructeur est focalisé sur des produits accessibles à tout un chacun. Son « haut de gamme » est donc officiellement proposé à 79,99 euros et se négocie même en réalité une soixantaine d’euros… bien moins que la concurrence en matière de claviers mécaniques. Reste à voir si la qualité n’a pas été sacrifiée sur l’autel du prix.

Au sortir de son carton, le KEYZ#MECA impressionne par la qualité de sa finition. Le clavier se repose sur une plaque aluminium du plus bel effet et les touches sont posées « à nu » directement sur cette base métallique. On se retrouve avec un produit aux lignes épurées et un côté « industriel » qui a le vent en poupe chez tous les constructeurs (Asus, Corsair, Speedlink…). Chez BeGeek, nous apprécions ce style qui a en outre le bon goût de ne laisser aucune trace de doigt et de se nettoyer aisément. Nous sommes un peu plus critiques à l’égard du rétro-éclairage. S’il ne nécessite aucun logiciel pour être géré, cet éclairage n’est pas du meilleur goût. Chaque rangée de touches dispose effectivement de sa propre couleur, fixe : ce n’est ni très esthétique ni très agréable.

Nous parlions de l’absence de logiciel pour paramétrer le rétro-éclairage, c’est un compliment que nous faisons à The G-Lab : son KEYZ#MECA est véritablement plug & play. Bien sûr, certaines fonctions sont moins directement accessibles que chez Corsair par exemple, mais ne pas se préoccuper d’un logiciel à installer / configurer est aussi très appréciable. Une fois branché, le KEYZ#MECA est donc fonctionnel et il est aisé de le transporter chez un ami. La saisie est agréable et en jeu, nous profitons de technologies bien pratiques comme le n-key rollover et l’anti-ghosting. Nous avons toutefois deux réserves à émettre. En premier lieu, la course des touches est relativement longue et le point d’activation « lointain » : cela surprend. Second défaut : le bruit en fonctionnement. Une espèce de petit écho est perceptible et les contacteurs Jixian Blue, quoique très réactifs, sont aussi bien bruyants.

À plus ou moins 65 euros, le KEYZ#MECA est sans doute l’un des claviers mécaniques « évolués » les moins chers disponibles en France. Il dispose d’une bonne finition et la précision n’est pas en reste. Il ne devrait donc pas vous décevoir à condition d’accepter un rétro-éclairage pas très harmonieux et des nuisances sonores plus élevées que la moyenne.

Crédits Photos : Begeek
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